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mercredi, 15 février 2006

Espoir

Espoir

je cherche une ville si petite
que l'ennui ne pourrait y habiter

je cherche une maison si minuscule
que la tristesse ne pourrait s'y cacher

je cherche un logis si étroit
que l'angoisse ne pourrait y pénétrer

je cherche une chambre si basse
que la solitude ne pourrait s'y coucher

je cherche un regard si bleu
que ma peine pourrait s'y noyer

je cherche un sourire si doux
que je pourrais m'y loger

et je vais de ville en ville
et je frappe de porte en porte

partout d'où je viens
partout où je vais
on me dit d'aller plus loin
que là-bas je trouverai bien

Yves Brillon



mardi, 14 février 2006

Francis Blanche

Il est très bien, dans une fable,
De faire parler un camembert.
Son style est coulant, agréable,
Et puis il fait si bien les vers."
Francis BLANCHE

22:16 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)

Valentin à Valentine

 

 

 

 

 

"L'amour ce n'est jamais trop long ; c'est toujours trop court"

Gaudeamus

 

Valentin à Valentine

 

Ce soir pour la Saint-Valentin,

Nous dînerons en amoureux,

Accompagnés d'un bon champagne

Celui que tu aimes le mieux.

Nous allumerons des bougies

Pour que je vois briller tes yeux.

Une musique langoureuse

Avec la mer et le ciel bleu.

Nous danserons comme des fous

Cœur à cœur et bouche à bouche.

Nous aurons la tête qui tourne,

Franchement même un peu pompette

Mais c'est le Bon Saint qui le veut,

Pour Lui la joie est dans la chair.

Nous finirons dans notre chambre,

D'un bleu et d'un jaune très tendre,

Pour y boire un alcool de feu.

Je tomberai tes dessous fins

Avec des doigts de magicien.

Les draps auront été changés

Pour qu'ils soient frais et parfumés.

Ils seront couleur lavande

Pour calmer un peu nos élans.

Nous nous enroulerons dedans,

Nus, dans cette pâte vivante,

Avec des plis, des creux, des bosses,

Comme la forme de nos corps,

Noués, dénoués, jamais repus.

Je t'offrirai tout mon amour

De baisers, de câlins, de cris

Qui seront les tiens et les miens,

Avec des oiseaux dans nos mains

Et sur nos lèvres du jasmin.

Quand viendra le petit matin,

Nos corps tout auréolés d'or,

Chanteront un hymne à l'aurore.

Merci à Toi, ô très Grand Saint,

Car ce soir, comme chaque année,

Seront conçus et par milliers,

Des poupons rieurs et joufflus,

Des Valentins, des Valentines.

Plus tard, quand ils sauront aimer,

Ils fêteront, à leur façon,

Chaque quatorze février :

Ce jour sacré et très coquin

Qu'on dit de la Saint-Valentin.

jeudi, 09 février 2006

Prophète Mahomet

 

 

On t'a mis une bombe sur la tête

Et de la poudre à canon plein le nez.

Dans ton Coran c'est un grand sacrilège

D'avoir droit de te caricaturer.

C'est un mensonge fort bien accepté !

Quelques mosquées crachent sur tes paroles,

Incitant leurs fidèles à la guerre

A brûler les drapeaux de nos cités.

Les minarets sont des paratonnerres,

Pour protéger Allah d'une fatwa

De mort qui pourrait bien lui arriver.

Le muezzin lâche toutes ses sourates,

Belles colombes pour se faire tuer.

Prends garde à toi prophète Mahomet,

Certains imams portent des mitraillettes.

Ces faux amis veulent t'assassiner.

mardi, 07 février 2006

Hommage à ton visage

 

 

Visage perdu, visage arraché,

Visage reçu, visage remodelé,

Visage vivant !

Les masques ont quitté ta nuit.

Ô femme, tu es la plus belle !

Tu embellis nos journées.

Toutes les fleurs de la terre

ne suffiraient pas à combler ton bonheur

ni le nôtre

Ô beauté ! infinie, retrouvée.

Tes Pygmalions méritent  bien d'être encensés.

Merci de nous permettre

d'admirer ton visage ensoleillé.

 

 

http://sciences.nouvelobs.com/sci_20060118.OBS2546.html

 

 

samedi, 04 février 2006

DIS PAPA... ?

 

 

Un bouquet de plumes

Dans un ciel d'acier

L'oiseau tombe en vrille

Le chasseur l'a touché

 

Le feu a roussi les feuilles du peuplier

 

La fin de cette journée traîne

Une odeur de fumier

La fourche est bien trop lourde pour le soulever.

 

Tiens, j'ai des perles de sang

Au bout des doigts

J'attendrai

Que l'hiver déshabille les bois,

Pour les essuyer.

 

Nuit sans étoiles

Un chat-huant s'est pendu

Maladroitement

En voulant crier.

 

Dans l'âtre de la cheminée

Les bûches dansent contentes

Elles vont quitter un monde parfait

Mais sans joie.

 

Comme chaque soir,

La télévision touille la même soupe,

Epicée et amère.

 

Dis papa, pourquoi les gens sont aussi méchants?

 

Je est un autre...

 

Je divague souvent dans des contrées austères,

Sous un ciel  de métal, où mon esprit se perd.

Je est  vraiment un autre. Aux confins de ces terres

Des êtres mystérieux s’emparent de mes vers.

 

Il faudra bien un jour arrêter ma toupie.

Partir à tout jamais, sans espoir de retour.

Tirer ma révérence : adieu la compagnie,

Errer au marécage, au pays des vautours. 

 

Il me faudra goûter, de ce carton putride,

Attendant ce soleil, caché, présent en moi.

Il jaillira d’un coup, de mon corps apatride.

Je le serrerai fort, pour calmer mes émois.

 

Ce soleil radieux irradiera mon âme

Et je n’aurai plus peur, car enfin délivré

De ce carcan hideux où souvent je me pâme

Pauvre hère perdu, au milieu des crevés.

 

Mon départ imminent, s'inscrit dans les étoiles

Dans mon jardin, les fleurs caressent doucement

Ma belle âme araignée, accrochée à la toile

La  jacinthe me chante l'air pour un amant

                                                                                   

Je ne suis pas pressé de quitter l’éphémère
Les rêves de maya emplissent mes sabots

J’avoue, en vérité, j'aime ton giron, terre,

Ma douce prostituée, aux mensonges si beaux.

 
 
 
 
 

Que veulent les hommes ?

 

 

 

Mon poing au pelochon, à tête de requin.

Graver un myosotis au lobe de l'oreille.

Brailler un chant paillard lorsque tombe la nuit.

Faut bien tuer le temps plutôt que les baleines.

 

 

La barque du pêcheur ballotte sur les flots.

La lamproie va mourir et oublier la mer.

Chasser et massacrer est à l'ordre du jour

Tous les loups et les ours vont quitter notre terre.

 

 

Une perle d'étoile est nichée dans un lys.

Un chat émerveillé regarde un oiseau mort.

Rien ne vaut une vie, au bas même du cœur.

 

 

L'enfant casse ses jouets, comme le fait son père.

Les cerisiers en fleurs ont envie de pleurer;

Ils voudraient bien savoir ce que veulent les hommes.

jeudi, 02 février 2006

Un évangile pour un enfant

J'ai vu hier mille corbeaux dans un champ.

C'est pas possible dit son ami,

Comment as-tu pu les compter ?

Sur mes doigts.

Ce n'est pas possible lui dit son ami :

Tu n'as pas assez de doigts ?

Si, j'ai pris mes dix doigts,

et  les dix doigts de tous ceux que j'aime :

Mon père, ma mère, mon frère, ma sœur,

Un africain, un chinois, un indien, un papou, un américain.

 
 

Tu pourras le faire toi aussi demain.

Les mille corbeaux reviennent dans le même champ tous les matins.

 

Son ami s'en alla triste,  il ne pouvait pas :

Il s'était fâché avec son frère le jour même…

 

vendredi, 27 janvier 2006

Un jour et une nuit

 

Je plane sur les toits comme les hirondelles.

Je niche dans ta coiffe, épinglée de clous d’or.

Dans tes ciseaux si doux je cueille des airelles.

Ma tête sur ton ventre où je rêve et m’endors.

 

Dans les coquelicots, les bleuets des prairies,

Je brasse le soleil de ton corps, nu, parfait.

Sur les autels en fleurs, la Madone je prie.

Reviens-moi en riant des larmes de regret

 

Un jour et une nuit de joie et de folie,

Dans les rues, un hôtel, nous nous sommes aimés

Mon cœur s’est embrasé et s’est mis en charpie,

 Et puis on s’est quitté, avec les yeux mouillés.


 

 

Tu étais bien trop jeune, innocente, insouciante.

Moi j’étais déjà vieux et j’avais tout raté.

Je rêvais d’un amour fougueux comme l’enfance.

Tu me l’as bien servi, mais j’en reste blessé.

 
 

dimanche, 15 janvier 2006

Rien que le vent

Une sainte peut tomber dans la boue et une prostituée monter dans la lumière, mais jamais ni l'une ni l'autre ne pourra devenir une honnête femme.
Léon Bloy


                                        

Rien que le vent dans tes cheveux  

Et de la cendre dans mes poings.   

Que ton corps tendu comme un arc  

Et mon visage appuyé sur le tien.   

Rien que les mots de notre couche,   

Les écrits en feu de nos lèvres.   

Rien que toi au sommet des vagues  

Et cet amour impossible car acheté,    

Au carrefour d’une rue détestable.   

Je t’y ai enlevée au cours d’un soir d’orage.

Belle des caresses de tous les hommes 

De leurs désirs et de leur cruauté.      

Rien qu’un éclair, un songe dans ma tête 

Et tout fut changé pour l’éternité.  

Tout amour surtout misérable   

Reste inscrit dans les gènes de l’humanité.  

De notre humanité et de nos vanités. 

Croire qu’un Dieu en nous pourra tout contrôler.

Bénie soit notre folie réprouvée

Cet amour impossible en nos corps torturés.

Tu cultivais en toi ce chancre de la mort  

Tu m’en a protégé, pleurant larmes de rage,

Fuyant les eaux troubles de nos désirs 

Les passions prohibées de nos abîmes 

Les joies enfumées au bout de nos doigts .

Pourtant nos  étreintes nous ont trahis.

Nous avons su que l’enfer nous était promis.

Je t’ai quittée et tu ne m’as pas retenu,  

Car tu n’étais qu’une fille maudite

Rien qu’un amour de passage pour me punir

D’avoir bien trop aimé les masques de la nuit. 

Gaudeamus

http://www.sosfemmes.com

 

 

 
   
 

lundi, 09 janvier 2006

JOIE -William Blake

Joie

Joie, o vie ailée,
Brisée d’être captive;
Éternité promise
Au baiser qui s’accorde à ton vol.

He who binds to himself a joy
Does the winged life destroy;
But he who kisses the joy as it flies,
Lives in eternity's sunrise.

vendredi, 06 janvier 2006

Mariez-vous !

 

 

Ta taille est com’ ton anneau à serviette

Peint à ton nom, sur un morceau de bois.

Je l’aperçois sur la table et les miettes

De ton festin que tu as fait sans moi.

 

Tu es partie vivre une autre aventure

Qui tenaillait, depuis longtemps, ton cœur,

En me laissant tes miettes en pâture.

Bof ! je t’attends, tu reviendras en pleurs,

 

Me murmurer à l’oreille : « je t’aime »

Et retrouver tes miettes, ton anneau

Ta serviette, ton assiette, la même,

Avec dedans un anneau bien plus beau :

 

Une alliance gravée aux initiales

De notre amour retrouvé et heureux.

Nous connaîtrons la laisse conjugale

Et les enfants que nous ferons à deux.

 

De nos amours et de notre existence,

Il en sera tels les couples unis.

Nous mènerons nuit et jour une danse,

Faite d’amour, joie, de haine, d’ennuis.

 

Danses tangos, macabres, séguedilles.

Vieillir en couple, à trois, quatre, on s’en fout !

Buvons, dansons, avec ou sans béquilles.

Pour vivre à deux, il faut être un peu fous !

 

*C’est moi qui vous le dit…

 

Divorcer pourquoi pas ? On peut aussi danser,

A deux, trois, quatre, et plus. Bien ou mal mais en couples.

L’union est carnaval, joyeux, triste, insensé,

Grande marche nuptiale, en pingouins pas très souples.

 

*Malgré tout, je vous crie de bon cœur : Mariez-vous !…

         

Mise en garde

Copier, plagier c’est mal, mais demander c’est bien,

Sinon, vous subiriez, tel l’écrivain Tallien :

Copieur sans foi ni loi qui par un beau matin

A chopé deux grands maux : une vilaine lèpre

Et un mal de la main, appelé Dupuytren.

jeudi, 05 janvier 2006

Maître du Temps

Maître du temps

 

Incorrigible présent

Non, rien ne peut t’arrêter.

Chaque seconde t’imprègne

D’ennui ou de folie tendre,

Ton grappin toujours présent.

J’attends serein le verdict,

L’étoile collée au front.

   

Veux-tu de moi le matin ?

Le soir, je ne suis pas libre.

Fragile château de cartes

Un souffle de vent subit

Peut m’écarter de ma route

Mais je n’en frémirai pas.

 

Comme Socrate mon maître

J’attends serein le verdict

En surveillant chaque pas.

La moulinette du temps,

Ah ! voudrait bien se mouvoir,

Dans mes mains aux paumes d’ombre,

 

Mais moi seul en suis le maître.

 

Je boirai cette ciguë

Pour me délivrer du temps

Quand je le déciderai

Il appartient à moi seul

De tourner la moulinette

J’en serai toujours le maître.

 

Mais voilà qu’une faux noire

Apparaît à ma fenêtre.

Ne serait-ce pas le temps,

Ce vieux temps qui me poursuit ?

Si tu n’es pas froussard, entre !

Je vais te tordre le cou,

 

Car je suis toujours mon maître,

Le seul maître de mon temps…

         

 

mercredi, 04 janvier 2006

Instant de Bonheur

"Mozart danse au bras de la lumière qui meurt" ((Christian Bobin "Mozart et la pluie")

                   

Sous un ciel de laine

Grands arbres crucifiés, en très beaux pains de sucre,

Poudrés, tels des acteurs de théâtre givrés.

Mains et bras suppliants, accueillants, c’est selon…

 

Au fond, la cathédrale, en dentelles de verre,

Illuminée par un soleil pâlot

Qui couve sous des pelotes de cendres.

 

Craquements étouffés, sous des coussins de neige.

Temps suspendu, figé et un peu irréel.

 

Dans le ciel, sept corbeaux, à petits cris froissés,

Comme une craie sur une ardoise d’écolier,

Ecrivent ces deux noms, liés en un seul nom :

Beauté Tendresse

 

Soudain, grimpe à mon âme, en joie, émerveillée,

Aux barreaux d’une échelle, appuyée à mon cœur,

Une sonate pure et douce de Mozart.

Adagio et andante, allegro, puis piano

Pour finir de pincer la harpe de mon être.

 
 

Toute beauté mérite un instant de tendresse.

Toute Beauté Tendresse, accueille une musique,

La musique de l’Âme.

Gaudeamus

dimanche, 01 janvier 2006

Bonne année 2006

Bonne année

 

Bonne année à toutes les choses :
Au monde ! A la mer ! Aux forêts !
Bonne année à toutes les roses
Que l'hiver prépare en secret.

Bonne année à tous ceux qui m'aiment
Et qui m'entendent ici-bas ...
Et bonne année aussi , quand même ,
A tous ceux qui ne m'aiment pas.

 

Rosemonde Gérard

 
 

samedi, 24 décembre 2005

NOEL

 

 

Un arbre de Noël et trois flocons de neige, 

Tous les cœurs sont en fête et le monde est changé .

Dans la cour de l’école, un bonhomme de neige,

Tel un clown au soleil, fond des joues et du nez.

 

Dans les yeux des enfants, des étoiles de rêve…

Ils en font un poème ou de jolis dessins.

Ils ont l’esprit ailleurs, mais sont de bons élèves.

Ils attendent Noël, ce délicieux matin.

 

En paillettes d’argent, les rues et les boutiques

Jettent tous leurs éclats, sur les piétons pressés.

Certains flânent gaiement au son de la musique

Qui sort d’un peu partout, pour mieux les caresser.

 

On achète de tout, mais surtout ce qui brille.

Le réveillon approche, on se couchera tard .

Une bougie de plus et le vin blanc pétille.

Le bonheur est partout, même chez les clochards .

 

Les anges dans les cieux, chantant Paix sur la terre

Et le Père Noël, la hotte sur le dos,

Annoncent qu’un enfant peut supprimer la guerre.

Mais accepterons-nous ce merveilleux cadeau. ?

 

Il est né sur la paille et par une nuit fraîche,

Un âne et un gros bœuf lui soufflent de l’air chaud.

Le petit Jésus dort, dans une pauvre crèche.

Marie parle tout bas, Joseph un peu trop haut...

  

 

dimanche, 18 décembre 2005

Père Noël Chinois

 

Cette année, c’est certain, notre Père Noël

Sera un vrai chinois, la hotte toute pleine

De produits made in Chine, aux inconditionnels

Computers, DVD, jouets. Ah ! quelle veine !

 

Tout le monde en aura, même des écrans plats :

Des petits et des grands, en toute garantie.

De un jusqu’à trois ans, n’ayez aucun tracas.

Belle fabrication, nos bottes bien remplies.

 

Transformons en thé noir, notre bon vieux pinard

Et mangeons la salade, en pinçant les baguettes

Et buvons du saqué, entre copains au bar

Adieu verveine, marc et hideuses fourchettes.

 

Dans tous les magasins, on commerce chinois

Pleins feux dans les rayons, sur le sport, les chaussures

Les montres, le textile. On mange pékinois

On s’habille à Hongkong, pas de demi-mesure.

 

Nos poupées ont les yeux en amande et bridés

Vendons leur nos Airbus, couleur jaune citrouille.

La fée halloween va les métamorphoser,

En gros dragons ailés.Nos chinois morts de trouille !

   

On nous copie partout, à Pékin, à Shanghai.

On refait nos produits, contrefaçons parfaites.

Tous nos fruits du terroir, le miel et même l’ail.

Restons français, vivons chinois, faisons la fête.

 

Et Joyeux Noël !

 

Gaudeamus

 

jeudi, 15 décembre 2005

Les promesses de l'aurore

medium_pic1.2.jpg 

L’incendie rose, 

D’une aurore joyeuse,

Embrase une vitre de la cuisine, 

Où flotte une forte odeur de café.

 

A la table rustique, en bois chêne doré,

Elle se tient assise, inondée de lumière,

Dans son déshabillé de soie bleue, rouge et jaune,

Aux motifs japonais qui jouent dans le soleil.

 

Dans sa tasse, elle avale, à petites gorgées,

Ses rêves de la nuit, dans des méandres mauves.   

 

Nos ébats amoureux  se lisent sur ses lèvres.

Sa nuque blonde auréolée de gloire

Etincelle de grâce et de douceur. 

Je pose ma main sur sa cuisse chaude,

Son genou frissonnant et mon cou plein d’abeilles.  

 

D’un sourire, elle appuie, à ma joue un baiser.  

Elle tourne vers moi ses grands yeux verts et  graves,

Chargés des embruns clairs, de toutes nos étreintes.    

 

D’un coup, un oiseau de feu

Tape du bec dans la vitre.

Il m’invite à danser et brûler avec elle,

Dans le soleil éclatant .  

 

Ensemble nous entrons dans une ardente aurore ,

Aux promesses radieuses .

Toutes les  féeries ne sont vécues qu’à deux .

Et tout ce qui fait ombre, au dedans, au dehors,

Ne peut rien contre nous.

 

 

Gaudeamus