mardi, 10 avril 2007
L’isard, le chasseur, le Logos et l’ânier
« C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas »
Victor Hugo
L’isard, le chasseur, le Logos et l’ânier
Un chasseur trop zélé
visa un isard dans un horst.
Son œil excité et jouisseur
infecta la montagne d’un coup de fusil
Mortel !
L’isard ondoya dans les airs
frappé dans son saut grandiose
et s’écroula dans un bruit de tonnerre.
Le Logos ferma les yeux :
Tout être vivant doit mourir.
C’est le destin de mes bouffons.
Ne sont-ils pas égaux ?
Un ânier qui passait par là
avait déjà vu une antilope
se faire terrasser par un chasseur.
Il jura haut et fort que ce crime ne resterait pas
impuni.
Que pouvait-il faire ce pauvre homme,
Sinon se crever le gosier en vain ?
18:30 Publié dans Textes/Poèmes coucous désemprisonnés | Lien permanent | Commentaires (0)
Tu Piges ? (2 )
Tu Piges ? (2) ( élucubrations politiques du moment…)
Tous les matins
Je rabourdin et je relkabache
Avec ma zapette à main
Et blabla bla sur les politicards
Leur soi-disant programme et leur meilleur
Pour nous autres pôvres frustrés du nombril
Tu piges ?
Je ne sais pas pour qui je vais voter
Ce que j’sais mon bulletin j’vais m’le foutre
Dans les burnes !
Sarko, Sego tous les deux des opuscules
Mal lavés mal torchés, rabocheurs, bagarreurs,
Ma pension, y vont m’la fourrager au trognon !
Sûr à cent mille pour cent !
La France avec eux s’rait dans une merdasse !
Tu piges ?
Le Pen un pourri zonard, l’œil mauviasse !
Un serpent à sonnette quoi ! j’aime pas les cafards !
Tu piges ?
Bayrou l’entourloupe il chaloupe à droite à gauche
Y me donne la vomissure dla mer
Son tracteur, sûrement une merde du dernier siècle
Il nous ferait une France d’arrière saison.
Tu piges ?
Les huizautres des tartufes, des tumvois comjtevois,
Des pourcentageux pas glorieux, des crapouilleux
Tu piges ?
Moi, la politique j’m’en tape la savate
Tu vois mecton , j’suis pt’être con mais pas couillon
Les candidats à la franchtouille, j’en fais de la cambouille
Tu piges ? (à suivre...)
17:00 Publié dans Tu piges ? | Lien permanent | Commentaires (2)
À la recherche d’isocardes
« En fait d’amour, vois-tu, trop n’est pas même assez »
Beaumarchais, Le Mariage de Figaro
À la recherche d’isocardes
J’oublie la planète et ses misères,
quand je vogue sur mon skif.
Dans une crique, j’irai
à la recherche d’isocardes,
avec mon tuba et ma combinaison.
Le temps de mes fouilles,
mon kart est tapi près du coef,
sous un bougainvillée en fleurs.
Hé ! je fais un “blot”, en assurant mes arrières.
Je veux pouvoir revenir sur terre.
Sous son parasol de salicornes,
la femme du saunier se pare de diamants.
Son dos nu me fait penser à un violon.
Ô Mon amour, tu n’auras aucun regret,
je t’offrirai les cœurs les plus beaux,
tous ceux qui se meurent pour toi sous la mer.
14:05 Publié dans Textes/Poèmes coucous désemprisonnés | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 09 avril 2007
Moralité
Moralité
Un arbre uni ramé se vantait
d’accueillir sous sa branche
un chien zain qui se prenait pour un patineur.
En faisant des lutzs à gogo,
il cassa la branche par mégarde.
L’arbre se mit à huer, à parler éwé,
à dépérir sur son tronc.
Il s’écroula un beau matin dans un soupir,
sur des girolles.
Moralité : N’accueillez jamais un chien zain sous votre branche.
23:00 Publié dans Textes/Poèmes coucous désemprisonnés | Lien permanent | Commentaires (1)
Tu piges ?
Je recopie fidèlement les radotages d’un surnommé « Tu piges ? », car il termine invariablement ses phrases par cette interrogation. Il est sans âge, célibataire, possède une vaste maison très ancienne et un jardin encombré de mille objets hétéroclites, ramassés au cours de ses déplacements. Il soliloque, il divague, il déblatère. Ex-titi parisien, ex-légionnaire, clodo à une époque, on ne sait trop ...Il vit d’une pension militaire et de petits boulots (ça paye mon pastaga ! dixit Tu piges ?)Autodidacte de télé, de radios, de journaux, c’est un philosophe à sa façon, mis au rebus de la société et pourtant avec parfois des traits de génie , de poète, de vagabond. Mal écouté, rejeté, on se moque de lui, on l’évite, malgré qu’il soit assez beau garçon et plutôt intelligent. Enfin, c’est ce que moi je pense…
Tu piges ? ( élucubrations sexuelles et autres...)
Je refuse d’aller au septentrion
Le rabuge du fretin quoi ?
L’avare a mangé son écourgeon.
Je lui ferai avaler son moignon.
Quand le crachin pue le crottin
Garde-toi de radoubler.
En préséance tu me réponds brulcave !
Moi je te répond t’es qu’un cave,
Qu’a soif de purin aux segments !
Tu te vermiches et marre !
J’afourche les riboulons à prénettes.
Tu crois peut-être que j’emboise
Le marchand de pruneaux à brelettes ?
Non mais, mes rouplaquettes sont nickel, crois-moi.
Tu piges ?
T’en fais pas j’me passe de beaux jours
A péter à l’embouchure des ragondins.
Un jour la planète me congratulera.
A califourchon sur ma couette,
Je zigounerai à pleines branlettes.
Et les punks m’emmèneront à la grand-messe,
Vomir sur les perroquets à rouspétance.
Tu piges ?
Bof !toi, tu croustades ton gigolo à pédales,
Mais t’as tout ton temps pour graboter ses sandales.
Gerbe fiston ! Gerbe ! et branche ton casque à roulettes.
Tu sais t’es gerbeau, mais fais attention à ton croupignon !
Tu piges ?
Moi c’que j’t’en dis t’en fais du cresson.
Le ramouchot m’a pris pour le chanteur,
Celui qui sperme à la grosse caisse,
Pendant que sa gosse se gochemine dans sa niche
De son club à poisson perso neige.
Vierge sûrement pas, mais salope sûr !
Tu penses quand même pas que je vais m’la faire au persil ?
J’me la bouffes telle quelle à croupignon.
Tu piges ?
Je dysarthrie un colifichet (je déblaque quoi !)
Mais tu me comprends, sur la fin des harpions,
J’en ai plus que mon compte.
J’embusque, j’embusque pour la grande Ginette.
Elle m’a fait un baiser et j’en ai fait une explosion,
A toute la planète. Paf ! Elle m’en a fait un moutard !
Tu piges un peu ? Moi avec un mouflet à trompette !
J’écourte un max mecton !
Allez à la revoyure ! et protège tes constellations !
Je te fais pas de dessin, tu piges ? (à suivre…)
20:55 Publié dans Tu piges ? | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 05 avril 2007
Hôpital SILENCE !
Hôpital SILENCE !
Parallélépipèdes
Tous les mêmes
Forteresse
Espace clos
Ouvert à tous les vents
Stérilisé
Naître, Guérir, Mourir
La chance tourne selon le vent.
Hôpital SILENCE !
Combattre l’ennemi du dedans
Le chasser du dehors
Staphylocoques
Abhorrés !
Blouses immaculées
Masquées
Seringues uniques à jeter
Sida
Hépatite virale
Sang contaminé
Phase terminale
Vivre avec !
Hôpital SILENCE !
On ouvrir, on ferme, on rouvre, on referme,
On Coud, on découd, on recoud,
Endormir,
Mauvais réveil !
Nausée, vomir,
Naître, Guérir, Mourir,
Qu’importe on ferme les portes
Noria des jours tous les mêmes
Monotonie abject
Rire, pleurer, verdict accepté ou non
Peur au ventre, diarrhée,
Compter les jours
Température 39°
Contagieux !Garder le lit !
Ici on soigne les corps.
Les âmes ?
Inconnues, on ne les opère pas.
Hôpital SILENCE !
Aujourd’hui on trépasse
Le linge sale on le lave et on le repasse.
Hôpital SILENCE !
Les jours, les nuits n’en finissent pas
Les stéthoscopes s’en balancent.
18:30 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (2)
Une bouteille à la mer...
À celle qui comprendra et le lira peut-être…
Tu as coupé le fil,
Le fallait-il vraiment ?
Ton choix indéfectible,
De bon sens sûrement.
Tes courriels routiniers,
Bien moins faits pour l’amour,
Mais plus pour l’amitié,
M’auraient porté secours.
Quand vient mon désarroi
Le chat sur ma fenêtre
Me sert de baromètre
C’est du beau temps pour toi.
Alors comme dans le sonnet de Félix Arvers :
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle :
"Quelle est donc cette femme?" et ne comprendra pas.
Gaudeamus
18:30 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (2)
mercredi, 04 avril 2007
Du Gois à Noirmoutier
Du Gois à Noirmoutier
Quand la mer décoiffe le Gois,
Que Moise élève la voix,
Les chevaux piaffent d’impatience,
Entre l’île et le continent.
De chaque côté des pavés,
Les eaux mouvantes se divisent,
Se battent à contre-courant,
Laissant passer les fugitifs.
Armés de seaux et de râteaux,
Cueillir la coque avec les dents,
Fouiller la vase où l’œil éclot,
En brisant le miroir de l’eau.
La peau noire du sol remue.
Le coquillage fait la moue.
Fixe ton regard dans la boue
Et scrute ton butin qui mue.
Ce n’est pas l’heure des palabres.
Garde-toi à droite et à gauche.
Les flots mutins pourraient t’enceindre.
Et la chaussée pas vraiment sure.
Les balises à plate formes,
Dites à perroquet où non,
Seraient ton unique secours ,
Si l’étau montant t’enserrait.
Heures comptées, chevaux lâchés,
Le flux et le reflux avalent
Le soleil, le vent et la lune.
Seul, au loin le sable des dunes.
Aux pêcheurs à pied, ébahis :
Le passage à gué effacé,
Le ciel et les rochers lavés,
Le paysage reconquis.
Les bateaux sont remis à flots.
Les marins ne disent plus mot,
Quand sur le Gois l’astre se couche,
On entend qu’un peu de remous.
Les voitures des parcs s’en vont.
La nuit tombe subitement.
D’une rive à l’autre, les feux
Se répondent en clignotant.
Le phare se prend pour un paon
Et jette des cris de lumière.
Au large une corne de brume.
A mes pieds des franges d’écume.
Noirmoutier au loin se prépare,
A passer la nuit en goguette.
Les vacanciers vont s’amuser.
Et les amoureux s’embrasser.
Noirmoutier va prendre le large.
Les bateaux seront astiqués.
Les poissons bien asticotés.
Tranquille, je vais me coucher.
13:53 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (2)
jeudi, 29 mars 2007
Citoyens, faites le bon choix...
Citoyens, faites le bon choix
Ils se battent, ils se déchirent
Pour la Marianne de demain
Ils s’envoient des boules de suie
A pleine langue, à pleines mains
Ségo - De gauche –Drapeau français et la Marseillaise pour tous –Dents blanches- En tailleur chic. La rose au poing !
Sarko – De droite – Ex-flic de France- Interdit dans les banlieues – Prononce des vilains mots.
Bayrou - Démocrate Chrétien – Un centre qui boîte à droite et à gauche – Frondeur en tracteur rouge.
Le Pen – D’extrême droite –Diabolisé par tous – Admirateur de Jeanne d’Arc –Chasser les intrus hors de France !
Français crêpez-vous le chignon
Cela ne durera qu’un temps
Celui des deux tours d’élections
Pour élire votre Président.
Les autres petits candidats
Avec leurs sondages très bas
Auront bien sûr leur mot à dire :
Fustiger, dénoncer, maudire…
C’est une minorité électorale
A ne surtout pas dédaigner
Leurs voix seront comptées, pesées,
Pour le couronnement final.
Chers électeurs et électrices,
Les candidats vous vendent bien leur salade
Vous êtes choyés, écoutés
Sondés comme si vous étiez des malades
Tant mieux, mais un conseil quand même :
Méfiez-vous des “démocrasseux ”
De la “perversion sondagière”
Et de toutes fausses promesses.
Allez !Aux urnes citoyens !
Faites le bon choix et… Bon Vent !
Gaudeamus
14:40 Publié dans HUMOUR - IRONIE | Lien permanent | Commentaires (3)
Enfant de"Coeur"
Le Vatican et les crimes sexuels
Crimen Sollicitationis a été écrit en 1962 en latin et donné aux évêques du monde entier qui ont reçu l'ordre de la tenir enfermé dans leur Eglise ! http://www.atheturk.com/index.php?option=com_content&task=view&id=85&Itemid=82Enfant de « Cœur »
« La poésie a aussi le devoir de dénoncer les actes les plus abjects
de certains adultes sur des innocents, sans défense. »
Soutane retroussée
Dans une sacristie minable
Membre dégainé
En garde à toi
Une giclée de lumière
Blanche poisseuse
Entre ses cuisses vierges violées,
Déshabillées de l’aube et du surplis
Sa gorge s’étouffe sur le contre-ut
D’une portée de musique
L’extase n’aura pas lieu
Autre que lui le regard basculé
Des perles de gui
Sur ses lèvres
Et dans sa bouche une communion
Haut-le-cœur, dessalée.
Le coussin du prie-Dieu
Rouge sang
S’agenouille
Consentant
L’immaculé de l’enfant
Imberbe
A perdu sa candeur
Sacrée
Dehors le ciel étincelle de confettis laiteux.
Le plus beau des désastres n’est pas tout consommé.
Le massacre des innocents attendra.
Le bourreau n’est pas pressé.
11:50 Publié dans POEMES "COUPS DE GUEULE" | Lien permanent | Commentaires (4)
lundi, 26 mars 2007
Soliloques d'un clochard céleste
Medny Ansky
Le clochard
Les soliloques d’un clochard céleste
Je voulais être prêtre
Et terminer curé
Où chanoine où évêque
Cardinal mais pas Pape
Pour ça il me fallait
L’appui d’une sous-pape
Enchâssée, bien cirée :
Thérèse de Lisieux
Où Sainte Bernadette
Soit être curé d’Ars
Le Père de Foucauld
Où Saint -François d’Assise
Où Saint-François de Sales
Surtout pas franc-maçon
Il vaut mieux être un gueux
L’envoyé du bon Dieu
Chargé d’une mission
Comme cette Pucelle
Sur les murs d’Orléans
Qui entendait des voix
Avec seule ambition :
Faire oindre à Reims le roi
Qui n’était qu’un couillon !
Je voulais être prêtre
Et terminer curé
Où chanoine où évêque
Cardinal mais pas Pape
Pour ça il me fallait
L’appui des cardinaux
Fumer des cigarettes
Crachant des fumées blanches
Avec préservatifs
De couleur améthyste.
Mais je rêve, je rêve
Je ne suis qu’un pauvre hère
Avec quatre sous-papes
Un litron de vin rouge
Des mégots de trottoir
Un quignon de pain sec
Et les fonds de poubelles
Je fais surtout la manche
Aux portes des églises
Pour les enterrements
Je gagne deux fois rien !
Macchabées de misère !
Pour les mariages chics
Parfois des biffetons
Les noceurs sont sympas
Ils sont déjà bien pleins
Emoustillés, salaces,
Echauffés du croupion
La messe du dimanche
C’est plutôt le carême !
La quête rafle tout
Y compris les boutons
J’ai fermé les baptêmes
Les chiards n’ont pas un rond
Les familles pressées
Et les dragées trop dures
Pour mes dents dessoudées
J’attends toujours qu’un ange
M’apporte un pardessus
Du pognon à gogo
Une chemise propre
Des chaussettes de laine
De beaux souliers vernis
Le pied ! une soutane !
Et les saints sacrements…
Pourquoi faire bon Dieu !
Amen ! ta fraise ! sacrebleu !
Merde ! les cloches sonnent
Il faut me mettre en place !
Et me rendre invisible
On va ouvrir la porte
Me regarder d’un œil
Me bousculer du pied
M’envoyer en enfer
Une petite vieille
C’est la seule qui m’aime
Elle va s’arrêter
Me donner quatre sous
Marmonner sa prière
Me sourire en partant
Je viens surtout pour elle
Car elle serait triste
Si je n’existais pas.
J’suis sa bonne conscience
Et pour finir, j’irai
Nettoyer les étoiles
En dormant sur un banc
Blabla ! blabla ! blabla !….
Ronron ! ronron ! ronron !
Gaudeamus
17:25 Publié dans HUMOUR - IRONIE | Lien permanent | Commentaires (2)
samedi, 24 mars 2007
Partir
Partir
Prendre le train, l'avion ou à pied
Prendre stylo, chapeau, clavier
Partir pour ailleurs et meilleur
Partir pour partir
Partir pour grandir
Partir pour s'ouvrir et découvrir
Partir pour mieux rester là
En équilibre
Libre
15:40 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)
Que l'Amour soit ton bouclier
J’ai découvert, par hasard sur Internet : www.francine.boisvert.com , le texte ci-dessous, d’un auteur « Anonyme ». Je le trouve admirable ! Comme le conseille, à juste titre, Francine Boisvert qui a eu la gentillesse de me l’adresser sur Word, enregistrez-le et écoutez-le où imprimez-le et relisez-le souvent et approfondissez-le, vous serez surpris des bienfaits « magiques » qu’il peut vous apporter personnellement, ainsi qu’autour de vous.
Gaudeamus
15:01 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (2)
vendredi, 23 mars 2007
Aïvanhov (Omraam Mikhaël)
(La pédagogie initiatique tome II)
Aïvanhov (Omraam Mikhaël)
23:25 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)
Grand corps rêveur
Grand corps rêveur
Tu habilles ton grand corps,
Comme tu habillerais un arbre.
Les autres à côté ne sont que des épouvantails.
Les saisons n’y changent rien.
Au printemps tu bourgeonnes de partout,
Une primevère à la boutonnière,
Des fleurs de forsythia entre les dents.
En été la mer te coiffe et te décoiffe.
Nu dans le soleil tu observes les grillons.
En automne tu emplis tes poches de feuilles mortes,
Et tu proclames aimer particulièrement cette saison.
L’hiver ton grand corps est bien souvent malade.
Le feu dévore tes pensées, dans l’âtre de ta maison.
La neige a une odeur de champignons desséchés.
Tu dis : vivement le printemps ! et tu penses à l’été,
En souhaitant que l’automne te ramène à la raison.
Ton grand corps soulève des passions.
Tu vis dans un rêve de concupiscence.
Les femmes te regardent, te sourient,
Echangent avec toi un petit brin de conversation.
Et s’enfuient bien vite quand tu leur parles de sentiments.
Sache ô grand corps qu’elles ne s’agitent
Que pour les grandes passions, sur des hommes
Au corps rond, visage souriant, débonnaire,
Avec un gros ventre, au portefeuille garni de pognon.
Ne pleure pas ô grand corps !
Les femmes épouvantails aiment les décadents de ton espèce.
Fais leur un doigt de causette
Un trône de tes genoux
Et surtout enlève leurs lunettes
Avant de leur conter fleurette
Elles pourraient se réveiller au grand jour.
13:59 Publié dans HUMOUR - IRONIE | Lien permanent | Commentaires (2)
Bashô
Il faut les pénétrer soi-même. »
Bashô
10:20 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 22 mars 2007
Droit à l'eau! Droit des Hommes !
Droit à l’eau ! Droit des hommes !
Puits trop profonds
Ensablés
Sans fond
Sans eau
Corde trop courte
Chaleur trop vive
Femmes vous peinez
Souffrez
De soif
De faim
Dans l’indifférence
Des pays nantis
Vos enfants meurent
De soif
De faim
L’eau vous est interdite
Vos têtes portent une eau misérable
Et dans vos dos des enfants faméliques
Vos larmes ne sont ni d’eau, ni de sel
Elles sont de rage
De désespoir
De fureur
De mort inévitable
Dans l’indifférence des pays nantis.
Personne n’entend vos cris
De l’eau ! de l’eau !
Pour toute la planète
Sinon elle va mourir !
Droit à l’eau ! droit des hommes !
Pour ne pas mourir !
http://www.planfrance.org/no_cache/actualites.html?uid=80&bi_tracked=1
20:30 Publié dans POEMES "COUPS DE GUEULE" | Lien permanent | Commentaires (2)
Le Mat et la Gitane
Le Mat et la Gitane
J’ai assouvi ma soif, ma faim,
À ton printemps trop vite éclos,
À ta virginité pesante,
Et au vin noir de ta luxure.
Tu me jetais un œil sauvage,
Regard hautain, sans complaisance ,
Dans la roulotte du tarot,
Où trônait le cristal du Diable.
Tes cartes parfois biseautées
Tiraient soit l’amour où la mort
La réussite où la faillite,
Avec une aisance hasardeuse.
L’Arcane sans nom, l’Amoureux,
La Lune, avec la Maison Dieu,
Où toute autre lame majeure,
Charmaient tes instincts de gitane.
En Papesse majestueuse!
Couverte d’or de pacotille,
Coiffée d’un fichu exotique,
Tu subjuguais tes consultant(e)s.
Tes longues mains fines, volages,
Endurcies aux peurs et aux larmes,
Brassaient et retournaient les cartes,
Sans remords sur leur destinée.
Un soir d’orage et de brisure,
L’enfant qui remuait dans ton ventre
Fut englouti dans un siphon
De sang, de chair et de souillures.
Il est retourné sans un cri
Dans les limbes, chez les exclus,
Dans l’espoir la prochaine fois
D’un tirage en croix plus clément :
Revenir pour danser avec Le Monde,
Sur la terre, dans l’air, l’eau et le feu.
Nos deux cœurs, meurtris, divisés,
En désarroi et en charpie,
Se demandent toujours pourquoi
Notre ombre est plus grande que nous.
« Ô gitane tu ne vois qu’une petite portion des images.
Il n’y a que Dieu qui voit la totalité des arcanes ».
Le Mat a repris son chemin,
Son bourdon et son baluchon.
Il s’est lancé à la conquête
Des moulins à blé du Soleil.
Gaudeamus
19:00 Publié dans Poésies sur l'amour, les femmes.. | Lien permanent | Commentaires (4)
jeudi, 15 mars 2007
Mon vieux curé...
Mon vieux curé sommeille au cimetière
Il a béni tant de tombes
Récité tant de prières,
Prononcé tant de sermons,
Célébré tant de messes,
Donné tant de communions,
Uni tant de couples,
Baptisé tant de bébés,
Qu’il s’est tué à la tâche le malheureux .
Il a rendu sa belle âme au confessionnal,
Sans un râle, sans un soupir.
La pénitente n’y a vu que du feu,
Persuadée qu’il s’était assoupi,
Suite à un déjeuner trop copieux.
Le saint homme jeûnait en ce temps de carême.
Il est monté tout droit dans les cieux,
où l’attendaient tous les anges, les saints et les bienheureux,
pour un grand repas de fête,
celui de sa retraite éternelle.
Il lui restait encore beaucoup à faire.
Son remplaçant ne sera pas de sitôt nommé…
Il lui faudra être aussi pieux, modeste, fort
Et savoir se faire aimer.
Mon vieux curé sommeille au cimetière
Rendez-lui en passant une petite visite
Récitez-lui une petite prière
Il adore revoir ses ouailles,
Pour qui, il s’est dévoué, sans compter corps et âme.
Donne-lui, Ô Seigneur, Requiem aeternam.
14:10 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (3)
mercredi, 14 mars 2007
Le cerisier
Le cerisier
Il est toujours là
Le poids de son ombre sur tes yeux
Le murmure de ses feuilles dans tes cheveux
Le sucre de ses fruits sur tes lèvres.
Il est toujours là
L’échelle appuyée à son tronc
Tes jambes douces, blanches et nerveuses aux barreaux
Mon regard empli de trouble, sous ta robe fleurie.
Des cerises, pendants à tes d’oreilles et ton large sourire.
Il est toujours là
Gravé de nos serments et témoin du bonheur enfui.
Plein de nos baisers de fruits rouges,
Confident de nos jeux interdits, sous son feuillage parure,
Aux branches luisantes, noires, striées de blanc
Où défilent, gardiennes du mémorial, des colonies de fourmis.
Il est toujours là
L’échelle un peu branlante
Secoué par le vent
Picoré par les merles
Brûlé par le soleil
Il est toujours là
Des enfants y viennent parfois
Reproduire nos jeux de mémoire
Se cacher derrière son tronc
Pour échanger, au cœur du cerisier,
Des promesses solennelles, condamnées à l’exil.
23:30 Publié dans Poésies sur l'amour, les femmes.. | Lien permanent | Commentaires (4)








