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dimanche, 17 décembre 2006

Shakespeare

« Quand fond la neige, où va le blanc ? »
Shakespeare

17:16 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)

Jean Sulivan

NOËL

 

Soulèvement des foules chrétiennes à l'occasion de Noël. Refus d'identifier le Galiléen au Jésus des cheminées, des sapins, goinfreries. Refus de recevoir et de faire des cadeaux. Invitation à la sobriété. Grève des achats.

 

(L'écart et l'alliance. Paris, Gallimard, 1981 ). )

10:19 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 16 décembre 2006

Cyrano et Roxane

Cyrano et Roxane

Cyrano rencontre Roxane chez son ami, le restaurateur Ragueneau. Roxane et Cyrano évoquent leur enfance heureuse et ce soir-là Roxane révèle à son cousin qu’elle est amoureuse d’un beau jeune homme à qui elle n'a jamais parlé, son nom Christian Neuvillette.

Elle lui demande de protéger cet homme qu'elle a aimé dès le premier regard lors d'une représentation à la Comédie. Ce jeune homme vient d’entrer comme cadet dans la compagnie de Cyrano. Désespéré, Cyrano qui rêve de dire à la charmante Roxane "Je t'aime" accepte malgré tout. Lui si laid, affublé d'un long nez rencontre Christian et se prend de sympathie pour ce beau jeune homme qui lui avoue qu’il ne sait pas parler d’amour. Cyrano lui propose de l'aider à conquérir Roxane. Il prêtera son talent d'écrivain et d'amoureux, et écrira à sa place les lettres enflammées qui sauront séduire Roxane. Sous le charme la passion unit les deux amoureux.

La guerre qui est aux portes de la ! France emporte dans la mort l'amoureux de Roxane. La jeune femme est anéantie de douleur.

Cyrano gardera le silence pendant quinze ans alors que Roxane, toujours amoureuse de Christian, est entrée au couvent. Cyrano vient très régulièrement lui rendre visite. Un jour, le cousin de la jeune femme est tombé dans un attentat et arrive blessé à la tête. Il se meurt mais ne laisse rien voir à Roxane. Il veut lire la dernière lettre de Christian. Il la lit avec une telle facilité et une telle émotion que Roxane s'interroge. Cyrano lui avouant son amour elle découvre que c’est de lui dont elle était vraiment amoureuse.


12:22 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)

Sénèque

« Ce n’est pas parce que c’est difficile que nous n’osons pas,
c’est parce que nous n’osons pas que c’est difficile. »

Sénèque

07:34 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)

Sacrebleu !

 

 

La nuit ne porte pas conseil

Elle éteint les rumeurs intérieures

Elle broie les cerveaux

Elle embaume les corps

La nuit est insipide

Elle est torride à la fois

Et monstrueuse

Elle brise les élans

Et les cauchemars sont ses enfants

J’ai vu Dieu dans mes rêves

Et le démon ricanait

Sulpiciens, dominicains, bénédictins

Et tout le saint-frusquin

Dormez bien et chantez matines et laudes.

De tous vos bréviaires,

De toutes vos prières,

De toutes vos mauvaises et saintes pensées

Faites-en un immense ostensoir

Et que nos âmes reposent en paix.

Que le Seigneur vous bénisse et vous protège.

 

 

Amen sacrebleu !

vendredi, 15 décembre 2006

Indomitus census

Indomitus census

27
Oh ! mon ami mon frère, où tu iras sans crainte
Le trésor y sera ; l’abbé était malin.
La tour n’est pas si haute où Jeanne était « enceinte ».
A l’horizon tu vois l’épée du roi Merlin.

28
Le soleil le matin fait « la roue » à l’automne.
Le peuplier à l’est, avec son grand manteau,
Montre la direction et c’est vraiment la « bonne ».
Le temps est dévolu dans la cour du château.

29
On y joue, on y boit, au moment des kermesses.
Le curé a perdu sa verve au bénitier.
Saint-Joseph est marri au bras de la drôlesse
Saint-Gilles est un faux, sur les bords du sentier.

30
La putain du vicomte a bien montré ses fesses
Sa femme l'a tuée en riant aux éclats.
Ce fut un vrai scandale. On fit dire une messe
Et l’orage brisa un vitrail « délit cas »

31
Sauras-tu déchiffrer, Oh ! lecteur de passage
Cette énigme d’enfer ? Il te faudra du temps,
Une patience énorme et un savoir de sage.
Tu le veux, tu le peux ! N’attends pas le printemps !


Eamdem incudem tundere (proverbe)

Gaudeamus in sinu




















PARTIR

Jean Debruynne
12/07/2006

Si je vais partir, c'est que je suis déjà parti.
Dès l'instant où j'ai pu m'arracher à moi-même,
cette décision de partir, mon départ a déjà eu lieu.
Le plus dur n'est pas de partir, mais de le vouloir.
Toutes les raisons sont bonnes
pour ne pas partir :
le coeur a ses habitudes, l'âme ses tranquillités,
le corps ses fatigues, les yeux leur horizon
et le visage son cercle.

Il n'existe donc pas de départ sans séparation.
Le départ est donc toujours un acte créateur.
Il rend possible. Il ouvre un espace.
Accepter de partir, c'est accepter qu'il soit un avenir,
c'est reconnaître que tout n'a pas été dit.
C'est affirmer que notre monde
n'est pas notre prison,
et que notre temps n'est pas sans issue.

lundi, 04 décembre 2006

En suivant le ruisseau

En suivant le ruisseau
De notre relation
Je fais à rebours
Le parcours de notre
Trop courte vie virtuelle.
Rituel

À l'abri d'un coffret
Je retrouve & relis tes messages
Que j'ai imprimés
Sur un papier fait main.
Pages après pages,
Découverte

Je suis amoureuse.
Tes grands yeux bleus,
Ta manière d'être
Un enfant terrible
Me parlent
Me chantent toutes les saisons.
Tendresse & passion

Je suis heureuse.
Quand le messager
M'annonce que tu es là
Je me parle alors de baisers volés
Et de nuits affolées & mouillées.
Fantaisie

Mes mots s'habillent
De mille et une nuits.
La séduction
Se transforme en mots
Et en images que je n'ose coquins
Tu te fais amusement
J'écris le charme à ma façon.
Contes & racines

Dans une autre vie,
Réagissant à un monde sans hasard,
Dans une route parallèle
Nous étions-nous croisés
Avais-tu répété à mon oreille
Les mots Je t'aime ?
Avions-nous dessiné
Les plus beaux décors
Sur nos corps ?
Vies & vies passées 

Ginette Villeneuve

jeudi, 30 novembre 2006

Aurobindo

Le mental est une aide

Le mental est l’entrave

Aurobindo


samedi, 11 novembre 2006

JE TE L'AI DIT

JE TE L'AI DIT

Je te l'ai dit pour les nuages
Je te l'ai dit pour l'arbre de la mer
Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles
Pour les cailloux du bruit
Pour les mains familières
Pour l’oeil qui devient visage ou paysage
Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur
Pour toute la nuit bue
Pour la grille des routes
Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert
Je te l'ai dit pour tes pensées pour tes paroles
Toute caresse toute confiance se survivent.

 

 

 

PAUL ELUARD

lundi, 06 novembre 2006

Inania verba

25 

 

Tu trouveras tout l'or, au fond de sa cachette

 

Le "puits" n' a rien à voir, seul le saule pleureur

 

Le moine qui y dort a toujours sa couchette

 

La porte de l'église y reçoit le "veilleur".

 

 

26

Tout ce qui est écrit ne se voit que dans l'ombre

 

Le "veilleur" y prend garde ; il est le vrai gardien.

 

Dans le clocher, "cent" cloche, il fait vraiment très sombre.

 

Une inscription se voit, avec un petit chien.

 

 

 

Inanis pecuniae.

 

 

Gaudeamus in sinu

 

Aristote

Augmenter sa puissance à comprendre,

c'est augmenter sa capacité à agir

Aristote

13:41 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)

Extrait de l¹hindouisme Advaïta.

Conduis moi du non-être à l¹être.

Des ténèbres à la lumière.

De la mort à l¹immortalité.

Extrait de l¹hindouisme Advaïta.

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Zenji Dôgen

Si tu ne trouves pas la vérité à l'endroit où tu es,


où espères-tu la trouver ?

Zenji Dôgen

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dimanche, 29 octobre 2006

Doux frère, mon ami

Doux frère, mon ami, lorsque je ne dors pas,

Mes yeux s'ouvrent comme des fleurs sur ta tombe;

Si je ne puis manger mon pain,

Mon jeûne, comme un saule, pleure sur ta tombe;

Si je ne puis calmer ma soif, sous la chaleur,

Que pour toi elle se charge en source, pauvre voyageur.

 

Où, dans quel pays noir et désolé,

Gît ton pauvre corps, perdu et mort ?

Dans quel paysage dévasté

Ta malheureuse âme va-t-elle errer ?

 

Viens; que mon effort soit ton repos…

Enfouis ta tête dans mes peines,

         Ou plutôt

Prends ma vie et mon sang,

Pour t'acheter un meilleur lit;

Ou prends mon souffle et prends ma mort

Pour t'acheter un meilleur sort.

 

Lorsque les guerriers seront morts,

Et les drapeaux en poussière,

Ta croix et la mienne diront encore

Que le Christ, sur chacune, est mort pour nous deux,

 

Car le Christ, dans le naufrage de ta jeunesse, a sombré

Et dans les ruines de mon printemps a pleuré:

Le prix de Ses larmes, tombant dans ta main faible et solitaire,

 

Te ramènera dans ta terre

Le silence de Ses larmes sonnera

Comme des cloches sur ta tombe étrangère;

Entends-les et reviens; elles t'appellent comme une mère.

 

de Thomas MERTON dans " La nuit privée d'étoiles".

 

vendredi, 27 octobre 2006

Tchouang Tseu

Jadis, Tchouang Tseu rêva qu'il était un papillon voltigeant et satisfait de son sort et ignorant qu'il était Tchouang Tseu lui-même. Brusquement il s'éveilla et s'aperçut avec étonnement qu'il était Tchouang Tseu. Il ne sut plus si c'était Tchouang Tseu rêvant qu'il était un papillon, ou un papillon rêvant qu'il était Tchouang Tseu. Entre lui et le papillon il y avait un différence. C'est là ce qu'on appelle le changement des êtres.

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samedi, 14 octobre 2006

La nuit est finie

La  Nuit  est   Finie

 

 

 

Si l’angoisse, parfois, mon Frère, te réveille,

 

Dans les longues nuits sans sommeil !

 

 

 

Si le ciel étoilé aperçu de ta fenêtre,

 

Ouvre ton œil sur l'Univers !

 

 

 

A l'image de Pascal, tu vois ta solitude …

 

N'oublie pas que le monde, plein d'inquiétudes,

 

A besoin de toi …

 

 

 

Ne fait pas comme les salamandres

 

Que sont les vieilles bigotes

 

Passant à travers tout cela sans peines,

 

Au vide de l'inutile vie qu'elles mènent …

 

 

 

Si l'envie de quitter ce monde cruel te prend,

 

Dans cette nuit sans rêves.

 

Pense à tout ce que tu peux faire de bon,

 

Car tu es devenu un Frère …

 

 

 

Si tu as fait paraître le sourire d'un enfant,

 

Et tu l'as rendu heureux avec caresse,

 

Ta journée a été bonne.

 

 

 

Si tu as aidé un être humain dans la détresse,

 

Si tu l'as allégé de son fardeau, sans qu'il paraisse.

 

Ta journée a été bonne.

 

 

 

Si à l'homme qui a fauté,

 

Tu permets qu'il se rachète,

 

Ta journée a été bonne.

 

                                         

 

Si tu as fait le bonheur de ton prochain

 

Sans demander rien en retour, c'est certain,

 

Ta journée a été bonne.

 

 

 

Œuvrer pour la Paix sans vainqueur,

 

Payer de ta personne avec ton cœur,

 

Ta journée a été bonne.

 

 

 

Rappelle-toi le soir où tu as reçu la Lumière …

 

Homme éclairé. Maître de tes pensées, sans chimère,

 

Tu es devenu un Frère.

 

 

 

Chasse tes tristes pensées de ta nuit solitaire,

 

Faire le Bien ; C'est ton But et Espère …

 

 

 

                « La Nuit est Finie. »

 

 

 

Poème écrit dans les années 20...Auteur inconnu...

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

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jeudi, 12 octobre 2006

Ibn Arabi

Ô toi qui cherches le chemin qui conduit au secret
Reviens sur tes pas car c'est en toi que se trouve le secret tout entier

Ibn Arabi  

20:02 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (2)

mercredi, 04 octobre 2006

Misère est son nom

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Misère est son nom.

   

Les cornettes blanches alignées

Dessinent sur les murs des créneaux protecteurs.

Dans les mouroirs, rideaux sales ou paravents

Râles et chuchotements

On meurt avec les sacrements.

 

Le puits boit aussi bien dans un seau tout percé

Qu’au creux de la main

Misère

Tu me lèche les mains

Tu n’es pas mon chien, passe ton chemin.

 

Dans les lavoirs, l’eau se trouble de taches brunes

Les battoirs du soleil se font rageurs

Bras haut levés et corsages dégrafés.

« Femmes, quel Dieu priez-vous donc,

pour être si sûres de vous ?

Vous avez les genoux tellement calleux. » 

 

 

Naître du mauvais côté

c’est vivre et mourir en bête

Naître du bon côté

c’est vivre et mourir en maître.

D’un côté du soleil,

on se lève bien mieux ou moins bien le matin.

 

On rit on danse sous le ciel

On sue on meurt sous la terre

Les chevaux aux yeux crevés

Roulent leur tête entre leurs jambes

Soleil noir

Une forêt d’arbres retient des monceaux de terre

Meurtrière

Tout peut s’écrouler à tout moment.

Riches ou pauvres on se chauffe

Comme on peut

Avec des truffes gorgées de sang.

 

Misère tu me lèches la main

Tu n’es pas mon chien, passe ton chemin.

 

Les mains se sont alourdies de pierres

Eclairs dans l’air

Des architectes en goguette

Improvisent des barricades hétéroclites

On y danse on y chante

On y râle et on y meurt

Grêle de frelons, d’abeilles

De face ou dans les meurtrières obliques

Le sang est une rivière

L’Internationale est son nom.

 

Le rouge a beaucoup déteint entre deux lunes.

La carriole du teinturier

N’en finit pas de fouetter le vent

Elle caracole un peu partout dans le monde.

 

Misère est son nom.

15:35 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (5)

Nuages

 

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Les nuages aux visages masqués

Avancent

Lourds de présages

Cruels parfois

Jamais indifférents

Les nuages nous montrent le chemin

Joyeux ou pleins de menaces

Observe-les

Ecoute-les

Ils sont vraiment vivants

Apprends à les décrypter

Ils sont porteurs de grands messages

Ils ont réponse à toutes tes questions

Ils sont là dans le ciel

Au-dessus de ta tête

Pour toi

Regarde-les et avance.

09:29 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (2)