Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 03 septembre 2015

L’enfant de la plage

 

Le monde.jpg

 

 

L’enfant de la plage

 

C’est une plage vide où s’étalent les vagues

Déversant des bateaux remplis de réfugiés

Transis de froid de faim dont les esprits divaguent

Vers de lointains pays où ils seront piégés

                                           

Là, un enfant très jeune étendu sur le sable

S’est noyé comme un rat, ainsi que ses parents.

Un sauveteur tardif devant l’inoubliable

Reste muet et figé, le cœur plein de tourments.

 

Couché sur le côté, raide mort. Il dérange !

Sorti d’un cauchemar pour devenir un ange.

Le soleil le réchauffe et le sel le durcit.

 

Il dormira enfin dans une bonne terre

Offrez-lui braves gens des fleurs, une prière.

De là-haut, il sourit et il vous dit merci.

 

 

Gaudeamus (4 Septembre 2015)

jeudi, 03 avril 2008

Sauvez INGRID !

600297866.jpg

Message à un jeune fainéant

Message à un jeune fainéant

 

Tu raccourcis le temps,

Dans les méandres de tes pensées.

Tu joues au crevé,

En bousculant tes heures infligées.

Tu tricotes aux minutes

Ta vie paresseuse et inutile.

Tu traînes ta carcasse, les yeux flous,

Les cheveux dépenaillés,

le pantalon en accordéon sur tes baskets,

une cigarette au bec toujours prête à tomber.

 

Le temps n’a plus cours pour les vivants.

Ils vont triomphants dans de verts pâturages.

Leur existence a un sens.

Ils ne s’accrochent pas aux machines à café.

Leur ordinateur ne chôme pas au travail.

Ils ont sans cesse les manches relevées.

Ils sont souriants, dynamiques, entreprenants,

Des projets à la pelle.

Ils sont amoureux de tout.

En extase devant la moindre manifestation

Des objets, des personnes, des situations,

Qui les entourent, et les yeux brillants.

Ils sont le cœur et les poumons de la société.

 

Toi fainéant, tu fais partie des crevés…

Secoue-toi, bon sang, pour entrer dans le monde des vivants.

Tu as tout à y gagner.

   

lundi, 12 novembre 2007

Petits gars poilus de France

 

002cddde76ac4b0baa81aae026848554.jpg

 

 

Carnet de guerre de Gaston Certain :
"Les morts empestent l'air, on commence à les enterrer. [...] Le spectacle est terrible, le sol remplit de trous d'obus et jonché de cadavres. D'abord ce sont des français on les voit par dizaines au pied des meules de grains, puis viennent les tombes de ceux qu'on a pu enterrer."
8 septembre 1914

 

Petits gars poilus de France

   

Enterrés morts ou vivants

Pire que des chiens

Morts pour la France

Ou l’Allemagne

Pour des généraux planqués

derrière le front

 

Faisant hacher, fusiller les petits gars poilus de France

Et leurs frères allemands

Qui en perdaient leurs bottes et leur pantalon

Dans la merde des tranchées

Se battant pour des généraux  bien gras

Qui s’en foutaient de la France et de l’Allemagne

Ils n’en voulaient qu’à leurs décorations

 

Petits gars poilus de France

Et vous misérables frères allemands

Enterrés sous des tonnes de boue et de ferraille                           

Pire que des chiens

Morts pour la France

Ou pour l’Allemagne

Pour la gloire de généraux bien gras

Qui ne cherchaient que des décorations

Je vous respecte, vous admire et vous aime.

Que vos souffrances, vos larmes, vos terreurs

N’aient pas été vaines

Dormez en paix dans votre beau sol de France

Ou dans votre sol allemand

Grâce à vous la terre

Est plus fertile, plus féconde

Arrosée par votre sang généreux, glorieux.

 

Petits gars poilus de France

Associés à vous misérables frères allemands.

Immense armée d’ombres

Si vous sortiez tous de terre

Quel message apporteriez-vous au peuple de France,

 et au peuple allemand ?

Vous parleriez  de paix, d’amour, de vos joies,

mais aussi de vos peines, de vos souffrances.

Que diriez-vous à nos enfants,  petits-enfants ?

La guerre est une connerie

Elle ne profite qu’aux planqués

Aux fabricants de munitions,

Aux généraux bien gras, bardés de décorations.

Donner sa vie pour un patriotisme décadent.

Quelle connerie, quelle merde la guerre !

 Vive la France, Vive l’Allemagne, dans une Europe unie.

     

mercredi, 03 octobre 2007

Paradis perdu

dc3152cf80656d77df74f2d86dceae71.jpg

Paradis perdu

 

 

Les petits anges jouent au ciel.

À la marelle tracée en croix.

Sur terre, en craie noire, oppressante,

Des mamans, des papas qui pleurent.

Nuits et jours en portant leur croix.

Le tueur d’enfants ricane encore.

La Justice, bien trop clémente,

Le retient au chaud dans ses bras.

 

lundi, 01 octobre 2007

Souhaits pour Rangoon

 

dd3ebddfb22905f1730acaf4fc073a8c.jpg

 

Souhaits pour Rangoon

 

Rangoon a la gueule de bois

De souffre, de sang et de doute.

La junte loin d’être aux abois.

Le peuple groggy et knock-out

 

Les bonzes vont prier Bouddha

Relancer ainsi la révolte

Soulever un sursum corda

Sans mitrailleuses et sans colt

 

En robe safran et pieds nus

Sauront-ils faire des émules

Des démocrates reconnus

Pour tordre le cou aux crapules ?

 

Qu’enfin Rangoon trouve la paix ,

Dans une liberté totale.

Les dictateurs et leurs laquais

Voués au supplice de Tantale !

 

jeudi, 29 mars 2007

Enfant de"Coeur"

 Le Vatican et les crimes sexuels

medium_vaticanpedoic4.jpg
Crimen Sollicitationis a été écrit en 1962 en latin et donné aux évêques du monde entier qui ont reçu l'ordre de la tenir enfermé dans leur Eglise !   http://www.atheturk.com/index.php?option=com_content&task=view&id=85&Itemid=82

Enfant de « Cœur »

 

« La poésie a aussi le devoir de dénoncer les actes les plus abjects

de certains adultes sur des innocents, sans défense. »

 

Soutane retroussée

Dans une sacristie minable

Membre dégainé

En garde à toi

 

Une giclée de lumière

Blanche poisseuse

Entre ses cuisses vierges violées,

Déshabillées de l’aube et du surplis

 

Sa gorge s’étouffe sur le contre-ut

D’une portée de musique

L’extase n’aura pas lieu

Autre que lui le regard basculé

 

Des perles de gui

Sur ses lèvres

Et dans sa bouche une communion

Haut-le-cœur, dessalée.

 

Le coussin du prie-Dieu

Rouge sang

S’agenouille

Consentant

 

L’immaculé de l’enfant

Imberbe

A perdu sa candeur

Sacrée

 

Dehors le ciel étincelle de confettis laiteux.

Le plus beau des désastres n’est pas tout consommé.

Le massacre des innocents attendra.

Le bourreau n’est pas pressé.

   

jeudi, 22 mars 2007

Droit à l'eau! Droit des Hommes !

medium_mars2007_eau.jpg

 

Droit à l’eau ! Droit des hommes !

 

Puits trop profonds

Ensablés

Sans fond

Sans eau

Corde trop courte

Chaleur trop vive

 

Femmes vous peinez

Souffrez

De soif

De faim

Dans l’indifférence

Des pays nantis

 

Vos enfants meurent

De soif

De faim

L’eau vous est interdite

Vos têtes portent une eau misérable

Et dans vos dos des enfants faméliques

 

Vos larmes ne sont ni d’eau, ni de sel

Elles sont de rage

De désespoir

De fureur

De mort inévitable

Dans l’indifférence des pays nantis.

 

Personne n’entend vos cris

De l’eau ! de l’eau !

Pour toute la planète

Sinon elle va mourir !

Droit à l’eau ! droit des hommes !

Pour ne pas mourir !

 

http://www.planfrance.org/no_cache/actualites.html?uid=80&bi_tracked=1

 

jeudi, 28 décembre 2006

S.O.S. On meurt dans le froid !

 

 

medium_logo.JPG

 

 

 

 

 

Bon Saint-Martin tu as coupé ton manteau

Pour en faire des tentes.

Tous ces sans-abris auront-ils assez de toiles

Pour se tenir au chaud

Le long du canal qui porte ton nom ?

 

  Le froid tue

La pauvreté est rejetée

On souffre, on meurt dans le froid.

On s’en fout !

La gloutonnerie des fêtes intéresse plus

Les nantis

On bâfre, on boit, on rit, on nique…

Qu’importe ceux qui crèvent,

Ils n’ont que ce qu’ils méritent.

 

 Les enfants de Don Quichotte

Sont l’armée du bon Saint-Martin

Mais auront-ils assez de force, de voix ,

Pour se faire entendre ?

Et vous politiciens de tout bord qui vivez bien au chaud

Qu’attendez-vous

Pour prendre sérieusement les choses en main ?

 

http://www.lesenfantsdedonquichotte.org/

 

     

dimanche, 05 mars 2006

Graine d'assassin

 

 

Il tague son cœur, son front et ses mains

Du mot HAINE.

Même le soleil ne peut le regarder en face.

Il est trop noir,

Ses yeux trop sombres.

Il a du sang sur les mains.

 

 

Pour lui les miroirs ont perdu leur tain.

Il est trop noir

Bien trop vilain

Il a une sale gueule d'assassin

 

 

Il ne met pas la pitié dans son vin

Il le boit pur

Pour mieux cracher son venin.

 

 

Des hommes cagoulés l'ont menotté

Et jeté en prison.

Il ne mérite même pas la pendaison.

Les jurés lui donneront la perpette…

Et dans vingt ans,

Pour bonne conduite,

S'il est toujours en vie,

Il retrouvera le soleil,

Les mains propres, blanchies.

Toujours noir,

Mais couvert d'oubli.

 

 

Les gens diront : "Qu'avait-il donc fait ?

Son nom ne nous dit rien".

Et ils s'en retourneront tranquilles

S'occuper d'un autre assassin,

Celui-ci bien au quotidien.

De la vraie graine d'assassin.

jeudi, 23 février 2006

Pour l'amour d'Ilan

 

Aux poteaux de la nuit,

Les barbares t'ont supplicié,

Massacré, crucifié.

Au nom de quels intérêts ?

Au nom de quelle religion ?

 

Ta maman à genoux les a suppliés

Et  restera à jamais, meurtrie, éplorée.

Ainsi que tous ceux qui t'aiment.

Ilan, tu seras vengé dans la dignité.

Aujourd'hui et chaque jour à venir,

Un grand cri de toutes les communautés :

Juives, musulmanes, chrétiennes,

A ta mémoire Ilan, contre la non violence

Cette barbarie qui n'a pas de nom.

 

Je dépose sur ton tombeau

Une brassée de roses blanches.

Que ta belle colombe aille porter

La Paix, l'Amour,

Dans tous les endroits de ta tendresse.

 

O Israël ! tu pleures ton enfant.

Tes larmes sont les nôtres.

Que son martyr, change nos cœurs en bien,

En hurlant contre toutes les cruautés

Les barbaries, les guerres, les violences,

D'où qu'elles viennent et de qui elles viennent.

 

Tes souffrances, Ilan, n'auront pas été vaines.

Elles rassemblent tous les hommes.

Elles éveillent leur conscience.

Une cohorte de justes se lève,

Pour apporter, plus d'Amour, de Justice sur la terre.

Que ton âme repose en paix.

.

 

mardi, 21 février 2006

Les volatiles malades de la grippe

 

medium_grippe03.jpg

 

Canards, poulets, volailles en tous genres

Vous êtes la cible des biologistes,

Vétos, écolos et tutti  quanti.

Ils guettent chaque jour votre trépas

Pour vous disséquer, avec gants et masques,

Connaître les causes de votre mal.

On ne vous a jamais tant étudiés !

 

Ils vous enferment dans des poulaillers

Grillagés, cadenassés à souhait.

Loin des vertes prairies et du ciel bleu,

Des ruisseaux, du chant maudit des oiseaux.

On vous inocule tous les vaccins

Surtout contre l'influenza aviaire,

Pour votre survie et la financière…

 

Petits ou grands écrans épargnez-nous

Tous les volatiles dépenaillés,

Bec ouvert, yeux vitreux, plumage terne,

Le cou pendant, malades ou crevés.

 

Sinon, nous n' allons plus avoir envie

De consommer vos viandes infectées.

Nous sommes déjà tristes et malades

De ne plus voir nos chers gallinacés

Gambader, picorer et caqueter.

Misère! Déjà dans les élevages,

On casse les œufs, on broie les poussins.

Les consommateurs sont trop incertains.

 

Médias, soyez vigilants, calmez-vous.

Laissez les experts faire leur boulot,

Tordre le cou à cette sale grippe.

Souhaiteriez-vous annoncer à tort

La grande peste pour l'humanité ?

http://www.grippeaviaire.gouv.fr/

 
 
 

 

jeudi, 09 février 2006

Prophète Mahomet

 

 

On t'a mis une bombe sur la tête

Et de la poudre à canon plein le nez.

Dans ton Coran c'est un grand sacrilège

D'avoir droit de te caricaturer.

C'est un mensonge fort bien accepté !

Quelques mosquées crachent sur tes paroles,

Incitant leurs fidèles à la guerre

A brûler les drapeaux de nos cités.

Les minarets sont des paratonnerres,

Pour protéger Allah d'une fatwa

De mort qui pourrait bien lui arriver.

Le muezzin lâche toutes ses sourates,

Belles colombes pour se faire tuer.

Prends garde à toi prophète Mahomet,

Certains imams portent des mitraillettes.

Ces faux amis veulent t'assassiner.

samedi, 10 décembre 2005

Israéliens, Palestiniens

medium_israelien.jpg
 

Supplique

 
 
 
 

Israéliens, Palestiniens,                           

Puissiez-vous vous serrer la main.              

Les enfants des deux camps                        

Joueraient ensemble,                                     

Sur les places, les rues                                 

Et ramasseraient côte à côte                       

les épis dans les champs.                             

Les femmes pleureraient de joie,                          

Et sans crainte mettraient au monde des enfants.   

 

Israéliens, Palestiniens,                  

Je n’ai  de parti pris.    

Je ne suis d’aucun bord .   

Je pense qu’il devient urgent   

De vous serrer la main.     

Oubliez vos rancunes ,  

Oubliez vos  rancœurs.  

Ils  ne vous apportent que le malheur.    

 

O Seigneur Jésus, n’êtes-vous venu  

Que pour semer la guerre ?     

 

Vous n’aviez ni chars ni tanks ni avions, 

Pour vous défendre de vos ennemis .   

Vous fûtes le seul kamikaze

De votre vie, 

Par amour pour nous tous, pour eux, pour tous les hommes. 

Hélas, votre message

N’a pas été compris.

 

O revenez  Jésus, sur cette pauvre  terre.  

Elle souffre Elle n’en peut plus   

De larmes, de sang, et de guerres.    

 

Israéliens, Palestiniens,      

Embrassez-vous,                  

Serrez-vous la main. 

Grâce à ce geste,     

Un nouveau  genre humain éclairera le monde.

Gaudeamus (mes textes)

 

jeudi, 08 décembre 2005

Pourfendre

Pourfendre                                  
L’héritage putride              
L’hydre à têtes multiples            
Les chacals aux yeux verts.         
                       
Le petit homme obscur,                                     
Le pire des insectes,      
Plus cruel qu’un félin               
Rôde dans le béton.                   
                       
Les miroirs à facettes                      
Multiplient l’homme insecte                   
 
Les anges blancs maudits n’ont plus droit de cité.
 
Prêcheurs des parafoudres,                            
Vous falsifiez  les mots !                                       
Vous acérez vos langues,                    
Dans vos prédications,
Mortelles, mensongères.
Vos oraisons barbues
Sont d’un dieu inconnu.         
 
 Chaque instant, un landau peut partir en fumée.              
 Les poubelles vomir des clous très meurtriers.            
 
Des nuages noirs, lourds,  vont cabosser  la ville.                      
 
Les terrasses , les rues, les magasins, les tours.. .                               
Pourraient bien éclater, comme des fruits pourris.                 
 
Mon cœur blessé entrouvre                 
Les portes de l’enfer…          
 Gaudeamus (mes textes)

vendredi, 02 décembre 2005

Outreau réquisitoire

OUTREAU REQUISITOIRE

 

Malheur à vous juges,

Malheur à vous psys,

Experts en tous genres,

D’avoir condamné,

Autant d’innocents,

Sur la foi d’enfants,

Abusés, violés

Et manipulés,

Par votre justice

Et par des parents,

Indignes du nom

De père et de mère.

 

Malheur à vous juges,

Malheur à vous psys,

Experts en tous genres,

Beaucoup trop payés.

Vous n’êtes pas dignes

De faire un travail

Si humble soit-il,

Bien mieux accompli,

Par de braves gens,

Plus sérieux que vous.

Réviser vos cours

De psychologie.

Vos rapports humains

Sont un vrai chagrin.

 

Malheur à vous juges,

Malheur à vous psys,

Experts en tous genres.

Vous êtes des monstres.

Sans cœur, sans pitié.

Vous serez jugés

Serez condamnés,

Par vos inculpés,

Quatorze innocents

Bafoués et dont un

Poussé au suicide

Tous désespérés

Par une justice

Inique et violente.

Qu’ils n’hésitent pas,

Ainsi que vos pairs

Sans faille et intègres,

A vous envoyer

Croupir en enfer.

 

Gaudeamus

                       

mardi, 29 novembre 2005

Mon clochard

 
 

Dans le parc désert

Sous un froid glacial

Un clochard barbu

Et bien mal vêtu

Boit à la bouteille

Les dernières gouttes

De son sang gelé.

Je m’approche de lui

Je lui tends la main.

Son regard perdu

Son regard lointain

Cherche  dans sa tête.

« Est-ce mon ami

Ou un ennemi ? »

« T’as pas un euro ? »

« Plutôt un refuge ? »

« Qu’on me fout’ la paix ! »

Le bonhomme insiste :

« T’as pas un euro ? »

Je lui en sers dix.

Il rit, me sourit.

Il bafouille un mot :

Un petit merci

Et vite m’oublie

Je pars mécontent

Bouillant de colère

Dans mon sang bien chaud

Mais, ai-je le droit

D’obliger un pauvre

A mener la vie

D’un petit bourgeois ?

J’en sais foutre rien.

Sa richesse à lui

C’est son vin. Putain !

 

Gaudeamus

 
 
 

samedi, 26 novembre 2005

Mort comme un chien

 Aujourd’hui 25 novembre 2005  

J’ai effacé de mon blog tous mes écrits, poèmes, etc., pour le dédier à cet homme mort ce matin de froid, et aussi à tant et tant d’autres d’hier, d’aujourd’hui et, hélas ! encore demain…  

Quand cela prendra-t-il fin ? Il y en a marre des bons sentiments, des promesses des hommes politiques, de cette société aveugle, sourde, indifférente au malheur qui les entoure… Il y en a marre, archi marre ! Mais bon dieu ! quand cela prendra-t-il fin ?

 

 

 

Mort comme un chien.

 

Ô mon Dieu pourquoi, mais pourquoi ?

Un homme a été expulsé,

Comme un chien galeux, misérable.

Bien sûr, juste avant les grands froids.

 

On l’a retrouvé ce matin

Mort gelé, mort dans sa voiture

Avec quelque argent dans ses poches

Et des provisions dans son coffre.

 

Ô mon Dieu pourquoi, mais pourquoi ?

Il est mort fier, en plein hiver,

Rejeté, déçu par ses frères

Qui ne savaient pas, mais pourquoi ?

 

Le cœur de l’Abbé Pierre pleure,

Lui, le combattant du malheur.

Je dédie ces quatrains, à Toi,

Pauvre Inconnu, mort comme un chien.

 

Gaudeamus

 

 

vendredi, 25 novembre 2005

Léon Deubel

 

Merci de vos commentaires et je vous répondrais par ce poème de Léon Deubel qui a connu la vie de bohème…avec l’abandon, la détresse et le désespoir.

Une nuit de janvier 1906, sa misère le conduit au Carrrousel, et là, sur un banc, dans l’ombre, il composa cette prière : la prière de l’âme humaine qui souffre, et entrevoit, au travers de ses douleurs, Le Consolateur.

 

 Seigneur ! je suis sans pain, sans rêve et sans demeure.
Les hommes m’ont chassé parce que je suis nu,
Et ces frères en vous ne m’ont pas reconnu
Parce que je suis pauvre et parce que je pleure.
 
Je les aime pourtant comme c’était écrit
Et j’ai connu par eux que la vie est amère,
Puisqu’il n’est pas de femme qui veuille être ma mère
Et qu’il n’est pas de cœur qui entende mes cris.
 
Je sens, autour de moi, que les bruits sont calmés,
Que les hommes sont las de leur fête éternelle.
Il est bien vrai qu’ils sont sourds à ceux qui appellent.
Seigneur ! pardonnez-moi s’ils ne m’ont pas aimé !
 
Seigneur ! j’étais sans rêve et voici que la lune
Ascende le ciel clair comme une route haute.
Je sens que son baiser m’est une pentecôte,
Et j’ai mené ma peine aux confins de sa dune.

Mais j’ai bien faim de pain, Seigneur ! et de baisers !
Un grand besoin d’amour me tourmente et m’obsède,
Et sur mon banc de pierre rude se succèdent
Les fantômes de Celles qui l’auraient apaisé.
 
Le vol de l’heure émigre en des infinis sombres,
Le ciel plane, un pas se lève dans le silence,
L’aube indique les fûts dans la forêt de l’ombre,
Et c’est la Vie, énorme encor qui recommence !


 


jeudi, 20 octobre 2005

LES BOURREAUX

medium_les_bourreaux.jpg

 

Je ne sais pas pourquoi tout s’emberlificote,

Dans un monde irréel chargé de désespoir.

J’entends les innocents, écrasés sous les bottes,

Crier et supplier les bourreaux dans le noir.

                       

L’amour n’a plus sa place et le peuple le vote.

Les brutes vont chanter et pourrir au pressoir,

Et la lune grimace aux rôdeurs qui grignotent,

A pleines dents , le blé, arraché aux trottoirs.

 

Les gros rats vert de gris agitent leurs menottes.

Les chiendents caverneux poussent surtout le soir.

Les hommes soleilleux nulle part n’ont la cote.

 

La femme au ventre rond se cache et ne veut voir

Le berceau répugnant de langes, de culottes

Qu’on lui roule en riant, pour tuer tout espoir.

Gaudeamus (mes textes)