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dimanche, 15 janvier 2006

Rien que le vent

Une sainte peut tomber dans la boue et une prostituée monter dans la lumière, mais jamais ni l'une ni l'autre ne pourra devenir une honnête femme.
Léon Bloy


                                        

Rien que le vent dans tes cheveux  

Et de la cendre dans mes poings.   

Que ton corps tendu comme un arc  

Et mon visage appuyé sur le tien.   

Rien que les mots de notre couche,   

Les écrits en feu de nos lèvres.   

Rien que toi au sommet des vagues  

Et cet amour impossible car acheté,    

Au carrefour d’une rue détestable.   

Je t’y ai enlevée au cours d’un soir d’orage.

Belle des caresses de tous les hommes 

De leurs désirs et de leur cruauté.      

Rien qu’un éclair, un songe dans ma tête 

Et tout fut changé pour l’éternité.  

Tout amour surtout misérable   

Reste inscrit dans les gènes de l’humanité.  

De notre humanité et de nos vanités. 

Croire qu’un Dieu en nous pourra tout contrôler.

Bénie soit notre folie réprouvée

Cet amour impossible en nos corps torturés.

Tu cultivais en toi ce chancre de la mort  

Tu m’en a protégé, pleurant larmes de rage,

Fuyant les eaux troubles de nos désirs 

Les passions prohibées de nos abîmes 

Les joies enfumées au bout de nos doigts .

Pourtant nos  étreintes nous ont trahis.

Nous avons su que l’enfer nous était promis.

Je t’ai quittée et tu ne m’as pas retenu,  

Car tu n’étais qu’une fille maudite

Rien qu’un amour de passage pour me punir

D’avoir bien trop aimé les masques de la nuit. 

Gaudeamus

http://www.sosfemmes.com

 

 

 
   
 

Commentaires

Poésie dure mais très belle, merci pour le lien SOSfemmes que je ne connaissais pas.

Écrit par : Andréa Falcolette | dimanche, 15 janvier 2006

J'aime bien tes poemes Gaudeamus. bravo Ces filles perdues sont bien les masques de la nuit.

Écrit par : Violaine | lundi, 23 janvier 2006

"Rien qu’un amour de passage pour me punir"... Je pense aux passantes, sous ces masques de pluies... ces chères images aperçues, espérances d'un jour déçues....

Écrit par : S. | mercredi, 25 janvier 2006

J'irai donc lire Artaud dans mes ballades du week end.... sourire

Et ne jamais me rapeller que mes préoccupations sont celles de toutes les jeunettes de mon age...la multiplication est vulgaire je trouve.

Écrit par : L'Autre | samedi, 04 février 2006

Voilà une bonne conclusion et Bon Week-end à la campagne avec Antonin...

Écrit par : Gaudeamus | samedi, 04 février 2006

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