vendredi, 02 mars 2007
Soleil noir
"TROU NOIR" de Clotilde Chabaud-Sauvage (décembre 2005)
http://www.atelierdeclotilde.fr/
Soleil Noir
Un éclair froid dans ses yeux
bleus.
Sur son front, une mèche rebelle
blonde.
Un blouson de cuir marron,
mal fermé, égratigné par le temps.
Jean bleu, cendré, troué, délavé, trop grand.
Des bottes rouges, à talons plats.
Une cigarette cassée à ses lèvres
rouges.
« T’as du feu mec ? »
« Je ne fume pas »
« T’es un trouduc ! »
« Si tu le dis… mais toi t’es belle, comme un soleil noir !»
« Ah bon, si tu le dis…mec ! »
Soudain !
Des myosotis dans ses yeux.
Des flammes d’or dans ses cheveux.
Un sourire de pivoine, sous une coulée de neige…
Brutale, elle me tourne le dos, en me lançant :
« Je te la souhaite bonne, mon mignon ! »
La ruelle étroite et sale prend un air de fête.
Dans le bar d’en face, le saxo de John Coltrane
joue des notes, rudes et rauques…Une merveille !
Je repars, persuadé que les soleils noirs cachent des trésors.
Gaudeamus
16:10 Publié dans Poésies sur l'amour, les femmes.. | Lien permanent | Commentaires (3)
mercredi, 21 février 2007
Khalil Gibran
Vous devez tout à tous. »
Khalil Gibran
07:45 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 20 février 2007
Rencontre
Rencontre
Elle à les cheveux blonds ,
collés au chapeau.
Un œil bleu sur la joue droite.
Le nez dans l’autre œil
Les dents peignent ses cheveux
La bouche sur le front.
Une marguerite au menton.
Une oreille pendue au plafond.
L’autre écoute du jazz sur un grille pain.
De son sein gauche, très généreux,
coulent du miel et des abeilles.
Son sourire est partout.
Dans les rideaux, Chagall a épinglé des anges,
pour emmerder Picasso.
Elle est plus femme que jamais.
Je ne la connais pas encore.
Ses doigts dansent sur un clavier d'ordinateur.
Ses pieds tricotent des nuages légers.
Elle chante et crie à toute la planète
Qu’il faut la remettre sur pieds.
Je recolle les morceaux.
L’habille, la déshabille,
La coiffe, la décoiffe,
Je lui coule une robe azur,
piquée de petits pois verts.
Coup de foudre !
J’en tombe complètement cinglé.
Je cours l’épingler sur « Amoureux.com ».
19:25 Publié dans Poésies sur l'amour, les femmes.. | Lien permanent | Commentaires (3)
vendredi, 26 janvier 2007
BILL O’HANLON (USA)
« La religion est faite pour ceux qui ont peur d’aller en enfer,
La spiritualité est faite pour ceux qui y sont déjà allés»
20:45 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (1)
jeudi, 25 janvier 2007
« Odes à la joie »
« Odes à la joie »
Oh, qu’ici puisse être la joie
D’un rire cristallin
Dans mes yeux
Pour te donner à boire
À la coupe de notre amour !
Oh, puissai-je être assez stable,
Avoir la légèreté du rire
Sur mes lèvres
Et faire sortir ton cœur lourd
Des profondeurs de la souffrance humaine !
Oh, puissai-je transfigurer
Avec la lumière du rire
Autour de moi,
Les ombres de ton besoin
De certitude de réussite !
Oh, qu’ici puisse être la joie
D’un rire cristallin
Dans mes yeux
Pour te donner à boire
Du cœur de mon amour !
Joie !
Oh, la sentir pulser
Dans le creux de nos mains jointes !
Oh, la sentir battre
Dans le frisson de nos souffles mélangés !
Oh, être cette joie dansante
En être l’écho
Au travers de la myriade de chambres
En voûtes de nos esprits …
Notre joie,
La joie du monde entier,
La joie de Dieu,
L’incompréhensible, le total, l’absolu !
Oh, ne faire qu’un avec la joie
Dans tous ces cœurs désencaptivés !
Oh, ne faire qu’un avec la joie
Du centre infini, de la circonférence sans fin,
Et la tenir, la serrer, doucement, jusqu’à ce qu’elle pleure presque
D’extase insupportable.
La joie,
La joie immense du Cœur Divin !
Dane Rudhyar - 1952
20:09 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (1)
mardi, 23 janvier 2007
Ce n'est qu'un au revoir cher Abbé Pierre
Ce n’est qu’un Au Revoir
Cher Abbé Pierre,
Tu as assumé ta compassion et ta charité,
Au risque de te perdre dans la misère.
Tu as assumé ton amitié,
Au risque de te faire passer pour renégat.
Tu as assumé tes passions d’homme de chair,
Au risque de te vautrer dans de fausses tendresses.
Tu as assumé tes distinctions honorifiques,
Au risque de l’orgueil.
Tu as assumé tes vœux de prêtre, parfois infidèles,
Au risque de déplaire à ton Dieu.
Les hommes te considèrent soit grand pécheur,
Soit bienheureux ou saint.
Qu’importe...
Tu nous as appris à suivre les mouvements de notre cœur
Ici et maintenant sur terre,
Sans honte et sans peur, au nom de l'AMOUR.
Merci à toi Père.
13:30 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (3)
dimanche, 21 janvier 2007
Citations
"Ce vaisseau si frêle se vide encore et encore et se remplit éternellement d'une vie neuve.
Cette petite flûte de roseau a franchi collines et vallons et y a soufflé une mélodie toujours nouvelle.
Le don infini vient à moi, dans ces mains pourtant si petites...
Les âges passent, se déversent sans fin et
pourtant il reste toujours un puits à emplir."
Rabindranath Tagore
"Comme deux oiseaux d'or perchés sur l'arbre du Soi-Même,
comme deux amis intimes, l'Ego et le Soi se répondent dans le même corps.
Le premier mange les fruits doux et amers de l'arbre de vie,
le second l'observe dans le détachement."
Mundaka Upanishad
19:24 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 19 janvier 2007
Les Upanishads
Dieu a créé
les sens tournés vers l’extérieur,
aussi l’homme regarde-t-il vers l’extérieur,
et non vers l’intérieur de lui-même.
De temps à autre,
une âme audacieuse en quête d'immortalité, tourne
son regard vers l’intérieur et se trouve elle-même.
Celui qui connaît la réalité silencieuse, inodore, sans saveur,
intangible, sans forme, impérissable, surnaturelle, inaltérable,
qui n’a ni commencement ni fin et qui est immuable,
celui-là échappe aux griffes de la mort
Les Upanishads
19:44 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 13 janvier 2007
William Blake
L'oiseau a son nid, l'araignée sa toile, et l'homme l'amitié.
William Blake
23:33 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 05 janvier 2007
Le Bal des Pendus
Au gibet noir, manchot aimable,
Dansent, dansent les paladins,
Les maigres paladins du diable,
Les squelettes de Saladins.
Messire Belzébuth tire par la cravate
Ses petits pantins noirs grimaçant sur le ciel,
Et, leur claquant au front un revers de savate,
Les fait danser, danser aux sons d'un vieux Noël!
Et les pantins choqués enlacent leurs bras grêles:
Comme des orgues noirs, les poitrines à jour
Que serraient autrefois les gentes damoiselles,
Se heurtent longuement dans un hideux amour.
Hurrah, les gais danseurs qui n'avez plus de panse!
On peut cabrioler, les tréteaux sont si longs!
Hop, qu'on ne cache plus si c'est bataille ou danse!
Belzébuth, enragé, racle ses violons!
Ô durs talons, jamais on n'use sa sandale!
Presque tous ont quitté la chemise de peau;
Le reste est peu gênant et se voit sans scandale.
Sur les crânes la neige applique un blanc chapeau:
Le corbeau fait panache à ces têtes fêlées,
Un morceau de chair tremble à leur maigre menton:
On dirait, tournoyant dans les sombres mêlées,
Des preux raides heurtant armures de carton.
Hurrah, la bise siffle au grand bal des squelettes!
Le gibet noir mugit comme un orgue de fer!
Les loups vont répondant, des forêts violettes:
À l'horizon, le ciel est d'un rouge d'enfer...
Holà, secouez-moi ces capitans funèbres
Qui défilent, sournois, de leurs gros doigts cassés
Un chapelet d'amour sur leurs pâles vertèbres:
Ce n'est pas un moustier ici, les trépassés !
Oh! voilà qu'au milieu de la danse macabre
Bondit, par le ciel rouge, un grand squelette fou
Emporté par l'élan : tel un cheval se cabre:
Et, se sentant encor la corde raide au cou,
Il crispe ses dix doigts sur son fémur qui craque
Avec des cris pareils à des ricanements,
Puis, comme un baladin rentre dans la baraque,
Rebondit dans le bal au chant des ossements.
Au gibet noir, manchot aimable,
Dansent, dansent les paladins,
Les maigres paladins du diable,
Les squelettes de Saladins.
Arthur Rimbaud
10:10 Publié dans Poètes du monde entier | Lien permanent | Commentaires (5)
jeudi, 04 janvier 2007
"Vieubonome"
”Vieubonome”
Je suis vieux et malade
Mais pas foutu
Du moins pas encore !
La nuit je dors mal
Mais le ciel est étoilé
Le jour le soleil brille
Et les amis m’appellent
Mon chien me fait la fête
Et mon chat se laisse caresser
Je suis vieux et malade
Mais pas foutu
Du moins pas encore
Je vais clopin-clopant au cimetière
Voir les ami(e)s qui y sont
Et je leur dis de ne pas s’en faire
Ils me reverront bientôt
Jeune et en bonne santé
Mais pas encore !
Le facteur m’apporte des nouvelles
Mais pas celles du cœur.
Internet est ma planète
Je vais y voir les vivants et les morts
Et je dépose parfois mes peines
Et mes joies dans les forums
J’ai un pseudo : « Vieubonome »
Si vous m’y rencontrez
Faites-moi un clin d’œil !
Ma femme beaucoup plus jeune
M’a quitté pour des cieux plus cléments
Elle m’a complètement oublié…
Elle me trouvait taciturne et grognon
Et au lit trop entreprenant.
Mes deux enfants et mes trois petits enfants
Viennent me voir seulement à la saison des cerises
Ils vivent loin de France et m’écrivent
Et me téléphone pour ainsi dire jamais
Je suis un vieux bonhomme malade
Mais pas foutu
Du moins pas encore
J’ai toujours des rêves d’amour et de grandeur
Vous verrez je finirai en Seigneur
Sur un grand coup d’épouvante
Qui me conduira au milieu des anges.
Où je connaîtrai enfin le vrai bonheur...14:58 Publié dans HUMOUR - IRONIE | Lien permanent | Commentaires (3)
mardi, 02 janvier 2007
Paul Eluard
Je t’aime pour toutes les femmes que je n’ai pas connues
Je t’aime pour tous les temps où je n’ai pas vécu
Pour l’odeur du grand large et l’odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond pour les premières fleurs
Pour les animaux purs que l’homme n’effraie pas
Je t’aime pour aimer
Je t’aime pour toutes les femmes que je n’aime pas
Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien qu’une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd’hui
Il y a toutes ces morts que j’ai franchies sur la paille
Je n’ai pas pu percer le mur de mon miroir
Il m’a fallu apprendre mot par mot la vie
Comme on oublie
Je t’aime pour ta sagesse qui n’est pas la mienne
Pour la santé
Je t’aime contre tout ce qui n’est qu’illusion
Pour ce cœur immortel que je ne détiens pas
Tu crois être le doute et tu n’es que raison
Tu es le grand soleil qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi. »
© Paul Éluard, Le Phénix, Œuvres complètes, II, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1968, page 439.
17:10 Publié dans Poètes du monde entier | Lien permanent | Commentaires (0)
Bonne et heureuse année à tous
16:27 Publié dans Poésies et textes divers | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 28 décembre 2006
S.O.S. On meurt dans le froid !
Bon Saint-Martin tu as coupé ton manteau
Pour en faire des tentes.
Tous ces sans-abris auront-ils assez de toiles
Pour se tenir au chaud
Le long du canal qui porte ton nom ?
Le froid tue
La pauvreté est rejetée
On souffre, on meurt dans le froid.
On s’en fout !
La gloutonnerie des fêtes intéresse plus
Les nantis
On bâfre, on boit, on rit, on nique…
Qu’importe ceux qui crèvent,
Ils n’ont que ce qu’ils méritent.
Les enfants de Don Quichotte
Sont l’armée du bon Saint-Martin
Mais auront-ils assez de force, de voix ,
Pour se faire entendre ?
Et vous politiciens de tout bord qui vivez bien au chaud
Qu’attendez-vous
Pour prendre sérieusement les choses en main ?
http://www.lesenfantsdedonquichotte.org/
12:00 Publié dans POEMES "COUPS DE GUEULE" | Lien permanent | Commentaires (4)
jeudi, 21 décembre 2006
Jacques Prévert
Chanson
pour les enfants l'hiver
- Dans la nuit de l'hiver
- galope un grand homme blanc
- c'est un bonhomme de neige
- avec une pipe en bois
- un grand bonhomme de neige
- poursuivi par le froid
- il arrive au village
- voyant de la lumière
- le voilà rassuré.
- Dans une petite maison
- il entre sans frapper
- et pour se réchauffer
- s'assoit sur le poêle rouge,
- et d'un coup disparait
- ne laissant que sa pipe
- au milieu d'une flaque d'eau
- ne laissant que sa pipe
- et puis son vieux chapeau.
- Jacques Prévert
20:15 Publié dans Poètes du monde entier | Lien permanent | Commentaires (0)
Deerrare itinere, a vero
Deerrare itinere, a vero.
32
Souviens-toi ô chercheur que toute vérité
Mérite un gros labeur ; la source n’est tarie
Que lorsque tu rendras l’âme en humilité
Ton savoir sera grand et ta chair bien pétrie.
33
Dans un certain caveau au pays des lutins
Des méchants korrigans te donneront les cartes
Dans l’église « lugubre » où s’est tué un marin
En buvant un « alcool » qui venait de la « Sarthe ».
34
Noël 2007, la messe de minuit
Folie que tout cela ; je vous le fais bien dire
Regardez bien la crèche, l’enfant Jésus sourit
Joseph montre du doigt la voûte du navire.
35
Marie, mais pourquoi donc, tourne-t-elle le dos ?
Mystère du X vin. Tu trouveras l’arcane
En brassant, embrassant tout le jeu de tarot
La maison dieu est loin, va donc voir la « gitane »
36
Prends ton vélo chercheur, le chemin n’est pas long
La rue sent fort l’alcool. L’usine est bien ouverte
La chèvre de Seguin n’a qu’à faire qu’un bond
Le grand loup ouvrira la voie qui t’est offerte.
Vincor ut credam.
Gaudeamus in sinu
17:45 Publié dans Esotérisme | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 17 décembre 2006
Shakespeare
Shakespeare
17:16 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)
Jean Sulivan
Soulèvement des foules chrétiennes à l'occasion de Noël. Refus d'identifier le Galiléen au Jésus des cheminées, des sapins, goinfreries. Refus de recevoir et de faire des cadeaux. Invitation à la sobriété. Grève des achats.
(L'écart et l'alliance. Paris, Gallimard, 1981 ). )
10:19 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 16 décembre 2006
Cyrano et Roxane
Cyrano et Roxane
Cyrano rencontre Roxane chez son ami, le restaurateur Ragueneau. Roxane et Cyrano évoquent leur enfance heureuse et ce soir-là Roxane révèle à son cousin qu’elle est amoureuse d’un beau jeune homme à qui elle n'a jamais parlé, son nom Christian Neuvillette.
Elle lui demande de protéger cet homme qu'elle a aimé dès le premier regard lors d'une représentation à la Comédie. Ce jeune homme vient d’entrer comme cadet dans la compagnie de Cyrano. Désespéré, Cyrano qui rêve de dire à la charmante Roxane "Je t'aime" accepte malgré tout. Lui si laid, affublé d'un long nez rencontre Christian et se prend de sympathie pour ce beau jeune homme qui lui avoue qu’il ne sait pas parler d’amour. Cyrano lui propose de l'aider à conquérir Roxane. Il prêtera son talent d'écrivain et d'amoureux, et écrira à sa place les lettres enflammées qui sauront séduire Roxane. Sous le charme la passion unit les deux amoureux.
La guerre qui est aux portes de la ! France emporte dans la mort l'amoureux de Roxane. La jeune femme est anéantie de douleur.
Cyrano gardera le silence pendant quinze ans alors que Roxane, toujours amoureuse de Christian, est entrée au couvent. Cyrano vient très régulièrement lui rendre visite. Un jour, le cousin de la jeune femme est tombé dans un attentat et arrive blessé à la tête. Il se meurt mais ne laisse rien voir à Roxane. Il veut lire la dernière lettre de Christian. Il la lit avec une telle facilité et une telle émotion que Roxane s'interroge. Cyrano lui avouant son amour elle découvre que c’est de lui dont elle était vraiment amoureuse.
12:22 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)
Sénèque
c’est parce que nous n’osons pas que c’est difficile. »
Sénèque
07:34 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)







