coheva42

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 16 août 2026

J'ai beaucoup péché… mais pas assez

J'ai beaucoup péché… mais pas assez

Ô vagues de mon âme,
paradis perdu,
un démon m'enlace
pour des mots défendus.

Un ange me rattrape :
il a tout vu, tout entendu.
L'enfer attendra.

Le démon ricane,
l'ange me rassure.
Serais-je assez fort pour me battre
avec mes armes un peu rouillées,
aux pieds d'une Vierge
sans grande envergure ?

Dans la chapelle aux murs moussus,
le bénitier s'assèche
de prières révolues.

L'autel est fait
de boue séchée.
Le calice, prisonnier de l'hostie,
attend sans doute l'hérétique,
assoiffé d'un vin divin,
grand cru de paradis.

J'ai beaucoup péché…
mais pas assez.

Alors, démon, reprends-moi !
De luxure,
d'injures,
de parjures,
je t'en conjure.

L'ivresse me va bien,
le péché aussi.

Viens donc,
diable bourru,
me rappeler que je suis vivant.

Gaudeamus. (2023)

 

samedi, 08 août 2026

L'ANGE ET LE DÉMON

L'ANGE ET LE DÉMON

En moi
depuis toujours,
un ange et un démon
se disputent la lumière.

L'un me dit :
« Monte.
Détache toi de la terre.
Oublie le poids du corps,
la fièvre du désir,
le trouble des sens. »

L'autre murmure :
« Reste.
Respire.
Aime la chair qui t'a été donnée.
Ne méprise pas le sang,
la caresse,
la chaleur d'une main. »

Et moi,
entre leurs deux voix,
je ne sais plus
lequel écouter.

J'ai exalté la chair
jusqu'à m'y perdre.

J'ai exalté l'Esprit
jusqu'à oublier
que j'étais un homme.

J'ai voulu être ange
et je n'ai trouvé
que mes ailes brisées.

J'ai voulu être démon
et la nuit elle-même
m'a fait peur.

Alors j'ai compris :

la chair n'est pas l'ennemie de l'Esprit,
et l'Esprit n'est pas le juge de la chair.

La chair est peut-être
la terre où l'Esprit
cherche à prendre racine.

Et l'Esprit,
la flamme secrète
qui empêche la chair
de devenir cendre.

Peut-être faut-il
que l'ange descende
et que le démon
apprenne à lever les yeux.

Peut-être faut-il
que l'un donne ses ailes
à l'autre,
et que l'autre lui donne
son poids de terre.

Alors,
en moi,
ils cesseraient de se combattre.

L'ange déposerait
sa lumière
dans les mains du démon.

Et le démon,
pour la première fois,
pleurerait.

Non de honte.

Mais de reconnaissance.

Car peut-être que Dieu
ne nous demande pas
de choisir entre la chair et l'Esprit,

mais de devenir
l'endroit même
où ils peuvent enfin

s'aimer

Gaudeamus

 

mercredi, 05 août 2026

Le dernier secret

Le dernier secret

À la fin,

Dieu ne nous demandera peut-être pas
combien de vérités
nous avions trouvées.

Il regardera seulement
si notre cœur
est devenu assez vaste
pour qu'un oiseau s'y pose
sans avoir peur.

Il ne pèsera pas
nos livres,
nos doctrines,
nos victoires.

Il prendra notre silence
dans Ses mains
comme on recueille
une goutte de rosée
avant que le soleil ne l'efface.

Et s'Il y découvre
un peu d'amour,
fût-il grand
comme une graine de moutarde,

Il sourira.

Car l'éternité
commence peut-être
chaque fois
qu'un être aime
plus qu'il ne se possède.

Gaudeamus

 

mardi, 04 août 2026

Le pauvre saint

Le pauvre saint

Mon Dieu,

je n'ai point le cœur des héros.

Je suis de ceux
qui tombent pour un caillou,
qui pleurent d'un mot,
qui doutent d'un silence.

Je ne sais pas monter bien haut.
Mes ailes sont de terre.

Je voudrais seulement
ne pas Te perdre
dans le bruit de mes jours.

Les saints...
On les croit faits de neige.

Ils sont peut-être
de pauvre argile,
comme nous.

Mais leur argile
ne refuse pas la Main
qui la reprend sans cesse.

Chaque soir
ils Lui donnent
leur ouvrage manqué,
leurs impatiences,
leurs blessures secrètes,
leur pauvre amour
qui n'a pas su aimer assez.

Et Dieu sourit,
comme une mère
devant le pain
qu'un enfant a pétri
de ses doigts maladroits.

Alors la sainteté
n'est pas d'être grand.

Elle est d'être petit
jusqu'au bout.

D'accepter
que tout bien
vienne d'En Haut
comme la pluie
sur les jardins desséchés.

Mon Dieu,

quand viendra le dernier soir,
je ne T'apporterai
ni miracle,
ni victoire.

Je déposerai seulement
dans Tes mains
mon cœur usé
d'avoir voulu T'aimer.

Et si Tu le trouves
encore plein de poussière,
essuie le doucement.

Tu reconnaîtras bien
qu'il est à Toi.

Gaudeamus ( Méditation sur la sainteté)

mercredi, 15 juillet 2026

Ceux qui cherchent Dieu

Ceux qui cherchent Dieu

Avant que la Croix ne dresse son ombre
Sur la colline où tremblait le monde,
Qui Te priait, Seigneur,
Dans le silence des siècles ?

Tu regardais déjà les hommes.
Tu voyais leurs mains levées vers les étoiles,
Leurs temples de marbre,
Leurs feux sacrés,
Leurs chants inconnus
Qui montaient pourtant jusqu'à Toi.

Tu étais là,
Avant que l'on prononce Ton Nom.

Pourquoi tant d'attente ?
Pourquoi ces millénaires
Où les peuples marchaient
Comme des enfants dans la nuit,
Cherchant une lumière
Dont ils ignoraient la source ?

Le temps de Dieu
N'est pas celui des horloges.
Il ressemble à la lente naissance
D'une aurore
Qui prépare depuis toujours
Le premier rayon.

Puis vint un homme,
Pauvre parmi les pauvres,
Qui parlait d'amour
Comme personne n'en avait parlé.

Il ne possédait rien
Sinon un regard
Capable de relever les morts vivants,
Les oubliés,
Les pécheurs,
Les blessés du cœur.

Et les hommes,
Craignant davantage la lumière
Que les ténèbres,
Le clouèrent sur le bois.

Ils pensaient arrêter une voix ;
Ils ouvrirent un chemin.

Depuis,
Les siècles répètent Son Nom.
Des cathédrales montent vers le ciel,
Des cloches répondent aux minarets,
Les synagogues gardent l'Alliance,
Les pagodes veillent dans le silence,
Les sages méditent,
Les mystiques prient,
Et chacun tend les mains
Vers l'Invisible.

Qui donc possède Dieu ?

Personne.

Car Dieu n'est pas une frontière,
Ni un royaume réservé,
Ni un livre refermé.

Il est le souffle
Qui traverse tous les livres,
Toutes les prières,
Tous les visages.

Celui qui aime
Le connaît déjà
Sans toujours savoir Son Nom.

Celui qui pardonne
Le rencontre déjà
Sans avoir vu Son visage.

Celui qui console
Touche déjà
Le bord de Son manteau.

Et moi,
Vieil homme au seuil du soir,
Je n'ai plus tant besoin de réponses.

Les grandes certitudes
Se sont assises auprès de mes doutes
Comme deux amis
Qui regardent ensemble le même coucher de soleil.

Je ne demande plus :
« Quelle est la vraie religion ? »

Je demande seulement :

« Seigneur,
Apprends-moi à Te reconnaître
Sous les traits de chaque être humain.

Fais que je ne confonde jamais
La vérité avec l'orgueil,
La foi avec la peur,
La religion avec le pouvoir.

Si Tu es plus grand
Que tous nos temples,
Plus vaste
Que toutes nos Écritures,
Plus profond
Que toutes nos théologies,

Alors ouvre mon cœur
Plutôt que mon esprit.

Et lorsque viendra pour moi
Le dernier silence,

Que je découvre enfin
Que Tu marchais à mes côtés
Depuis le commencement des siècles,
Bien avant que les hommes
Ne commencent à parler de Toi. »

Gaudeamus

 

mercredi, 04 mars 2026

Les foudres de la grâce

Les foudres de la grâce

Sous le ciel tremblant de l’aube
un serment ancien respire encore.
Le monde, mâle et mal mêlés,
cherche la trace d’un miracle.

La peur marche à pas lents
dans les rues de l’impermanence.
Chaque pierre sait déjà
que Dieu est mort mille fois
dans la bouche des hommes.

Et pourtant —
une foudre traverse la nuit,
brève comme un pardon.

Femelle lumière sur les toits,
elle ouvre les mains fermées,
elle brise le poids du mal.

Alors quelqu’un murmure
que la grâce n’est pas douce toujours,
qu’elle tombe parfois du ciel
comme une vérité brûlante.

Et dans le silence après l’orage,
les cœurs comprennent enfin
que même la peur
peut devenir miracle.

GAUDEAMUS

 

lundi, 09 août 2021

ESPRIT TU ES LÀ !

ESPRIT TU ES LÀ !

 

Rien à contrôler

l'Esprit est présent,

au dedans,

Mon âme chante

La nuit s'enflamme

de tous mes sens,

Que dire à l'Esprit ?

Il n'est que présence,

Je le laisse m'envahir,

Entre deux pensées

l'Esprit se présente,

Rien à contrôler,

Vide absolu

Bien-être intense

SILENCE

Un autre monde

le merveilleux, l'incommensurable,

l'Amour absolu, infini, lumière bleue, orange,

l’extase au millième de seconde

La vraie vie,

J'existe enfin vraiment,

 

GAUDEAMUS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ARBRE

L'arbre

 

Grave ton nom

sur l'écorce

l'arbre t'en sera reconnaissant

Son sang sera le tien

et le tien le sien,

Ton nom chantera

dans la sève

et l'arbre

vieillira bien,

Toi tu n'en tirera

que du bien.

 

GAUDEAMUS

GRECE

GRECE

         Dragons rouges

langues de sang

La Grèce n'en finit pas

d'abattre les monstres,

Acres fumées

tueuses de poumons,

La Grèce n'en finit pas

d'avaler les monstres,

Ne jetez pas n’importe où

vos mégots mécréants,

Les forêts vous supplient,

Ne les achevez pas

Elles sont innocentes,

Nous avons besoin d'elles

pour nous changer du dedans,

GAUDEAMUS

jeudi, 16 juillet 2015

Redeviens un enfant !

229910pinocchioblurayoriginal.jpg


Redeviens un enfant !

 

Il n’y a pas d’abîme, il n’y a que le vide.

Le temps n’est que présent, passé, futur, néant

Le cosmos est immuable, au ciel aucune ride.

La terre un peu se plisse, vieillit ou rajeunit.

 

Dans mon cœur un oiseau s’entraîne aux vocalises

Ami(e) d’un jour, d’un soir, tu fais en moi ton nid.

En paix, je dors la nuit, oreiller en valise

Où je garde en secret tous mes rêves enfouis.

 

J’attends la fin du monde, enragé de vitesse

Comme un i immobile, absorbant le bonheur

Un gros dragon de feu me tient toujours en laisse

Je contemple chaos, pauvreté et malheur.

 

Je suis pourtant heureux, l’amour se laisse vivre.

Rien à me reprocher, à part quelques péchés.

Je me suis converti en lisant de pieux livres.

Les anges m’ont souri et un chien m’a léché.

 

Je ne suis pas roublard, sauf pour les gros imberbes

Un petit peu coquin et quelque brin menteur.

Le nez de Pinocchio, je manie bien le verbe,

Enfant intelligent mais manipulateur.

 

Durant mon internat du temps de mes études

Ânonnant grec, latin, piétinant le français

Pour en sortir le jus, jouant les saints, les prudes.

Mes professeurs m’aimaient, certains me cajolaient.

 

Un soir dans le dortoir des paroles furtives

A mon oreille chaste une envolée de mots.

Je perdis le sommeil, franchissant l’autre rive,

Je découvris la vie, interdite aux puceaux.

 

Je n’ai cessé de jouir, tel un angelot rose.

Dieu m’a fait trébucher. J’ai rencontré Satan.

Je me suis confessé en faisant quelques poses.

Puis l’Esprit m’a crié : Redeviens un enfant !

  Gaudeamus

 

 

 

vendredi, 27 février 2015

Alfred de Musset

J'ai perdu ma force et ma vie,

Et mes amis et ma gaieté ;

J'ai perdu jusqu'à la fierté

Qui faisait croire à mon génie.

[…]

Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.

Le seul bien qui me reste au monde

Est d'avoir quelquefois pleuré.

Alfred de Musset

 

(extrait du poème Tristesse)

lundi, 28 avril 2008

Bourdin & Co à RMC

414276160.jpg

Bourdin & Co à RMC

 

Petit matin au réveil

Bourdin & Co

Sarko et Carla s’amourachent

Prix en hausse

Moral d’un auditeur au plus bas

 

Pourquoi s’énerver

Il faut rire et s’amuser

Ne pas mentir aux français

Dire toujours la vérité

 

Solo guitare…

 

Quand Bourdin & Co me réveillent

Le café aussi me réveille

Un croissant ou deux

Un bon jus d’orange

Je vois la vie en rose

En jaune, en bleu, en blanc…

 

Saxo blues…

 

J’ai un coup de blues

Tout fout le camp

C’est plus le moment

Un auditeur a changé de ton..

 

Solo guitare…

 

Bourdin & Co se réjouissent

Il faut se bouger !

Un auditeur transmet sa positivité

Et tout repart en solo

Je vais grimper aux rideaux

La journée va être chaude

Mon moral est au plus haut

 

Saxo et guitare dans le soleil …

 

Un oiseau chante à ma fenêtre

Bourdin & Co ont un punch terrible ce matin…

 

Il faut se bouger, se prendre par la main…

Je vais aller marcher, frais et joyeux ,dans ce petit matin …     

Au retour,

Les Grosses Têtes ont intérêt à bien se tenir

Qu’ils ne me foutent pas le moral en l’air

avec les mécontentements des auditeurs

et tous  les problèmes politiques…

Il faut se bouger Nom de Dieu !

 

vendredi, 30 novembre 2007

Haïku du jour

Tanka du jour :

Samedi 01 Décembre 2007  

 

Des feuilles qui glissent

Le vieux se casse en tombant

Le col du fémur  

 

Les jolies feuilles d’automne

Peuvent vous coûter la vie

dimanche, 23 septembre 2007

Conseils ( fâcheux ) à un jeune poète.

« L’art est un jeu. Tant pis pour celui qui s’en fait un devoir ».

Max Jacob  “Conseils à un jeune poète”

   

Conseils ( fâcheux ) à un jeune poète.

 

Rouscaille, rabote ton verbe

Et fluctuat nec mergitur.

Tu n’es qu’un “poèteux” en herbe

Ô moussaillon les temps sont durs.

 

Va et travaille l’orthographe

Ta grammaire beugle trop fort.

Tes textes, sur lesquels tu piaffes,

Penchent gravement à bâbord.

 

Fouine les rimes, synonymes.

Pianote sur le net coquin

Le sérieux, le pusillanime,

Et trifouille dans tes bouquins

 

Trempe ta plume dans l’acide.

Taille tes crayons au couteau.

Et, pour être certain d’un bide,

Garde tous tes meilleurs morceaux.

 

Tu deviendras bien un génie.

Tes griffons surgiront plus tard,

Quand ta poésie réunie

Plaira à tous, même aux ringards.

 

Gaudeamus

dimanche, 24 juin 2007

Je n'ai songé qu'à toi

Je n’ai songé qu’à toi

Je n'ai songé qu'à toi, ma Belle, l'autre soir.
Quelque chose flottait de tendre dans l'air noir,
Qui faisait vaguement fondre l'âme trop pleine.
Je marchais, on eût dit, baigné dans ton haleine.
Les souffles qui passaient semblaient rouler dans l'air
Un souvenir obscur et tiède de ta chair.
J'aurais voulu t'avoir près de moi, caressante,
Appuyée à mon bras dans ta grâce enlaçante,
Et lente et paresseuse, et retardant le pas
Pour me baiser sans bruit comme on parle tout bas.
L'amour vibrait en moi comme un clavier qu'on frôle
Ô câline d'amour bercée à mon épaule !
Et je t'évoquais toute avec ton grand manteau,
Et la touffe de fleurs tremblante à ton chapeau,
Et tes souliers vernis luisant dans la nuit sombre,
Et ton ombre au pavé fiancée à mon ombre.
Il est ainsi des soirs faits de douceur qui flotte,
De beaux soirs féminins où le cœur se dorlote,
Et qui font tressaillir l'âme indiciblement
Sous un baiser qui s'ouvre au fond du firmament.

Tes yeux me souriaient... et je marchais heureux
Sous le ciel constellé, nocturne et vaporeux,
Pendant que s'entrouvrait, blancheur vibrante et pure,
Mon âme - comme un lys ! - passée à ta ceinture.

 

 

Albert Samain (1858-1900) Le Chariot d’Or

Albert Samain

 

mardi, 02 janvier 2007

Bonne et heureuse année à tous

medium_voeux2007-carte_mer.jpg

samedi, 16 décembre 2006

Sacrebleu !

 

 

La nuit ne porte pas conseil

Elle éteint les rumeurs intérieures

Elle broie les cerveaux

Elle embaume les corps

La nuit est insipide

Elle est torride à la fois

Et monstrueuse

Elle brise les élans

Et les cauchemars sont ses enfants

J’ai vu Dieu dans mes rêves

Et le démon ricanait

Sulpiciens, dominicains, bénédictins

Et tout le saint-frusquin

Dormez bien et chantez matines et laudes.

De tous vos bréviaires,

De toutes vos prières,

De toutes vos mauvaises et saintes pensées

Faites-en un immense ostensoir

Et que nos âmes reposent en paix.

Que le Seigneur vous bénisse et vous protège.

 

 

Amen sacrebleu !

mercredi, 28 juin 2006

FOOT

 

FOOT

 

Une immense clameur escalade le ciel  

Un stade en feu, hurlant                                

Sur des joueurs en shorts, en maillots  rouge et blanc          

Qui tapent dans un ballon rond,                   

Avec des cris et des jurons                           

Chaussettes bien tirées et bandeau sur le front.                                

 

L’herbe bleue voltige sous les crampons 

 

Ils jouent  leur vie les grands, au jeu des grands enfants     

Les vaincus seront hués, jetés à la géhenne                  

Les vainqueurs adulés et portés en triomphe.                                         

 

Corps désarticulés, couverts de sueur chaude             

 

La nuit torride et rouge aboie au pied des buts     

Mon dieu qu’il fait lourd !                                   

 

 Brusquement, je me réveille en sursaut               

Un ballon flotte au-dessus de mon lit           

Un ange me sourit

Le gardien de mon âme     

Tient dans ses mains le globe étincelant de ma vie.         

samedi, 15 avril 2006

Mort où est ta victoire ?

 

 

 

Mort où est ta victoire ?

 

La terre s'est ouverte

Plaie béante aux langues de feu

Le Ressuscité a jailli dans son corps de lumière

La souffle de l'Esprit rédempteur

Resplendit sur la terre et dans les cieux.

 

Mort où est ta victoire ?

Mort tu es vaincue.

Nous sommes toutes et tous des ressuscités

Encore faut-il entrer dans la nouvelle matière

Et découvrir notre corps glorieux.

 

Le Christ s'est levé

Le Christ règne sur la terre

Il nous dit que nous sommes des êtres de lumière

Que notre âme est immortelle

Que nous sommes tous des dieux.

http://www.croire.com/article/index.jsp?docId=6408&ru...

 

   

dimanche, 26 mars 2006

Adieu l'ami


  
 
Je marche dans les rues, des braises plein les mains
Le museau de l'hiver, bien au chaud dans mes poches
Mon cœur un peu transi  a pris froid  au soleil
Je sais que le printemps y remettra bon ordre
 
Il me faudra du temps pour oublier la mort.
Elle a fauché plein fouet un de mes  amis  chers.
On avait beaucoup ri , dans la roue d'un manège,
En prenant des photos, dans les airs et le froid.
 
Mes larmes sont taries et je serre les dents,
Je ne suis qu'une impasse, inquiète dans le noir,
Cherchant toujours l'ami, souffrant et las de vivre
Qui a mangé du chanvre, au lever d'un jour sombre.
 
Cet horrible matin, que pouvions-nous pour toi ?
As-tu connu la peur, sur ce nouveau manège ?
Nous étions pourtant là, pour t'aider, te parler.
Mais tu as préféré partir, seul, sans paroles.
 
Tu nous laisse groggy et nous t'aimons très fort.
Malgré notre chagrin, va, continue ta route.
Des êtres tant aimés vont te prendre la main.
La Lumière t'attend, au bout de ton chemin.