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jeudi, 16 juillet 2015

Redeviens un enfant !

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Redeviens un enfant !

 

Il n’y a pas d’abîme, il n’y a que le vide.

Le temps n’est que présent, passé, futur, néant

Le cosmos est immuable, au ciel aucune ride.

La terre un peu se plisse, vieillit ou rajeunit.

 

Dans mon cœur un oiseau s’entraîne aux vocalises

Ami(e) d’un jour, d’un soir, tu fais en moi ton nid.

En paix, je dors la nuit, oreiller en valise

Où je garde en secret tous mes rêves enfouis.

 

J’attends la fin du monde, enragé de vitesse

Comme un i immobile, absorbant le bonheur

Un gros dragon de feu me tient toujours en laisse

Je contemple chaos, pauvreté et malheur.

 

Je suis pourtant heureux, l’amour se laisse vivre.

Rien à me reprocher, à part quelques péchés.

Je me suis converti en lisant de pieux livres.

Les anges m’ont souri et un chien m’a léché.

 

Je ne suis pas roublard, sauf pour les gros imberbes

Un petit peu coquin et quelque brin menteur.

Le nez de Pinocchio, je manie bien le verbe,

Enfant intelligent mais manipulateur.

 

Durant mon internat du temps de mes études

Ânonnant grec, latin, piétinant le français

Pour en sortir le jus, jouant les saints, les prudes.

Mes professeurs m’aimaient, certains me cajolaient.

 

Un soir dans le dortoir des paroles furtives

A mon oreille chaste une envolée de mots.

Je perdis le sommeil, franchissant l’autre rive,

Je découvris la vie, interdite aux puceaux.

 

Je n’ai cessé de jouir, tel un angelot rose.

Dieu m’a fait trébucher. J’ai rencontré Satan.

Je me suis confessé en faisant quelques poses.

Puis l’Esprit m’a crié : Redeviens un enfant !

  Gaudeamus

 

 

 

vendredi, 27 février 2015

Alfred de Musset

J'ai perdu ma force et ma vie,

Et mes amis et ma gaieté ;

J'ai perdu jusqu'à la fierté

Qui faisait croire à mon génie.

[…]

Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.

Le seul bien qui me reste au monde

Est d'avoir quelquefois pleuré.

Alfred de Musset

 

(extrait du poème Tristesse)

lundi, 28 avril 2008

Bourdin & Co à RMC

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Bourdin & Co à RMC

 

Petit matin au réveil

Bourdin & Co

Sarko et Carla s’amourachent

Prix en hausse

Moral d’un auditeur au plus bas

 

Pourquoi s’énerver

Il faut rire et s’amuser

Ne pas mentir aux français

Dire toujours la vérité

 

Solo guitare…

 

Quand Bourdin & Co me réveillent

Le café aussi me réveille

Un croissant ou deux

Un bon jus d’orange

Je vois la vie en rose

En jaune, en bleu, en blanc…

 

Saxo blues…

 

J’ai un coup de blues

Tout fout le camp

C’est plus le moment

Un auditeur a changé de ton..

 

Solo guitare…

 

Bourdin & Co se réjouissent

Il faut se bouger !

Un auditeur transmet sa positivité

Et tout repart en solo

Je vais grimper aux rideaux

La journée va être chaude

Mon moral est au plus haut

 

Saxo et guitare dans le soleil …

 

Un oiseau chante à ma fenêtre

Bourdin & Co ont un punch terrible ce matin…

 

Il faut se bouger, se prendre par la main…

Je vais aller marcher, frais et joyeux ,dans ce petit matin …     

Au retour,

Les Grosses Têtes ont intérêt à bien se tenir

Qu’ils ne me foutent pas le moral en l’air

avec les mécontentements des auditeurs

et tous  les problèmes politiques…

Il faut se bouger Nom de Dieu !

 

vendredi, 30 novembre 2007

Haïku du jour

Tanka du jour :

Samedi 01 Décembre 2007  

 

Des feuilles qui glissent

Le vieux se casse en tombant

Le col du fémur  

 

Les jolies feuilles d’automne

Peuvent vous coûter la vie

dimanche, 23 septembre 2007

Conseils ( fâcheux ) à un jeune poète.

« L’art est un jeu. Tant pis pour celui qui s’en fait un devoir ».

Max Jacob  “Conseils à un jeune poète”

   

Conseils ( fâcheux ) à un jeune poète.

 

Rouscaille, rabote ton verbe

Et fluctuat nec mergitur.

Tu n’es qu’un “poèteux” en herbe

Ô moussaillon les temps sont durs.

 

Va et travaille l’orthographe

Ta grammaire beugle trop fort.

Tes textes, sur lesquels tu piaffes,

Penchent gravement à bâbord.

 

Fouine les rimes, synonymes.

Pianote sur le net coquin

Le sérieux, le pusillanime,

Et trifouille dans tes bouquins

 

Trempe ta plume dans l’acide.

Taille tes crayons au couteau.

Et, pour être certain d’un bide,

Garde tous tes meilleurs morceaux.

 

Tu deviendras bien un génie.

Tes griffons surgiront plus tard,

Quand ta poésie réunie

Plaira à tous, même aux ringards.

 

Gaudeamus

dimanche, 24 juin 2007

Je n'ai songé qu'à toi

Je n’ai songé qu’à toi

Je n'ai songé qu'à toi, ma Belle, l'autre soir.
Quelque chose flottait de tendre dans l'air noir,
Qui faisait vaguement fondre l'âme trop pleine.
Je marchais, on eût dit, baigné dans ton haleine.
Les souffles qui passaient semblaient rouler dans l'air
Un souvenir obscur et tiède de ta chair.
J'aurais voulu t'avoir près de moi, caressante,
Appuyée à mon bras dans ta grâce enlaçante,
Et lente et paresseuse, et retardant le pas
Pour me baiser sans bruit comme on parle tout bas.
L'amour vibrait en moi comme un clavier qu'on frôle
Ô câline d'amour bercée à mon épaule !
Et je t'évoquais toute avec ton grand manteau,
Et la touffe de fleurs tremblante à ton chapeau,
Et tes souliers vernis luisant dans la nuit sombre,
Et ton ombre au pavé fiancée à mon ombre.
Il est ainsi des soirs faits de douceur qui flotte,
De beaux soirs féminins où le cœur se dorlote,
Et qui font tressaillir l'âme indiciblement
Sous un baiser qui s'ouvre au fond du firmament.

Tes yeux me souriaient... et je marchais heureux
Sous le ciel constellé, nocturne et vaporeux,
Pendant que s'entrouvrait, blancheur vibrante et pure,
Mon âme - comme un lys ! - passée à ta ceinture.

 

 

Albert Samain (1858-1900) Le Chariot d’Or

Albert Samain

 

mardi, 02 janvier 2007

Bonne et heureuse année à tous

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samedi, 16 décembre 2006

Sacrebleu !

 

 

La nuit ne porte pas conseil

Elle éteint les rumeurs intérieures

Elle broie les cerveaux

Elle embaume les corps

La nuit est insipide

Elle est torride à la fois

Et monstrueuse

Elle brise les élans

Et les cauchemars sont ses enfants

J’ai vu Dieu dans mes rêves

Et le démon ricanait

Sulpiciens, dominicains, bénédictins

Et tout le saint-frusquin

Dormez bien et chantez matines et laudes.

De tous vos bréviaires,

De toutes vos prières,

De toutes vos mauvaises et saintes pensées

Faites-en un immense ostensoir

Et que nos âmes reposent en paix.

Que le Seigneur vous bénisse et vous protège.

 

 

Amen sacrebleu !

mercredi, 28 juin 2006

FOOT

 

FOOT

 

Une immense clameur escalade le ciel  

Un stade en feu, hurlant                                

Sur des joueurs en shorts, en maillots  rouge et blanc          

Qui tapent dans un ballon rond,                   

Avec des cris et des jurons                           

Chaussettes bien tirées et bandeau sur le front.                                

 

L’herbe bleue voltige sous les crampons 

 

Ils jouent  leur vie les grands, au jeu des grands enfants     

Les vaincus seront hués, jetés à la géhenne                  

Les vainqueurs adulés et portés en triomphe.                                         

 

Corps désarticulés, couverts de sueur chaude             

 

La nuit torride et rouge aboie au pied des buts     

Mon dieu qu’il fait lourd !                                   

 

 Brusquement, je me réveille en sursaut               

Un ballon flotte au-dessus de mon lit           

Un ange me sourit

Le gardien de mon âme     

Tient dans ses mains le globe étincelant de ma vie.         

samedi, 15 avril 2006

Mort où est ta victoire ?

 

 

 

Mort où est ta victoire ?

 

La terre s'est ouverte

Plaie béante aux langues de feu

Le Ressuscité a jailli dans son corps de lumière

La souffle de l'Esprit rédempteur

Resplendit sur la terre et dans les cieux.

 

Mort où est ta victoire ?

Mort tu es vaincue.

Nous sommes toutes et tous des ressuscités

Encore faut-il entrer dans la nouvelle matière

Et découvrir notre corps glorieux.

 

Le Christ s'est levé

Le Christ règne sur la terre

Il nous dit que nous sommes des êtres de lumière

Que notre âme est immortelle

Que nous sommes tous des dieux.

http://www.croire.com/article/index.jsp?docId=6408&ru...

 

   

dimanche, 26 mars 2006

Adieu l'ami


  
 
Je marche dans les rues, des braises plein les mains
Le museau de l'hiver, bien au chaud dans mes poches
Mon cœur un peu transi  a pris froid  au soleil
Je sais que le printemps y remettra bon ordre
 
Il me faudra du temps pour oublier la mort.
Elle a fauché plein fouet un de mes  amis  chers.
On avait beaucoup ri , dans la roue d'un manège,
En prenant des photos, dans les airs et le froid.
 
Mes larmes sont taries et je serre les dents,
Je ne suis qu'une impasse, inquiète dans le noir,
Cherchant toujours l'ami, souffrant et las de vivre
Qui a mangé du chanvre, au lever d'un jour sombre.
 
Cet horrible matin, que pouvions-nous pour toi ?
As-tu connu la peur, sur ce nouveau manège ?
Nous étions pourtant là, pour t'aider, te parler.
Mais tu as préféré partir, seul, sans paroles.
 
Tu nous laisse groggy et nous t'aimons très fort.
Malgré notre chagrin, va, continue ta route.
Des êtres tant aimés vont te prendre la main.
La Lumière t'attend, au bout de ton chemin.
 

vendredi, 17 mars 2006

Un village et deux enterrements

Un village et deux enterrements

 

Il fait plus noir qu'au fond d'un puits.

Il fait plus noir que du charbon.

L'église au loin sonne le glas,

Pour un inconnu du village.

Il y aura beaucoup de monde.

Les gens aiment les respectables.

Ils ont pouvoir sur les vivants.

 

Le potard guette l'ordonnance

Et le médecin le malade.

Le gros boucher le bon vivant.

Le charcutier, le gros cochon.

Le coiffeur guette les hirsutes

Les deux cafés les croque-morts.

Et le curé son goupillon,

Son requiem de tradition.

 

Le p'tit village tout entier

A pris une tête d'enterrement.

 

Le cimetière est en beauté

Pour y loger cet inconnu.

Il y aura beaucoup de monde.

Les gens aiment les respectables,

Ils ont pouvoir sur les vivants.

 

L'église au loin sonne le glas.

C'est la fin de l'enterrement.

Le p'tit village tout entier

Reprend sa tête de tous les jours,

Sa tête de bon vivant.

 

Demain les cloches sonneront,

A pleines volées dans le ciel,

Pour des mariés très inconnus.

Il y aura beaucoup de monde.

Les gens aiment les respectables,

Ils ont pouvoir sur les vivants.

 

Le p'tit village tout entier

Aura la tête en tourbillon.

Les deux cafés seront ouverts,

Pour un tout autre enterrement :

Celui d'une vie de garçon !

 
 
 

lundi, 20 février 2006

Le festin de pierre

                                               

 

Je vois les somptueux palais       

De Rome et de la Grèce antique,     

Entre tes seins lourds dérobés.                  

 

Le lac des cygnes et les flamands roses  

 ne sont rien à côté.  

Les singes au cul vert et rouge t’ont léchée.                                  

J’ai senti sur toi leur haleine   

De poivre et de laine mouillée. 

 

Que pensent les cloches à manivelles  

Qui tournent très souvent autour de toi ?                   

Rien ne peut m’échapper,                          

Dans l’iceberg de mon cœur.                    

Les éléments tordus de mes neurones           

N’ont rien à envier

Aux forçats enchaînés.              

 

Moi seul sait que tes cuisses sont de verre                

Ta bouche de granit grenât.                      

D’autres que moi ne savent pas                           

Que ton ventre couvert de lierre                  

Gémit sous mes tenailles, mes  ébats.

 

Tu ries à la rivière emperlée dans la mousse   

Que j’ai mis à ton cou, un jour de grand orage.   .  

 

Je n’ai pas eu besoin de Cupidon.     

Tes fesses de reine  

Jouissent de mes larmes.

Je hais les pigeons impolis  

Qui  fientent et forniquent  

Sur ta prunelle aveugle. 

 

Viens un soir dans mes bras.  

Notre festin, sera un vrai festin de roi            

Et tu seras ma reine et je serai ton roi.    

Un festin de pierre et de lierre.                        

Le plus merveilleux,  

Jamais contemplé des étoiles.   

 

mercredi, 15 février 2006

OCEANO NOX

 
 

Fricassées de marins

Aux pompons alcooliques

En bordées de vauriens

Aux sexes mécaniques

Jurons jupitériens

Ecarte les  que j'te nique

Au fond des sous-marins

Musique océanique

Et les mains vont bon train

Sur l'anguille érotique

Dans les placards mesquins

Aux pin-up pathétiques

Le regard très lointain
Oh rien de romantique !
 

La soupe brasse les marins

Vomissures  diarrhéiques

Pour la pâtée des requins

Aux infos télescopiques

Des messages lointains

Pas toujours sympathiques

L'océan fouette les marins

Souvent schizophréniques

Qu'on  pris un sale grain

Dans des orages cyclothymiques.

 

Mais voici que d'horribles crapoussins

Aboyeurs, pas très catholiques,

Sur un horizon  de feu, surgissent en essaim 

Au présage sombre et dramatique

Et retournent, d'un coup, nos p'tits marins

Dans les fonds profonds, pour un requiem océanique.

Gaudeamus

 
 

mardi, 07 février 2006

Hommage à ton visage

 

 

Visage perdu, visage arraché,

Visage reçu, visage remodelé,

Visage vivant !

Les masques ont quitté ta nuit.

Ô femme, tu es la plus belle !

Tu embellis nos journées.

Toutes les fleurs de la terre

ne suffiraient pas à combler ton bonheur

ni le nôtre

Ô beauté ! infinie, retrouvée.

Tes Pygmalions méritent  bien d'être encensés.

Merci de nous permettre

d'admirer ton visage ensoleillé.

 

 

http://sciences.nouvelobs.com/sci_20060118.OBS2546.html

 

 

samedi, 04 février 2006

DIS PAPA... ?

 

 

Un bouquet de plumes

Dans un ciel d'acier

L'oiseau tombe en vrille

Le chasseur l'a touché

 

Le feu a roussi les feuilles du peuplier

 

La fin de cette journée traîne

Une odeur de fumier

La fourche est bien trop lourde pour le soulever.

 

Tiens, j'ai des perles de sang

Au bout des doigts

J'attendrai

Que l'hiver déshabille les bois,

Pour les essuyer.

 

Nuit sans étoiles

Un chat-huant s'est pendu

Maladroitement

En voulant crier.

 

Dans l'âtre de la cheminée

Les bûches dansent contentes

Elles vont quitter un monde parfait

Mais sans joie.

 

Comme chaque soir,

La télévision touille la même soupe,

Epicée et amère.

 

Dis papa, pourquoi les gens sont aussi méchants?

 

Je est un autre...

 

Je divague souvent dans des contrées austères,

Sous un ciel  de métal, où mon esprit se perd.

Je est  vraiment un autre. Aux confins de ces terres

Des êtres mystérieux s’emparent de mes vers.

 

Il faudra bien un jour arrêter ma toupie.

Partir à tout jamais, sans espoir de retour.

Tirer ma révérence : adieu la compagnie,

Errer au marécage, au pays des vautours. 

 

Il me faudra goûter, de ce carton putride,

Attendant ce soleil, caché, présent en moi.

Il jaillira d’un coup, de mon corps apatride.

Je le serrerai fort, pour calmer mes émois.

 

Ce soleil radieux irradiera mon âme

Et je n’aurai plus peur, car enfin délivré

De ce carcan hideux où souvent je me pâme

Pauvre hère perdu, au milieu des crevés.

 

Mon départ imminent, s'inscrit dans les étoiles

Dans mon jardin, les fleurs caressent doucement

Ma belle âme araignée, accrochée à la toile

La  jacinthe me chante l'air pour un amant

                                                                                   

Je ne suis pas pressé de quitter l’éphémère
Les rêves de maya emplissent mes sabots

J’avoue, en vérité, j'aime ton giron, terre,

Ma douce prostituée, aux mensonges si beaux.

 
 
 
 
 

Que veulent les hommes ?

 

 

 

Mon poing au pelochon, à tête de requin.

Graver un myosotis au lobe de l'oreille.

Brailler un chant paillard lorsque tombe la nuit.

Faut bien tuer le temps plutôt que les baleines.

 

 

La barque du pêcheur ballotte sur les flots.

La lamproie va mourir et oublier la mer.

Chasser et massacrer est à l'ordre du jour

Tous les loups et les ours vont quitter notre terre.

 

 

Une perle d'étoile est nichée dans un lys.

Un chat émerveillé regarde un oiseau mort.

Rien ne vaut une vie, au bas même du cœur.

 

 

L'enfant casse ses jouets, comme le fait son père.

Les cerisiers en fleurs ont envie de pleurer;

Ils voudraient bien savoir ce que veulent les hommes.

jeudi, 02 février 2006

Un évangile pour un enfant

J'ai vu hier mille corbeaux dans un champ.

C'est pas possible dit son ami,

Comment as-tu pu les compter ?

Sur mes doigts.

Ce n'est pas possible lui dit son ami :

Tu n'as pas assez de doigts ?

Si, j'ai pris mes dix doigts,

et  les dix doigts de tous ceux que j'aime :

Mon père, ma mère, mon frère, ma sœur,

Un africain, un chinois, un indien, un papou, un américain.

 
 

Tu pourras le faire toi aussi demain.

Les mille corbeaux reviennent dans le même champ tous les matins.

 

Son ami s'en alla triste,  il ne pouvait pas :

Il s'était fâché avec son frère le jour même…

 

mercredi, 04 janvier 2006

Instant de Bonheur

"Mozart danse au bras de la lumière qui meurt" ((Christian Bobin "Mozart et la pluie")

                   

Sous un ciel de laine

Grands arbres crucifiés, en très beaux pains de sucre,

Poudrés, tels des acteurs de théâtre givrés.

Mains et bras suppliants, accueillants, c’est selon…

 

Au fond, la cathédrale, en dentelles de verre,

Illuminée par un soleil pâlot

Qui couve sous des pelotes de cendres.

 

Craquements étouffés, sous des coussins de neige.

Temps suspendu, figé et un peu irréel.

 

Dans le ciel, sept corbeaux, à petits cris froissés,

Comme une craie sur une ardoise d’écolier,

Ecrivent ces deux noms, liés en un seul nom :

Beauté Tendresse

 

Soudain, grimpe à mon âme, en joie, émerveillée,

Aux barreaux d’une échelle, appuyée à mon cœur,

Une sonate pure et douce de Mozart.

Adagio et andante, allegro, puis piano

Pour finir de pincer la harpe de mon être.

 
 

Toute beauté mérite un instant de tendresse.

Toute Beauté Tendresse, accueille une musique,

La musique de l’Âme.

Gaudeamus