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lundi, 18 mai 2026

UKRAINE

UKRAINE

Dans les nuits trouées par les drones,
l’Ukraine compte ses pleurs,
et la Russie avance encore
dans la boue noire des territoires brûlés.

Les chars écrasent les jardins,
les enfants serrent des poupées sans yeux,
les femmes prient dans des caves humides
où la peur respire plus fort que le sommeil.

Au loin, un président promet la victoire,
un autre fait des serments devant les caméras,
et Vladimir Poutine parle d’histoire
pendant que les orphelins apprennent
le silence des ruines.

L’Europe regarde avec sa conscience blessée

partagée entre pétitions, discours et aveuglement ;
elle allume des bougies sur les places publiques
mais le vent des atrocités souffle plus vite
que les mots des diplomates.

Ô Dieu,
combien de punition faudra-t-il encore
pour que les hommes comprennent
qu’aucune religion n’a jamais demandé
des villes éventrées
ni des mères ensevelies sous les pierres ?

La guerre mange les saisons.
Elle transforme la joie en cendre,
les écoles en cimetières,
les chansons en alarmes.

Et pourtant,
au milieu des sirènes,
un enfant dessine une colombe ;
une femme partage son pain ;
un vieil homme relève un arbre tombé.

Alors la paix, fragile comme une flamme,
continue malgré tout
à marcher dans les décombres,
comme si l’humanité refusait encore
de mourir entièrement.

GAUDEAMUS

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