dimanche, 13 avril 2008
Au bord de la rivière
Au bord de la rivière
J’ai déformé mes mots,
J’ai cabossé ma tête,
Pour massacrer mes maux,
Pour pouvoir faire la fête.
J’ai roulé des cailloux,
Pour remplir la rivière.
J’ai arraché mes genoux,
À faire des prières.
J’ai cru aux préludes,
Mais l’amour n’y était pas.
Et c’est dans les turpitudes
Que mon cœur a fait les premiers pas.
Roule belle fille de joie.
J’ai laissé ma peau à tes cuisses,
Pour oublier mon désarroi.
Je t’ai bien payée pour ce préjudice.
Un jour, là bas, au bord de la rivière,
Une jeune fille toute pure
M’apparut et me fut très hospitalière.
Elle m’a retenu tendrement dans ses guipures.
Depuis mon cœur chante la joie.
Je sais que l’amour est sauvage,
Bien planqué, mais pas rabat-joie.
Il attend patiemment pour faire un doux ravage.
La rivière murmure toujours comme une abeille.
Des jeunes couples y viennent en riant,
Mais aussi des vieux et des vieilles,
Le dard amoureux toujours aussi vaillant.
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dimanche, 30 mars 2008
Le pied de vigne
LE PIED DE VIGNE
Tout au fond du jardin,
Un pied de vigne mort,
Avec une tête de clown :
Bien triste d’être mort.
Un rayon de soleil,
Quelques gouttes de pluie,
Ne lui redonnent vie.
Pourtant un matin de printemps…
Une corneille malicieuse,
Sur son nez de guignol,
Lui chie sans vergogne
Un gros caca tout blanc.
Le triste pied de vigne
Se remet soudain à sourire.
Il se sait enfin utile,
À satisfaire les besoins des grolles.
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mercredi, 19 mars 2008
Entre ciel et terre
Dans la cave
Il y a encore les cris
Les angoisses du petit garçon.
Les sirènes qui déchirent les tympans
Les pleurs d’une maman
Des enfants effrayés
Les tremblements de la voûte
Des bruits assourdissants
Des lueurs des éclairs
Des bombardements
Le vasistas n’est vraiment pas assez fermé
Une petite fille a pris ma main
Elle a pris ma bouche
En me serrant fort
Elle m’a murmuré :
Tu sais, avec toi, je n’ai pas peur .
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dimanche, 24 février 2008
Jalousie
Le serpent aux yeux verts.
C’est un amour non partagé :
D'instants faits de feu et de glace.
Le cœur part en toupie et tombe,
S’écrase en vrille, sans tendresse.
Le regard fuit, devient mordant,
Plein de jalousie, de rancune,
D’un passé toujours bien vivant,
Comme un serpent lové en elle,
Tel un lierre tenu, tenace.
Il ne la tente pas de pommes,
Mais plutôt de fermer ses cuisses,
Et de cadenasser son sexe.
Debout elle ronge son frein.
Couchée elle se donne au diable,
En s’offrant seule du plaisir,
Pour se punir et le punir
De ne rien trouver dans ses poches.
Des soupçons nébuleux, informes.
L’homme qui partage sa vie
La croit frigide ou asexuée,
Ou ayant regret d’un amant.
C’est un serpent lové en elle
Il l’emprisonne, la tenaille,
Lui bouffe le cœur, les entrailles.
Qui peut la délivrer du monstre,
L’extirper de sa pauvre tête ?
En vain des psy ont essayé…
Mais le serpent est bien plus fort.
Il est né de la nuit des temps,
Et il œuvre dans les ténèbres.
Il sait enchaîner ses esclaves.
Il possède leur corps, leur âme.
C’est son unique subsistance.
L’espoir a quitté cette femme
Son cœur a épongé l’amour.
Sa vie sur terre est un enfer.
Elle est sous l’emprise infernale
Du cruel serpent aux yeux verts.
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dimanche, 23 décembre 2007
Noël 2007
Noël 2007
Noël est ce qu’il y a de plus beau
Naissance d’un Enfant Divin
Dans le plus grand dénuement
Par amour pour le genre humain
Noël est ce qu’il a de plus beau
Un bœuf et un âne dans une étable
Pour réchauffer de leur souffle
Un enfant né dans une mangeoire
Noël est ce qu’il a de plus beau
Des bergers des rois mages
Qui s’inclinent sur un berceau
Les mains pleines de cadeaux
Noël est ce qu’il y a de plus beau
Une étoile très brillante
Pour guider tout ce monde
Vers le plus majestueux des enfants
Noël est ce qu’il y a de plus beau
La promesse d’une ère nouvelle
Basée sur l’amour universelle
Et la victoire sur la mort
Noël est ce qu’il y a de plus beau
Plus qu’un conte pour enfant
Le retour tous les 25 décembre
Aux merveilles renouvelées de notre enfance
Noël est ce qu’il y a de plus beau
Des anges, des chants, des musiques, des lumières
Des cadeaux qui nous tombent du ciel
Offerts par des mains pleines de tendresse.
Noël est ce qu’il y a de plus beau
De la joie, de la gaieté, des élans d’amour
L’espoir de la fin de tous les conflits
De toute souffrance, de tout emprisonnement…
C’est les vœux que je formule pour ce Noël 2007
Gaudeamus
20:40 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 21 octobre 2007
Un voisin de tout repos
Un voisin de tout repos
Le jardin est en friche,
La maison volets clos.
Mon voisin a quitté
Les plaisirs jardiniers,
Pour un très long voyage,
Dans le champ des étoiles.
Et sa veuve éplorée
Ne quitte plus la chambre.
Les saisons n’y font rien.
Elle attend impuissante
Que l’herbe envahit tout,
Pour calmer son chagrin.
Elle transmet ainsi
Sa grisaille souffrance,
À tous ses bons voisins.
Quand je contemple l’herbe,
Si haute, jaune et dense,
J’ai souvent l’impression
De revoir mon voisin,
Endormi dans ce foin.
Je n’ose réveiller
La cause du chagrin qui dort…
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mercredi, 05 septembre 2007
Rien de sérieux
Rien de sérieux
Tout le monde aujourd’hui vit en parfaite erreur
On débroussaille à fond toute pensée fatale
Philosophes, savants, religieux ont très peur
D’afficher une idée aux rumeurs sépulcrales
Les manifestations aux sordides taudis
Vont et viennent partout même sous les tropiques
Un vrai unijambiste ira au paradis
Et une femme enceinte restera pathétique
Au soleil, sous la lune, un caravansérail
Fouette un monde nouveau en danger de pirouettes
Les droits sont éventrés, et la femme éventail
Dort aux bras de la nuit, jupée en salopette.
Agitateurs reclus ou dans les vents braillards
La ville s’émoustille en compagnie jalouse
Un vieux radote et roule un tabac égrillard
Les jeunes jouent au foot en saignant la pelouse
Pourquoi s’égosiller, pourquoi tant de raffut
Demain nous mourons tous, en belle mélodie
Les yeux éteints, crevés et les sourcils touffus
Alors marchons tête haute et la mine ravie.
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vendredi, 31 août 2007
S'Ouvrir
S’Ouvrir
S’ouvrir au monde
De l’esprit
Des monstres
Des anges
Des assassins
Des démons
Des saints
S’ouvrir au monde
Du sexe
Des corps
Des âmes
Des simples
Des cupides
Des avares
Des luxurieux
Des enfants
S’ouvrir au monde
Des gays
Des pédophiles
Des prêtres
Des voyants
Des druides
De tous les corps
De métiers
Des femmes enceintes
Des guerriers
Des peintres
Des écrivains
Des artistes
Des fourbes
Des comédiens
S’ouvrir à un monde
Virtuel
Réel
Passé
Présent
Futur
Eh ! merde
S’ouvrir au cloaque du monde
Pour
Le comprendre
Le haïr
L’aimer
Le détester
En faire un Dieu
De Majesté
En pleine pourriture
En pleine transformation
Pour sa résurrection….
GAUDEAMUS
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vendredi, 18 mai 2007
Du fond des âges
Du fond des âges
D’autres âges cherchent à naître
Le matin plane sur les eaux
Terre âpre de tous nos ancêtres
Leurs combats, c’étaient leurs drapeaux
Terre née dessus le chaos
Plaintes des ruptures célestes
Vous n’avez pas ce beau nom d’arbre
Vallon ignore le vallon
L’oiseau se découvrait un nom
La Parole une ombre qui passe
Les eaux se présentaient de face
L’espérance fleur aux buissons
Dans la salive du langage
La vision de Qui se nommait
Les bouleaux grandissent l’espace
Les montagnes sans leurs sommets
Le mot majesté l’approuvait
L’outil luit comme une cuirasse
Tous ces mots signifiaient Lumière
La nuit obtint qu’on la nommât
On vit des yeux dans les ténèbres
Chaque souffle fut un combat
Le cri qui nous dresse une croix
L’homme prit sa lampe-tempête
Déluge accablant de vocables
Babel effondrée te répond
Le pain la pierre de la fable
Séparer farine du son
Le berger mettra ses moutons
Au ciel à la secrète étable.
Condamnés à planète terre
Cherchant aussi le Merveilleux
Les travaux conduisent aux cieux
Aimons l’esprit moins que la chair
La grande école du mystère
Ceux-là multipliant les dieux
Paysans des mots, des labours
Conduisant l’Eternel sillon
Village, il nous faut des faubourgs
Les mots tristes de nos prisons
Ces mots que nous apprivoisons
Et seuls avec le monde autour
Ce monde à qui donner son âme
Fait la somme de nos raisons
Paysans des mots, des étoiles
Ouvriers en morte-saison
La source où l’eau redevient flamme
Promis à la Rédemption
Chantons au fond des puits aveugles
Encor l’amour et le malheur
Témoins de nos tristes épreuves
Voici plongés dans la douleur
Soumis de l’errance à l’erreur
La mort comme une jeune veuve.
23:00 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (1)
Rêve d'écorce
Rêve d’écorce
Je vois un essaim de paupières
Dans un grand jet d’eau de lumière
Et des ailes en mouvement
Des fronts de lèpres et de pierres
Un monde bleu en bercement
Passants sous les toits de la ville
Des soirs aux lampes difficiles
Des gares où sanglotent des trains
Pour nous un calme domicile
Avec des brouillards du matin
Inquiets les oiseaux de passage
Ils nous rapportent nos visages
Transfigurés des pays froids
Vieilles années dans des sillages
Cœurs glacés, soleil dans les bois.
Ton corps cherche la transparence
Au bord des vallées de silence
Tes mains sur les harpes du vent
Et dans tes yeux tu recommences
A rouler un sable ignorant.
Etés parcourus de fontaines
Migration d’arbres vers la plaine
Rajeunissement du troupeau
Lumineux de joie et de peine
Rêve d’écorce sur ta peau
Je m’avance comme un feuillage
Mon sang continue son voyage
Il soupèse ferme ta joue
Ta chair sculptée à mon image
Un épi entre nos genoux
12:50 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (1)
jeudi, 05 avril 2007
Une bouteille à la mer...
À celle qui comprendra et le lira peut-être…
Tu as coupé le fil,
Le fallait-il vraiment ?
Ton choix indéfectible,
De bon sens sûrement.
Tes courriels routiniers,
Bien moins faits pour l’amour,
Mais plus pour l’amitié,
M’auraient porté secours.
Quand vient mon désarroi
Le chat sur ma fenêtre
Me sert de baromètre
C’est du beau temps pour toi.
Alors comme dans le sonnet de Félix Arvers :
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle :
"Quelle est donc cette femme?" et ne comprendra pas.
Gaudeamus
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Hôpital SILENCE !
Hôpital SILENCE !
Parallélépipèdes
Tous les mêmes
Forteresse
Espace clos
Ouvert à tous les vents
Stérilisé
Naître, Guérir, Mourir
La chance tourne selon le vent.
Hôpital SILENCE !
Combattre l’ennemi du dedans
Le chasser du dehors
Staphylocoques
Abhorrés !
Blouses immaculées
Masquées
Seringues uniques à jeter
Sida
Hépatite virale
Sang contaminé
Phase terminale
Vivre avec !
Hôpital SILENCE !
On ouvrir, on ferme, on rouvre, on referme,
On Coud, on découd, on recoud,
Endormir,
Mauvais réveil !
Nausée, vomir,
Naître, Guérir, Mourir,
Qu’importe on ferme les portes
Noria des jours tous les mêmes
Monotonie abject
Rire, pleurer, verdict accepté ou non
Peur au ventre, diarrhée,
Compter les jours
Température 39°
Contagieux !Garder le lit !
Ici on soigne les corps.
Les âmes ?
Inconnues, on ne les opère pas.
Hôpital SILENCE !
Aujourd’hui on trépasse
Le linge sale on le lave et on le repasse.
Hôpital SILENCE !
Les jours, les nuits n’en finissent pas
Les stéthoscopes s’en balancent.
18:30 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (2)
mercredi, 04 avril 2007
Du Gois à Noirmoutier
Du Gois à Noirmoutier
Quand la mer décoiffe le Gois,
Que Moise élève la voix,
Les chevaux piaffent d’impatience,
Entre l’île et le continent.
De chaque côté des pavés,
Les eaux mouvantes se divisent,
Se battent à contre-courant,
Laissant passer les fugitifs.
Armés de seaux et de râteaux,
Cueillir la coque avec les dents,
Fouiller la vase où l’œil éclot,
En brisant le miroir de l’eau.
La peau noire du sol remue.
Le coquillage fait la moue.
Fixe ton regard dans la boue
Et scrute ton butin qui mue.
Ce n’est pas l’heure des palabres.
Garde-toi à droite et à gauche.
Les flots mutins pourraient t’enceindre.
Et la chaussée pas vraiment sure.
Les balises à plate formes,
Dites à perroquet où non,
Seraient ton unique secours ,
Si l’étau montant t’enserrait.
Heures comptées, chevaux lâchés,
Le flux et le reflux avalent
Le soleil, le vent et la lune.
Seul, au loin le sable des dunes.
Aux pêcheurs à pied, ébahis :
Le passage à gué effacé,
Le ciel et les rochers lavés,
Le paysage reconquis.
Les bateaux sont remis à flots.
Les marins ne disent plus mot,
Quand sur le Gois l’astre se couche,
On entend qu’un peu de remous.
Les voitures des parcs s’en vont.
La nuit tombe subitement.
D’une rive à l’autre, les feux
Se répondent en clignotant.
Le phare se prend pour un paon
Et jette des cris de lumière.
Au large une corne de brume.
A mes pieds des franges d’écume.
Noirmoutier au loin se prépare,
A passer la nuit en goguette.
Les vacanciers vont s’amuser.
Et les amoureux s’embrasser.
Noirmoutier va prendre le large.
Les bateaux seront astiqués.
Les poissons bien asticotés.
Tranquille, je vais me coucher.
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jeudi, 15 mars 2007
Mon vieux curé...
Mon vieux curé sommeille au cimetière
Il a béni tant de tombes
Récité tant de prières,
Prononcé tant de sermons,
Célébré tant de messes,
Donné tant de communions,
Uni tant de couples,
Baptisé tant de bébés,
Qu’il s’est tué à la tâche le malheureux .
Il a rendu sa belle âme au confessionnal,
Sans un râle, sans un soupir.
La pénitente n’y a vu que du feu,
Persuadée qu’il s’était assoupi,
Suite à un déjeuner trop copieux.
Le saint homme jeûnait en ce temps de carême.
Il est monté tout droit dans les cieux,
où l’attendaient tous les anges, les saints et les bienheureux,
pour un grand repas de fête,
celui de sa retraite éternelle.
Il lui restait encore beaucoup à faire.
Son remplaçant ne sera pas de sitôt nommé…
Il lui faudra être aussi pieux, modeste, fort
Et savoir se faire aimer.
Mon vieux curé sommeille au cimetière
Rendez-lui en passant une petite visite
Récitez-lui une petite prière
Il adore revoir ses ouailles,
Pour qui, il s’est dévoué, sans compter corps et âme.
Donne-lui, Ô Seigneur, Requiem aeternam.
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jeudi, 08 mars 2007
D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?
Les paraboles captent d’étranges voix
Indéchiffrables
Au mufle du taureau.
Derrière le soleil
Chantent et dansent les lucioles
Le grand huit n’en finit pas
De s’étirer
De tourner
De zigzaguer comme un ivrogne
Inlassable
Le professeur Cosinus
Chevauche sa grosse lunette
Fouille les miettes colossales de l’univers
Recherche l’improbable
Les églises bafouillent
S’apeurent
Se divisent
S’interrogent
Mentir serait un déni
Fermons le Livre
Sondons les reins et les cœurs
Sage décision
Gaudeamus
12:10 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (4)
samedi, 03 mars 2007
la Dormeuse
Chagall
“Ne pleure pas sur les morts, qui ne sont plus que des cages, dont les oiseaux sont partis”.
SAADI « Le Jardin des Fruits » trad. Franz Toussaint (Mercure de France)
La Dormeuse
La dormeuse dort encore.
Ses rêves sont sa manne.
Elle a remisé ses trois douleurs au placard
Des monstrueuses interrogations .
Son corps astral se meut à des vitesses vertigineuses
Dans des contrées connues de elle seule.
Ses émotions se rient des brisants du passé,
Du froid polaire annoncé.
Son mental construit des architectures fantastiques,
Des univers féeriques de toute beauté.
Le Serpent lui ouvre sa gueule sombre,
Pour le grand passage dans ses entrailles.
Au bout Ange ou Démon ?
Le verdict est sans appel.
Qu’importe son passé
Et cette guenille sans retour.
La dormeuse dort encore.
Elle ne se réveillera plus jamais au monde des illusions.
Elle vague dans les délices des vraies réalités.
14:35 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (3)
mardi, 23 janvier 2007
Ce n'est qu'un au revoir cher Abbé Pierre
Ce n’est qu’un Au Revoir
Cher Abbé Pierre,
Tu as assumé ta compassion et ta charité,
Au risque de te perdre dans la misère.
Tu as assumé ton amitié,
Au risque de te faire passer pour renégat.
Tu as assumé tes passions d’homme de chair,
Au risque de te vautrer dans de fausses tendresses.
Tu as assumé tes distinctions honorifiques,
Au risque de l’orgueil.
Tu as assumé tes vœux de prêtre, parfois infidèles,
Au risque de déplaire à ton Dieu.
Les hommes te considèrent soit grand pécheur,
Soit bienheureux ou saint.
Qu’importe...
Tu nous as appris à suivre les mouvements de notre cœur
Ici et maintenant sur terre,
Sans honte et sans peur, au nom de l'AMOUR.
Merci à toi Père.
13:30 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (3)
mercredi, 04 octobre 2006
Misère est son nom
Misère est son nom.
Les cornettes blanches alignées
Dessinent sur les murs des créneaux protecteurs.
Dans les mouroirs, rideaux sales ou paravents
Râles et chuchotements
On meurt avec les sacrements.
Le puits boit aussi bien dans un seau tout percé
Qu’au creux de la main
Misère
Tu me lèche les mains
Tu n’es pas mon chien, passe ton chemin.
Dans les lavoirs, l’eau se trouble de taches brunes
Les battoirs du soleil se font rageurs
Bras haut levés et corsages dégrafés.
« Femmes, quel Dieu priez-vous donc,
pour être si sûres de vous ?
Vous avez les genoux tellement calleux. »
Naître du mauvais côté
c’est vivre et mourir en bête
Naître du bon côté
c’est vivre et mourir en maître.
D’un côté du soleil,
on se lève bien mieux ou moins bien le matin.
On rit on danse sous le ciel
On sue on meurt sous la terre
Les chevaux aux yeux crevés
Roulent leur tête entre leurs jambes
Soleil noir
Une forêt d’arbres retient des monceaux de terre
Meurtrière
Tout peut s’écrouler à tout moment.
Riches ou pauvres on se chauffe
Comme on peut
Avec des truffes gorgées de sang.
Misère tu me lèches la main
Tu n’es pas mon chien, passe ton chemin.
Les mains se sont alourdies de pierres
Eclairs dans l’air
Des architectes en goguette
Improvisent des barricades hétéroclites
On y danse on y chante
On y râle et on y meurt
Grêle de frelons, d’abeilles
De face ou dans les meurtrières obliques
Le sang est une rivière
L’Internationale est son nom.
Le rouge a beaucoup déteint entre deux lunes.
La carriole du teinturier
N’en finit pas de fouetter le vent
Elle caracole un peu partout dans le monde.
Misère est son nom.
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Nuages
Les nuages aux visages masqués
Avancent
Lourds de présages
Cruels parfois
Jamais indifférents
Les nuages nous montrent le chemin
Joyeux ou pleins de menaces
Observe-les
Ecoute-les
Ils sont vraiment vivants
Apprends à les décrypter
Ils sont porteurs de grands messages
Ils ont réponse à toutes tes questions
Ils sont là dans le ciel
Au-dessus de ta tête
Pour toi
Regarde-les et avance.
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mercredi, 27 septembre 2006
Les souces de l'Esprit
Les sources de l'Esprit me remplissent de joie.
Le Vent qui souffle en moi est celui des hauteurs.
Une musique douce, une musique claire,
Parmi les herbes bleues, où danse la lumière.
La moindre goutte d'eau comble les océans.
La moindre feuille d'arbre appelle la forêt,
Et l'oiseau dans sa cage échappe à sa prison.
La vie est infinie au cœur de mes cellules.
La femme qui s'en va emporte mon bonheur
Et me laisse au passage une part de son corps,
Le blanc de sa cheville et le bas de son ventre.
La naissance du monde, au plissé de sa robe.
Le ciel est inversé et la terre s'éveille.
La nature est en liesse, au plus profond des pierres.
Le minéral gémit, scintille dans ses veines.
Des êtres merveilleux habitent dans les fleurs.
Le temps est aboli au tympan de la vie
Un nuage s'envole en corolle de pluie
Le ciel tel un miroir reflète le soleil
La lune s'ouvre en deux et fait voir ses trésors
Dans la prairie en fleurs, des filaments de feu
Nettoient toute la terre et jouent avec les elfes.
Dans la mare tranquille, une ondine souriante
Bien assise sur l'eau m'explique son royaume.
Les sources de l'Esprit me remplissent de joie.
Le Vent qui souffle en moi est celui des hauteurs.
Une musique douce, une musique claire,
Parmi les herbes bleues, où danse la lumière.
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