coheva42

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 08 juin 2026

QUI JUGERA LES JUGES ?

QUI JUGERA LES JUGES ?

Qui jugera les juges lorsque la justice échoue,
lorsque des vies innocentes tombent dans la boue,
quand les dossiers s'entassent, les alertes ignorées,
et que les mêmes drames reviennent nous hanter ?

Qui regardera en face ces erreurs répétées,
ces décisions fragiles, ces peines allégées,
ces remises en liberté sans contrôle, sans soutien,
offertes à des prédateurs qui ne regrettent rien ?

Des enfants sont fauchés dans le printemps de leurs jours,
des femmes meurent encore sous les coups de l'amour
devenu violence, haine, folie destructrice,
pendant que l'on invoque les lenteurs de la justice.

Les marches blanches avancent dans le silence du soir,
des bouquets de fleurs pleurent là où s'éteint l'espoir.
Des peluches abandonnées gardent la mémoire
de ceux qui ne verront jamais un nouveau matin noir.

Lyhanna... dans le Gers, un prénom devenu cri,
une étoile arrachée à la douceur de la vie.
Autour d'elle des visages, des larmes et des mains,
mais aucune réponse pour soulager les chagrins.

Les responsables se renvoient les fautes et les rapports,
les politiques promettent sans changer le décor.
Discours, commissions, débats et indignations,
tandis que les victimes attendent des sanctions.

Il faudrait des juges libres, intègres et courageux,
un comité impartial, rigoureux, scrupuleux,
chargé d'examiner les erreurs du passé,
pour que chacun réponde de ses actes engagés.

Car la justice n'est forte que lorsqu'elle protège,
lorsqu'elle défend les faibles au lieu de les piéger.
Sa grandeur ne réside ni dans les mots ni les lois,
mais dans la sécurité qu'elle garantit parfois.

Que chaque dossier perdu trouve enfin un regard,
que chaque avertissement ne soit plus mis à l'écart.
Que les suivis médicaux, policiers, nécessaires,
empêchent les récidives et les drames ordinaires.

Nous ne demandons pas la vengeance aveugle et froide,
mais une responsabilité ferme, juste et solide.
Car derrière chaque nom gravé sur une pierre,
il y a une famille condamnée à la guerre.

Et tant que des enfants tomberont dans l'indifférence,
tant que l'échec sera masqué sous le silence,
une question reviendra, implacable et têtue :

Qui jugera les juges lorsque la justice ne protège plus ?

GAUDEAMUS

 

17:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)