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lundi, 05 novembre 2007

Haïku du jour

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"Court-Bouillon"

 

 

Haïku du jour

Mardi 06 Novembre 2007

 

 

Le chat bien tranquille

Couve dans le vieux chaudron

Des semis caducs

20:39 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (3)

dimanche, 04 novembre 2007

Haïku du jour

Pensée friponne en regardant tomber les feuilles d’automne…  

 Haïku du jour

Lundi 05 Novembre 2007  

 Joueur et enjôleur

Avec toi comme le vent

Je t’effeuillerai

23:30 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (4)

Haïku du jour

 

 

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Haïku du jour

Dimanche 04 Novembre 2007

 

Arche de Zoé

Trafic d'ébéne interdit

Pan ! sur la colombe

08:10 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (3)

vendredi, 02 novembre 2007

Lorsque viendra le printemps...

Lorsque viendra le printemps,

si je suis déjà mort,

les fleurs fleuriront de la même manière

et les arbres ne seront pas moins verts

qu'au printemps passé.

La réalité n'a pas besoin de moi.

J'éprouve une joie énorme

à la pensée que ma mort n'a aucune importance.


Si je savais que demain je dois mourir

et que le printemps est pour après-demain,

je serais content de ce qu'il soit pour après-demain.


Si c'est là son temps, quand viendrait-il sinon

en son temps ?

J'aime que tout soit réel et que tout soit précis ;

et je l'aime parce qu'il en serait ainsi, même

si je ne l'aimais pas.


C'est pourquoi, si je meurs sur-le-champ, je meurs content,

parce que tout est réel et tout est précis.


On peut, si l'on veut, prier en latin sur mon cercueil.

On peut, si l'on veut, danser et chanter tout autour.

Je n'ai pas de préférences pour un temps où je ne pourrai

plus avoir de préférences.

Ce qui sera, quand cela sera, c'est cela qui sera ce qui est.

 

 

 

 

Fernando PESSOA ( Le Gardeur de Troupeau) Gallimard 1960

20:34 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (3)

Haïku du jour

Dans une petite chapelle de village…

Haïku du jour

Samedi 03 Novembre 2007

 

 

La femme pleurait

Doucement comme une source

Face au tabernacle

 

 

20:28 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 01 novembre 2007

Tanka du jour

 

 

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La Toussaint : Fête des saints ( tableau de  Fra Angelico)

 

Tanka du jour

Vendredi 02 Novembre 2007

 

L’orgue était en transe

Dégoulinant de beauté

Tous les saints pleuraient

 

La joie fait aussi pleurer

Tristesse rend le cœur sec

 

23:15 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (2)

mercredi, 31 octobre 2007

Tanka du jour

 

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Tanka du jour

Jeudi 01 Novembre 2007

 

Larmes ici-bas

Des perles pour l’au-delà

Sois zen maintenant

 

La vie phrase inachevée

Suit son cours en pointillé  

21:05 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (3)

Halloween

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Halloween

 

 

Dans leurs longs et amples draps blancs,

Ils vont et viennent dans le vent,

Porteurs d’humour ou de frayeur.

Les enfants pacifient en chœur,

Avec ces fantômes horribles

Pour gagner leurs faveurs risibles :

Des bonbons poisseux, poussiéreux.

Même le Caprice des Dieux

N’en ferait pas tout un fromage.

Pourtant les sonnettes font rage…

 

 

mardi, 30 octobre 2007

Tanka du jour

« A l’œuvre on connaît l’artisan ». Jean de La Fontaine (- Les Frelons et les Mouches à Miel -)

 « Le couteau de poche, le plus sûr artisan de la culture populaire ». Henri Vincenot  (- La Billebaude-)

« La seule chose qu’on peut obtenir à temps des artisans, c’est un cercueil ». Jean-Paul Richter (-Etre là dans l’Existence-)  

Tanka du jour

Mercredi 31 octobre 2007

 

Oeuvres d’artisans

Parfois travail de cochon

Prix en conséquence  

 

Pour mon cercueil je m’en moque

Les « artisons » finiront

20:20 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 29 octobre 2007

Haiku du jour

 

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Haïku du jour

Mardi 30 Octobre 2007

Le vieux puits à sec

S’est emmailloté de fleurs

Pour se rendre utile

20:05 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (4)

dimanche, 28 octobre 2007

Tanka du jour

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Tanka du jour

Lundi  29 octobre 2007

 

Tous les  philosophes

Doivent parler de la mort

Hélas ! c’est trop tard

 

Pourquoi refouler les spectres

Chacun les tient à sa porte

18:40 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (2)

samedi, 27 octobre 2007

Tanka du jour

« Tous les penseurs sont des ratés de l’action et qui se vengent de leur échec par l’entremise des concepts ».

Emil Michel Cioran ( Précis de décomposition)

 

« Travailler sur le concept de Dieu est donc possible, même s’il n’y a pas de preuve de Dieu ».

Hans Jonas ( Concept de Dieu après Auschwitz )

 

« Des pensées sans contenu sont vides, des intuitions sans concepts, aveugles ».

Emmanuel Kant (Critique de la raison pure)

 

 

Tanka du jour

Dimanche 28 octobre 2007

 

Un nouveau concept

C’est comme une graine en terre

Lui laisser le temps

 

Lui donner beaucoup d’amour

Le chérir comme un enfant

22:30 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 26 octobre 2007

Tanka du jour

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Tanka du jour

Samedi 27 octobre 2007

 

 

J’ai l’œil mosaïque

En scrutant le cœur des saints

Et suis plus serein 

 

 

Aux abacules dorés

Auréolés de lumière

18:55 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (2)

jeudi, 25 octobre 2007

Haïku du jour

Haïku du jour       

Vendredi 26 octobre 2007  

« Le facteur sonne toujours deux fois. La factrice, elle, entre toujours à l’improviste…Soyez sur vos gardes ! »

Mézigue

 

Nu et en savates

Sa factrice l’a surpris

Mains en boîte à lettres

20:20 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 24 octobre 2007

Haïku du jour

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Haïku du jour       

Jeudi 25 octobre 2007

 

 

 

Stop pipi caca

 

Tous les chiens au caniveau

 

Les maîtres en laisse

 

20:24 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 23 octobre 2007

Tanka du jour

 

 

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Tableau de Clotilde Chabaud-Sauvage

http://www.atelierdeclotilde.fr/

 

 

Tanka du jour

Mercredi 24 octobre 2007

Sur terre, aucun changement, depuis le début des temps…  

Le Christ en croix saigne

Hostie rouge de la terre

Sur un bois vivant  

La bleue en gésine croupit

Dans la fange et la souffrance  

18:50 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (2)

lundi, 22 octobre 2007

Tanka du jour

 

 

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« J’ai envie de ne plus avoir besoin de me justifier, de m’installer, d’avoir une étiquette ». Cécilia Sarkozy  

Tanka du jour

Mardi 23 octobre 2007

 

Un mariage heureux

C’est une union sans divorce

Mais beaucoup d’ennuis

 

Cette expression toute faite

Chacun la prend à sa guise

20:40 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (11)

Les fusillés de Châteaubriant de Réné-Guy Cadou

Les fusillés de Châteaubriant de Réné-Guy Cadou
(Pleine Poitrine 1946)

 

 

 

 

Ils sont appuyés contre le ciel
Ils sont trente appuyés contre le ciel
Avec toute la vie derrière eux
Ils sont plein d'étonnement pour leur épaule
Qui est un monument d'amour
Ils n'ont pas de recommandations à se faire
Parce qu’ils ne se quitteront jamais plus
L'un d'eux pense à un petit village
Où il allait à l'école
Un autre est assis à sa table
Et ses amis tiennent ses mains
Ils ne sont déjà plus du pays dont ils rêvent
Ils sont bien au-delà de ces hommes
Qui les regardent mourir
Il y'a entre eux la différence du martyre
Parce que le vent est passé là où ils chantent
Et leur seul regret est que ceux
Qui vont les tuer n'entendent pas
Le bruit énorme des paroles
Ils sont exacts au rendez-vous
Ils sont même en avance sur les autres
Pourtant ils disent qu'ils ne sont plus des apôtres
Et que tout est simple
Et que la mort surtout est une chose simple
Puisque toute liberté se survit



10:28 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 21 octobre 2007

Les Fusillés

Les fusillés

 

... Partout la mort. Eh bien, pas une plainte.
Ô blé que le destin fauche avant qu'il soit mûr !
Ô peuple !

On les amène au pied de l'affreux mur.
C'est bien. Ils ont été battus du vent contraire.
L'homme dit au soldat qui l'ajuste : Adieu, frère.
La femme dit : - Mon homme est tué. C'est assez.
Je ne sais s'il eut tort ou raison, mais je sais
Que nous avons traîné le malheur côte à côte ;
Il fut mon compagnon de chaîne ; si l'on m'ôte
Cet homme, je n'ai plus besoin de vivre. Ainsi
Puisqu'il est mort, il faut que je meure. Merci. -
Et dans les carrefours les cadavres s'entassent.
Dans un noir peloton vingt jeunes filles passent ;
Elles chantent ; leur grâce et leur calme innocent
Inquiètent la foule effarée ; un passant
Tremble. - Où donc allez-vous ? dit-il à la plus belle.
Parlez. - Je crois qu'on va nous fusiller, dit-elle.
Un bruit lugubre emplit la caserne Lobau ;
C'est le tonnerre ouvrant et fermant le tombeau.
Là des tas d'hommes sont mitraillés ; nul ne pleure ;
Il semble que leur mort à peine les effleure,
Qu'ils ont hâte de fuir un monde âpre, incomplet,
Triste, et que cette mise en liberté leur plaît.
Nul ne bronche. On adosse à la même muraille
Le petit-fils avec l'aïeul, et l'aïeul raille,
Et l'enfant blond et frais s'écrie en riant : Feu ! [...]

 

 

Victor Hugo (1802-1885) – Recueil : « L’Année Terrible »

Un voisin de tout repos

Un voisin de tout repos

 

Le jardin est en friche,

La maison volets clos.

Mon voisin a quitté

Les plaisirs jardiniers,

Pour un très long voyage,

Dans le champ des étoiles.

 

Et sa veuve éplorée

Ne quitte plus la chambre.

Les saisons n’y font rien.

Elle attend impuissante

Que l’herbe envahit tout,

Pour calmer son chagrin.

 

Elle transmet ainsi

Sa grisaille souffrance,

À tous ses bons voisins.

 

Quand je contemple l’herbe,

Si haute, jaune et dense,

J’ai souvent l’impression

De revoir mon voisin,

Endormi dans ce foin.

 

Je n’ose réveiller

La cause du chagrin qui dort…

 

22:45 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (1)