dimanche, 03 juin 2007
Le Ninja et la buse
« C’est de ta peur que j’ai peur ».
William Shakespeare
Le Ninja et la buse
Un ninja drayait son champ pour le houer,
en mangeant des relishs.
Soudain, dito se défila à l’approche d’une buse
qui planait dans le ciel.
Il fit un vilain quart de tour et tomba dans des gouets.
L’affreuse bête malvenue bouéla et fonça
sur un cargo salope qui dégazait.
La buse asphyxiée tomba
et creva dans un égout.
Le ninja se remit aux arts martiaux
et abandonna son champ pour toujours.
Moi, j’étais loin de tous ces évènements,
en plein exam sur la langue inuk,
et envoûté par le twist et le bop.
J’ai bien réfléchi,
je vais m’inscrire aux arts martiaux :
Je crains énormément les buses.
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samedi, 02 juin 2007
L'Esprit du Guépard

« La superstition est un peu plus humaine que la religion, parce qu’elle manque de morale »
Remy de Gourmont, “Pensées inédites”
L'Esprit du Guépard
Un guépard se promène,
au. milieu des sylvies.
Un hibou sur sa branche observe le fauve.
Il se tient tranquille
La forêt est silencieuse et reposante la nuit.
Dans un étang,
un malart et un coq de bruyère
s’envolent en troublant le silence.
Ils ne tiennent pas à servir de rumstecks.
à ce métèque.
Le lendemain, un émondeur
découvre le gîte du guépard.
Il prend ses jambes à son cou
et ameute le peuple thaïs.
On s’arme et on bat la forêt.
Un tireur aperçoit le guépard.
Il ose le tir, le vise et le tue.
On fait la fête toute la nuit.
Le sorcier se penche sur les os du guépard.
Le pronostic est mauvais.
Il parle de fantôme, d’esprit…
Depuis les thaïs sont moins zen.
Il ne sortent plus la nuit,
et ne s’aventurent plus dans la forêt.
Les anciens disent :
« Ce guépard ne nous avait pas fait de mal,
pourquoi l’avoir détruit ? C’était notre grigri !».
Le peuple thaïs n’est plus le même.
L’esprit du guépard les hantent jour et nuit.
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jeudi, 31 mai 2007
Pygmalion
Jean Chauchard
Pygmalion
Prendre un tronc d’arbre de mille ans
Tailler le bois en sens contraire
Sculpter ton buste brute et le peindre
À grands coups jetés de pinceau
Tes seins rouges ton sexe rouge
Attendre que ma joie jaillisse
Et poser sur ton cou ta tête
Que je tiens serrée sous mon bras
Et que ma volonté soit faite
Et que tu sois la plus parfaite
Que ton corps baigné de lumière
Eblouisse la terre entière.
Aphrodite donne-lui vie !
Vénus donne lui ta beauté !Que ce bois sacré se prosterne
Devant moi, Pygmalion, son Dieu.
20:35 Publié dans Poésies sur l'amour, les femmes.. | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 29 mai 2007
La Veuve Rouge
« Les amants à la longue deviennent des maris ».
Catherine Bernard (Riquet à la Houppe).
« Les femmes ont autant de façons d’aimer que d’amants, de sorte que chacun peut croire qu’il est le premier ».
Alfred Capus
La Veuve Rouge
La jeune veuve, dégantée de noir,
a peint, de rouge, son corsage,
ses lèvres et ses joues.
Le noir ne lui allait pas.
Fière, elle se relooke.
Dans la zup les hommes reluquent
ses souliers rouges à talons hauts,
ses bas à résilles et sa jupe d’un jaune
violent.
.
Ils ont des pinçures au cœur.
Ils la flairent ouverte et gémissante.
Son jules dessinait des bédés.
Il a été dessoudé par qui ? pour quoi ?
Ses seuls défauts :
D’afficher son athéisme à tous crins
et d’exhumer trop souvent
ses vieilles bédés invendues.
De plus, il s’adonnait soi-disant à l’héro…
Stop les sabliers ! Stop les pendules !
La veuve s’est arrêtée.
Elle caresse l’or de son collier.
Elle jette un coup d’œil à la fenêtre haute
d’un immeuble
La veuve rouge a un amant !
Tous les hommes suivent son regard
Un jaloux serre déjà les dents.
Il y aura beaucoup d’amoureux marris :
Mais, qu’ils se consolent,
une femme se lasse plus vite d’un amant que d’un mari.
15:32 Publié dans Textes/Poèmes coucous désemprisonnés | Lien permanent | Commentaires (1)
Teilhard de Chardin
Un jour, quand nous aurons maîtrisé les vents, les vagues, les marées
et la pesanteur, nous exploiterons l'énergie de l'Amour...
Alors pour la deuxième fois dans l'histoire du Monde,
l'homme aura découvert le feu.
Teilhard de Chardin
10:37 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 28 mai 2007
Un Amour de Tiki

« C’est la destinée de l’homme que de faire des dieux, toujours plus croyables, où il croira de moins en moins. » Jean Rostand ( Pensées d’un Biologiste)
Un Amour de Tiki
Le polynésien bornoya le tiki,
et d’un coup lui planta son épieu,
en plein front.
C’était sa façon à lui
de dire son oraison funèbre,
à ce dieu qu’il avait tant imploré.
Une octave d’attente, après sa supplique,
et il souffrait toujours d’asialie.
Sa prière était restée sans suite.
Un ovate consulté en Gaule.
Rien n’y fit. !
Les conseils d’un juif :
Se recouvrir la tête d’un toled.
Rien n’y fit !
Il était prêt à tout pour retrouver la santé.
Il trempa sa tête en furie,
dans une vasque naturelle,
et il eut une illumination.
Il retourna penaud vers le tiki.
Retira son épieu,
Lui mis un gros pansement,
Lui demanda pardon.
Le tiki tangua, comme un dieu ivre,
et le polynésien retrouva sa salive.
Ne faut-il pas brutaliser un peu nos dieux,
que nous avons créés, pour qu’ils nous exaucent ?
11:30 Publié dans Textes/Poèmes coucous désemprisonnés | Lien permanent | Commentaires (0)



