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mercredi, 11 avril 2007

la Créole

 

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«  J’en ai telle peine au cœur – la vie était si belle jadis ! – telle peine que mon rire doit se changer en pleurs ».

W. von der VOGELWEIDE ( Jadis et Maintenant ).

 

 

La Créole

 

 

La femme du tanneur rengaine sa colère,

contre son homme

qui boit des jetons au pichet,

dans des casinos livides.

 

 

Elle soufre de douleurs pelviennes,

en forme de fuseaux.

 

 

Elle alunerait bien sa colère

dans ses casseroles.

Hélas ! elle n’y peut rien,

son fourneau est noir et glacial.

Elle serre les poings et les dents

pour ne pas pleurer.

 

 

Elle est créole et rêve de malaya.

Ce soir, elle ouvre sa fenêtre

et fugue, pour quelques heures,

dans les étoiles,

avec une larme dans les yeux.

 

 

 

 

 

De la communication

 

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.

« Il suffit qu’il n’y ait ni amour ni haine pour que la compréhension apparaisse claire, comme la lumière du jour dans une caverne ».

Maître Sosan

 

 

 

 

De la communication

 

 

J’ai fait une hoirie

Ce qui n’est pas fâcheux en soi

Mais j’en ai fait une muance.

Je préfère donc me consacrer à une praxis.

 

 

Sous un letchi

J’ai entendu sonner des clochettes.

Un buggy passait

et j’ai compris d’où cela venait.

Le conducteur me proposa des zamias.

Je lui répondis que mes patates et ma moelle

étaient bien meilleures.

Il me dévisagea outragé.

Il en cassa ses lunettes dans leur étui.

C’était un homme veule.

 

 

Plus loin, un keuf mesurait le weber,

avec un instrument bizarre.

Je lui demandai ce qu’il faisait.

Il me répondit que c’était pour faire jaser.

 

 

Je l’invitai à venir avec moi manger un far,

dans un restaurant breton.

Il me répondit : Na !

Je suis descendu de mon cocotier.

Depuis j’attends

que les hommes soient plus tolérants

et plus communicants.  

  

Une journée western, comme les autres…

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« Quand on joue dans un western, on peut embrasser le cheval mais pas l’actrice ».

Gary Cooper

 

 

 

 

Une journée western, comme les autres…

 

 

Je ne parle pas l’aléoute

Mon cheval non plus d’ailleurs.

Je lui ai quand même mis un abot,

pour plus de sécurité.

Je le dresserai ainsi plus facilement.

Il ne me rejouera plus son funk

que je déteste .

 

 

Dans les champs, des paysans dépiquent le blé.

Le soleil rougeoie sur mon cheval alezan.

J’ai remisé mes colts d’or au vestiaire.

Je prends mon chapeau de paille,

m’allonge dans l’herbe et j’attends…

Une femme blonde, jeune et plutôt jolie,

s’avance en chantonnant.

J’ai la prémonition que ma journée sera bonne,

à moins qu’un mauvais vent s’en mêle,

et embrouille ma moisson.

 

 

mardi, 10 avril 2007

Où sont mes gènes ?

 

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« L’hérédité est comme une diligence dans laquelle tous nos ancêtres voyageraient.

De temps en temps, l’un deux met la tête à la portière et vient nous causer toutes sortes d’ennuis »

O.-W. HOLMES, Sélection du Reader’s Digest.

 

 

 

 

Où sont mes gènes ?

 

 

Je m’enjuive dans ma Mecque !

Pouf !

Je m’intéresse plus aux jeunes filles,

avec de petites tresses

que pour la culture Nazca.

 

 

Je n’y peux rien, ce sont mes gènes.

Je suis dans mon « zef ».

Je reste sur mes positions de fer.

Je ne crains pas la sidérose.

Je blute la farine dans mon moulin.

GO !

 

 

Le soir je me fais une infusion,

avec un nouet,

et la sirote, en direction de la Qibla.

 

 

Dans la nuit un chat lyre,

et parsème ses pleurs dans mes fleurs.

Pouf !

Je plonge dans mes draps,

et me voilà au pays des Nazcas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’isard, le chasseur, le Logos et l’ânier

 

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«  C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas »

Victor Hugo

 

 

L’isard, le chasseur, le Logos et l’ânier

 

 

Un chasseur trop zélé

visa un isard dans un horst.

Son œil excité et jouisseur

infecta la montagne d’un coup de fusil

Mortel !

L’isard ondoya dans les airs

frappé dans son saut grandiose

et s’écroula dans un bruit de tonnerre.

 

 

Le Logos ferma les yeux :

Tout être vivant doit mourir.

C’est le destin de mes bouffons.

Ne sont-ils pas égaux ?

 

 

Un ânier qui passait par là

avait déjà vu une antilope

se faire terrasser par un chasseur.

Il jura haut et fort que ce crime ne resterait pas

impuni.

Que pouvait-il faire ce pauvre homme,

Sinon se crever le gosier en vain ?

 

 

Tu Piges ? (2 )

Tu Piges ? (2) (  élucubrations politiques du moment…)

 

Tous les matins

Je rabourdin et je relkabache

Avec ma zapette à main

Et blabla bla  sur les politicards

Leur soi-disant programme et leur meilleur

Pour nous autres pôvres frustrés du nombril

Tu piges ?

Je ne sais pas pour qui je vais voter

Ce que j’sais mon bulletin j’vais m’le foutre

Dans les burnes !

Sarko, Sego tous les deux des opuscules

Mal lavés mal torchés, rabocheurs, bagarreurs,

Ma pension, y  vont  m’la fourrager au trognon !

Sûr à cent mille pour cent !

La France avec eux s’rait dans une merdasse !

Tu piges ?

Le Pen  un pourri zonard, l’œil mauviasse !

Un serpent à sonnette quoi ! j’aime pas les cafards !

Tu piges ?

Bayrou l’entourloupe il chaloupe à droite à gauche

Y me donne la vomissure dla mer

Son tracteur, sûrement une merde du dernier siècle

Il nous ferait une France d’arrière saison.

Tu piges ?

Les huizautres des tartufes, des tumvois comjtevois,

Des pourcentageux pas glorieux, des crapouilleux

Tu piges ?

Moi, la politique j’m’en tape la savate

Tu vois mecton , j’suis pt’être con mais pas couillon

Les candidats à la franchtouille, j’en fais de la cambouille

Tu piges ?  (à suivre...)

       

17:00 Publié dans Tu piges ? | Lien permanent | Commentaires (2)

À la recherche d’isocardes

 

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« En fait d’amour, vois-tu, trop n’est pas même assez »

Beaumarchais, Le Mariage de Figaro

 

 

À la recherche d’isocardes

 

 

J’oublie la planète et ses misères,

quand je vogue sur mon skif.

Dans une crique, j’irai

à la recherche d’isocardes,

avec mon tuba et ma combinaison.

 

 

Le temps de mes fouilles,

mon kart est tapi près du coef,

sous un bougainvillée en fleurs.

 

 

Hé ! je fais un “blot”, en assurant mes arrières.

Je veux pouvoir revenir sur terre.

 

 

Sous son parasol de salicornes,

la femme du saunier se pare de diamants.

Son dos nu me fait penser à un violon.

 

 

Ô Mon amour, tu n’auras aucun regret,

je t’offrirai les cœurs les plus beaux,

tous ceux qui se meurent pour toi sous la mer.

lundi, 09 avril 2007

Moralité

Moralité

 

Un arbre uni ramé se vantait

d’accueillir sous sa branche

un chien zain qui se prenait pour un patineur.

 

En faisant des lutzs à gogo,

il cassa la branche par mégarde.

 

L’arbre se mit à huer, à parler éwé,

à dépérir sur son tronc.

 

Il s’écroula un beau matin dans un soupir,

sur des girolles.

 

Moralité : N’accueillez jamais un chien zain sous votre branche.

Tu piges ?

Je recopie fidèlement les radotages d’un  surnommé « Tu piges ? », car il termine invariablement ses phrases  par cette interrogation. Il est sans âge, célibataire, possède une vaste maison très ancienne et un jardin encombré de mille objets hétéroclites, ramassés au cours de ses déplacements. Il soliloque, il divague, il déblatère. Ex-titi parisien, ex-légionnaire, clodo à une époque, on ne sait trop ...Il vit d’une pension militaire et de petits boulots (ça paye mon pastaga ! dixit Tu piges ?)Autodidacte de télé, de radios, de journaux, c’est un philosophe à sa façon, mis au rebus de la société et pourtant avec parfois des traits de génie , de poète, de vagabond. Mal écouté, rejeté, on se moque de lui, on l’évite, malgré qu’il soit assez beau garçon et plutôt intelligent. Enfin, c’est ce que moi je pense…

 

Tu piges ? ( élucubrations sexuelles et autres...)

 

Je refuse d’aller au septentrion

Le rabuge du fretin quoi ?

L’avare a mangé son écourgeon.

Je lui ferai avaler son moignon.

Quand le crachin pue le crottin

Garde-toi de radoubler.

En préséance tu me réponds brulcave !

Moi je te répond t’es qu’un cave,

Qu’a soif de purin aux segments !

Tu te vermiches et marre !

J’afourche les riboulons à prénettes.

Tu crois peut-être que j’emboise 

Le marchand de pruneaux à brelettes ?

Non mais, mes rouplaquettes sont nickel, crois-moi.

Tu piges ?

 

T’en fais pas j’me passe de beaux jours

A péter à l’embouchure des ragondins.

Un jour la planète me congratulera.

A califourchon sur ma couette,

Je  zigounerai à pleines branlettes.

Et les punks m’emmèneront à la grand-messe,

Vomir sur les perroquets à rouspétance.

Tu piges ?

Bof !toi,  tu croustades ton gigolo à pédales,

Mais t’as tout ton temps pour graboter ses sandales.

Gerbe fiston ! Gerbe ! et branche ton casque à roulettes.

Tu sais t’es gerbeau, mais fais attention  à ton croupignon !

Tu piges ?

 

Moi c’que j’t’en dis t’en fais du cresson.

Le ramouchot m’a pris pour le chanteur,

Celui qui sperme à la grosse caisse,

Pendant que sa gosse se gochemine dans sa niche

De son club à poisson perso neige.

Vierge sûrement pas, mais salope sûr !

Tu penses quand même pas que je vais m’la faire au persil ?

J’me la bouffes telle quelle à croupignon.

Tu piges ?

Je dysarthrie un colifichet (je déblaque quoi !)

Mais tu me comprends, sur la fin des harpions,

J’en ai plus que mon compte.

J’embusque, j’embusque pour la grande Ginette.

Elle m’a fait un baiser et j’en ai fait une explosion,

A toute la planète. Paf ! Elle m’en a fait un moutard !

Tu piges un peu ? Moi avec un mouflet à trompette !

J’écourte un max mecton !

Allez à la revoyure ! et protège tes constellations !

Je te fais pas de dessin, tu piges ?  (à suivre…)

         

 

 

20:55 Publié dans Tu piges ? | Lien permanent | Commentaires (0)