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vendredi, 20 avril 2007

Un drôlet funèbre

«  L’homme est une marionnette consciente qui a l’illusion de la liberté »

F. LE DANTEC ( Science et Conscience)

 

 

Un drôlet funèbre

 

 

Quel drôlet funèbre, mal emmanché !

Il récidive dans ses hexaèdres !

Il se motte, rampe et fouine comme une bête,

avec une peur bleue des nazis.

Il enligne les lauzes, les jouxte et les talque

avec la crainte d’être exhérédé par sa grand’mère.

Quand tout va bien, il saute comme un kob,

et il se casse le nez.

 

 

Il est allé dans un bordel pour skier.

Il n’a rien pigé !

Qui fournira, à cette mèche brûlée,

tondue et sinuée, un maxi de conseils azotés ?

 

 

L’Iran. ne lui est pas inconnu.

Il y a vendu du fuel.

Cela ne fait pas un pli, un jour il s’emparera

d’une joyeuse femme excisée,

et il lui enseignera, à coup sûr,

un pehlvi très mal étayé.

 

 

 

mercredi, 18 avril 2007

Un civet de lapin à la japonaise

 

 

 

J'étais en train de dépiauter un lièvre,

pour en faire mijoter, dans un caquelon,

les meilleurs morceaux.

 

Soudain, je vois passer dans la rue ma japonaise,

avec son kimono en soie bleue,

et sa obi jaune serrée, autour de sa taille de guêpe.

Je suis fou d’elle, je la rêve dévêtue.

Je cours à sa rencontre.

 

Je lui touche sa main blanche.

Horreur ! la mienne est pleine de sang !

Vous êtes un goujat ! me lance-t-elle,

et elle me tourne le dos.

 

Je n’ai plus jamais dépiauté de japonaise,

et encore moins serré la main d’un lièvre,

de crainte qu’il me tourne le dos.

 Zut ! je voulais dire l’inverse.

 

Cette histoire m’a complètement chamboulé la tête.

Je cours de ce pas me tremper le carafon, dans un caquelon,

rempli d’eau.

LE KALIS AU PIED BOT

« Mon Dieu ! le plus souvent l’apparence déçoit.

Il ne faut pas toujours juger sur ce qu’on voit »

MOLIERE, Tartuffe

 

 

Le kalis au pied bot

 

 

Le kalis a grande allure,

malgré son début d’alopécie,

et son pied bot.

Il a fait le hadj, pèlerinage inusité,

pour un homme comme lui handicapé.

Il porte toujours son ulster,

quand il va au dojo.

Je me demande ce qu’il peut bien y faire.

      Je le trouve élégant et très beau.

 

 

Je l’ai revu à la piscine.

Il nageotait et cherchait, de toute évidence,

à se faire cadeauter, par les jeunes nageuses.

Il avait posé un dewar sur ses vêtements.

En bouffant une poire Guyot,

le jus pissa sur sa peau.

 

 

Quand il se releva,

je vis qu’il n’avait plus son pied bot.

Il m’est subitement devenu antipathique.

Ses jugements de kalis doivent être très ciselés, 

pour avoir votre peau.

 

 

Je n’irai pas l’écouter à son tribunal.

Je suis sûr de m’endormir,

où de le détester encore un peu plus, ce vieux beau.

 

Un vrai philosophe

« Bonne est l’action qui n’amène aucun regret et dont le fruit est accueilli avec joie et sérénité ».BOUDDHA

 

 

« C’est pour la plupart des hommes un exemple décourageant que la sérénité d’un cochon ».

Anatole France

 

 

Un vrai philosophe

 

 

J’ai adulé le paysan qui binait

et falunait sa terre.

Je serais un dépravé, sous le joug du malin,

si je n’avais étudié la kinase.

 

 

J’ai déjeuné sur l’herbe, avec un fromage d’Herve,

une grappe de sémillon et entouré de lauréoles

 

 

Je n’ai pas besoin de fric.

Un vol de bisets me suffit,

pour admirer avec mon fox,

les beautés qui m’entourent.

 

 

Ce soir je vais jumper au bridge,

après avoir écoté mon tabac,

écrit une épode

et fixer un tangon sur mon bateau,

pour la pêche au thon.

 

 

Il me faut être aussi yin que yang,

et non fat,

même si je ne parle pas le wu.

 

 

 

 

J'ai lu Mao

 

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Timeo hominem unius libri 

 

Je crains l'homme d'un seul livre

 

 

 

 

 

J’ai lu Mao

 

 

Un livre fourbi et chaîné de rouge.

Je le trouve bâclé !

Il ne parle ni de famine, ni de musique nay.

 

 

Je persévérais bien, mais sa lecture

m’enrhume et m’ennuie.

J’écouterais plus volontiers un imam

épris de l’éject ou ixé.

 

 

Je préfère droper mao et cimenter ma pensée,

en la posant sur un tee, pour la propulser,

au pays des aulnes, des tecks, des tutus et des dogons.