dimanche, 13 avril 2008
Au bord de la rivière
Au bord de la rivière
J’ai déformé mes mots,
J’ai cabossé ma tête,
Pour massacrer mes maux,
Pour pouvoir faire la fête.
J’ai roulé des cailloux,
Pour remplir la rivière.
J’ai arraché mes genoux,
À faire des prières.
J’ai cru aux préludes,
Mais l’amour n’y était pas.
Et c’est dans les turpitudes
Que mon cœur a fait les premiers pas.
Roule belle fille de joie.
J’ai laissé ma peau à tes cuisses,
Pour oublier mon désarroi.
Je t’ai bien payée pour ce préjudice.
Un jour, là bas, au bord de la rivière,
Une jeune fille toute pure
M’apparut et me fut très hospitalière.
Elle m’a retenu tendrement dans ses guipures.
Depuis mon cœur chante la joie.
Je sais que l’amour est sauvage,
Bien planqué, mais pas rabat-joie.
Il attend patiemment pour faire un doux ravage.
La rivière murmure toujours comme une abeille.
Des jeunes couples y viennent en riant,
Mais aussi des vieux et des vieilles,
Le dard amoureux toujours aussi vaillant.
16:56 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (4)
Haïku du jour
Haïku du jour :
Dimanche 13 Avril 2008
Que de soupirants !
Et des tas des tas d’amants
Ce sont tous tes jouets
10:53 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (0)


