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dimanche, 13 avril 2008

Au bord de la rivière

Au bord de la rivière

 

 

J’ai déformé mes mots,

J’ai cabossé ma tête,

Pour massacrer mes maux,

Pour pouvoir faire la fête.

 

 

J’ai roulé des cailloux,

Pour remplir la rivière.

J’ai arraché mes genoux,

À faire des prières.

 

 

J’ai cru aux préludes,

Mais l’amour n’y était pas.

Et c’est dans les turpitudes

Que mon cœur a fait les premiers pas.

 

 

Roule belle fille de joie.

J’ai laissé ma peau à tes cuisses,

Pour oublier mon désarroi.

Je t’ai bien payée pour ce préjudice.

 

 

Un jour, là bas, au bord de la rivière,

Une jeune fille toute pure

M’apparut et me fut très hospitalière.

Elle m’a retenu tendrement dans ses guipures.

 

 

Depuis mon cœur chante la joie.

Je sais que l’amour est sauvage,

Bien planqué, mais pas rabat-joie.

Il attend patiemment pour faire un doux ravage.

 

 

La rivière murmure toujours comme une abeille.

Des jeunes couples y viennent en riant,

Mais aussi des vieux et des vieilles,

Le dard amoureux toujours aussi vaillant.

 

 

 

 

 

 

 

 

16:56 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

J'aime cette image de tête cabossée, c'est un peu comme cela que je me sens à la fin d'un texte couché sur le clavier. On ne sort jamais indemne d'une page d'écriture.

Écrit par : lutin | mardi, 15 avril 2008

Merci lutin de ton passage et je suis bien d'accord avec toi en ce qui concerne notre relation avec l'écriture...

Écrit par : Gaudeamus | jeudi, 24 avril 2008

j'aime beaucoup les deux premières strophes en particulier. pourquoi ? je ne saurais bien l'expliquer....

pourquoi ai-je confondu le lutin et vous ?

amicalement
Béatrice

Écrit par : beatrice gabriot | lundi, 03 novembre 2008

Merci de votre "re-passage". Quant à l'erreur, ce n'est pas grave. J'aime bien Lutin. Dans les commentaires on écrit souvent très vite, au coup de coeur, et on prend rarement le temps de se relire. C'est souvent mon cas, en ce qui me concerne... et parfois j'égrene des fautes d'orthographe...Le principal c'est de communiquer...

Écrit par : Gaudeamus | mardi, 04 novembre 2008

Les commentaires sont fermés.