jeudi, 23 février 2006
Pour l'amour d'Ilan
Aux poteaux de la nuit,
Les barbares t'ont supplicié,
Massacré, crucifié.
Au nom de quels intérêts ?
Au nom de quelle religion ?
Ta maman à genoux les a suppliés
Et restera à jamais, meurtrie, éplorée.
Ainsi que tous ceux qui t'aiment.
Ilan, tu seras vengé dans la dignité.
Aujourd'hui et chaque jour à venir,
Un grand cri de toutes les communautés :
Juives, musulmanes, chrétiennes,
A ta mémoire Ilan, contre la non violence
Cette barbarie qui n'a pas de nom.
Je dépose sur ton tombeau
Une brassée de roses blanches.
Que ta belle colombe aille porter
La Paix, l'Amour,
Dans tous les endroits de ta tendresse.
O Israël ! tu pleures ton enfant.
Tes larmes sont les nôtres.
Que son martyr, change nos cœurs en bien,
En hurlant contre toutes les cruautés
Les barbaries, les guerres, les violences,
D'où qu'elles viennent et de qui elles viennent.
Tes souffrances, Ilan, n'auront pas été vaines.
Elles rassemblent tous les hommes.
Elles éveillent leur conscience.
Une cohorte de justes se lève,
Pour apporter, plus d'Amour, de Justice sur la terre.
Que ton âme repose en paix.
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15:00 Publié dans POEMES "COUPS DE GUEULE" | Lien permanent | Commentaires (2)
mercredi, 22 février 2006
Infinitude
Rongeur furtif
Gravitation lente
Le temps prend son temps
L'horloge gratte son arbre
Bruit d'une arme qu'on arme
Inquiétude de l'ombre
Clarté sur les plats
Noir dans les creux
Avance de pas
Dos au mur
Bruit énorme sans bruit
Une poutre enfonce le néant
Douleur, stupeur, tourbillons,
Douceur, apaisement
Emerveillement
Une lumière dans le tunnel
Des brassées d'amis par milliers
Infinitude je te souris.
18:25 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (4)
mardi, 21 février 2006
Les volatiles malades de la grippe
Canards, poulets, volailles en tous genres
Vous êtes la cible des biologistes,
Vétos, écolos et tutti quanti.
Ils guettent chaque jour votre trépas
Pour vous disséquer, avec gants et masques,
Connaître les causes de votre mal.
On ne vous a jamais tant étudiés !
Ils vous enferment dans des poulaillers
Grillagés, cadenassés à souhait.
Loin des vertes prairies et du ciel bleu,
Des ruisseaux, du chant maudit des oiseaux.
On vous inocule tous les vaccins
Surtout contre l'influenza aviaire,
Pour votre survie et la financière…
Petits ou grands écrans épargnez-nous
Tous les volatiles dépenaillés,
Bec ouvert, yeux vitreux, plumage terne,
Le cou pendant, malades ou crevés.
Sinon, nous n' allons plus avoir envie
De consommer vos viandes infectées.
Nous sommes déjà tristes et malades
De ne plus voir nos chers gallinacés
Gambader, picorer et caqueter.
Misère! Déjà dans les élevages,
On casse les œufs, on broie les poussins.
Les consommateurs sont trop incertains.
Médias, soyez vigilants, calmez-vous.
Laissez les experts faire leur boulot,
Tordre le cou à cette sale grippe.
Souhaiteriez-vous annoncer à tort
La grande peste pour l'humanité ?
http://www.grippeaviaire.gouv.fr/
22:00 Publié dans POEMES "COUPS DE GUEULE" | Lien permanent | Commentaires (3)
lundi, 20 février 2006
Le festin de pierre
Je vois les somptueux palais
De Rome et de la Grèce antique,
Entre tes seins lourds dérobés.
Le lac des cygnes et les flamands roses
ne sont rien à côté.
Les singes au cul vert et rouge t’ont léchée.
J’ai senti sur toi leur haleine
De poivre et de laine mouillée.
Que pensent les cloches à manivelles
Qui tournent très souvent autour de toi ?
Rien ne peut m’échapper,
Dans l’iceberg de mon cœur.
Les éléments tordus de mes neurones
N’ont rien à envier
Aux forçats enchaînés.
Moi seul sait que tes cuisses sont de verre
Ta bouche de granit grenât.
D’autres que moi ne savent pas
Que ton ventre couvert de lierre
Gémit sous mes tenailles, mes ébats.
Tu ries à la rivière emperlée dans la mousse
Que j’ai mis à ton cou, un jour de grand orage. .
Je n’ai pas eu besoin de Cupidon.
Tes fesses de reine
Jouissent de mes larmes.
Je hais les pigeons impolis
Qui fientent et forniquent
Sur ta prunelle aveugle.
Viens un soir dans mes bras.
Notre festin, sera un vrai festin de roi
Et tu seras ma reine et je serai ton roi.
Un festin de pierre et de lierre.
Le plus merveilleux,
Jamais contemplé des étoiles.
22:50 Publié dans Poésies et textes divers | Lien permanent | Commentaires (0)



