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dimanche, 05 mars 2006

Graine d'assassin

 

 

Il tague son cœur, son front et ses mains

Du mot HAINE.

Même le soleil ne peut le regarder en face.

Il est trop noir,

Ses yeux trop sombres.

Il a du sang sur les mains.

 

 

Pour lui les miroirs ont perdu leur tain.

Il est trop noir

Bien trop vilain

Il a une sale gueule d'assassin

 

 

Il ne met pas la pitié dans son vin

Il le boit pur

Pour mieux cracher son venin.

 

 

Des hommes cagoulés l'ont menotté

Et jeté en prison.

Il ne mérite même pas la pendaison.

Les jurés lui donneront la perpette…

Et dans vingt ans,

Pour bonne conduite,

S'il est toujours en vie,

Il retrouvera le soleil,

Les mains propres, blanchies.

Toujours noir,

Mais couvert d'oubli.

 

 

Les gens diront : "Qu'avait-il donc fait ?

Son nom ne nous dit rien".

Et ils s'en retourneront tranquilles

S'occuper d'un autre assassin,

Celui-ci bien au quotidien.

De la vraie graine d'assassin.

vendredi, 03 mars 2006

Guillaume Apollinaire

Reconnais-toi
Cette adorable personne c'est toi
Sous le grand chapeau canotier
Oeil
Nez
La bouche
Voici l'ovale de ta figure
Ton cou exquis
Voici enfin l'imparfaite image de ton buste adoré
vu comme à travers un nuage
Un peu plus bas c'est ton coeur qui bat

Guillaume Apollinaire,
calligramme, extrait du poème du 9 février 1915, (poèmes à Lou).

mardi, 28 février 2006

Prière indienne

A tous ceux que j'aime et qui m'aiment...

Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,
laissez-moi partir,
J’ai tellement de choses à faire et à voir.

Ne pleurez pas en pensant à moi.
Soyez reconnaissants pour les belles années.
Je vous ai donné mon amitié, vous pouvez
seulement deviner
Le bonheur que vous m’avez apporté.

Je vous remercie de l’amour que chacun m’a démontré,
Maintenant, il est temps de voyager seul.
Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine,
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous serons séparés pour quelque temps.
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur,
Je ne suis pas loin, et la vie continue…

Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai,
Même si vous ne pouvez pas me voir ou me toucher,
je serai là,
Et si vous écoutez votre cœur, vous éprouverez
clairement
La douceur de l’amour que j’apporterai.
Et quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir.

Absent de mon corps, présent avec Dieu.
N’allez pas sur ma tombe pour pleurer,
Je ne suis pas là, je ne dors pas.

Je suis les milles vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d’automne,
Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l’étoile qui brille dans la nuit.

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer.
Je ne suis pas là. Je ne suis pas mort(e).

- Prière indienne -









lundi, 27 février 2006

Erik Pigani

« Que pourriez-vous faire aujourd’hui
pour mettre un peu de magie dans votre vie ? »

Erik Pigani

 

10:04 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)