mercredi, 15 février 2006
Maître Eckhart
"Si tu remerciais Dieu pour toutes les joies qu'il te
donne, il ne te resterait plus de temps pour te plaindre."
Maître Eckhart
14:10 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)
OCEANO NOX
Fricassées de marins
Aux pompons alcooliques
En bordées de vauriens
Aux sexes mécaniques
Jurons jupitériens
Ecarte les que j'te nique
Au fond des sous-marins
Musique océanique
Et les mains vont bon train
Sur l'anguille érotique
Dans les placards mesquins
Aux pin-up pathétiques
Le regard très lointainOh rien de romantique !
La soupe brasse les marins
Vomissures diarrhéiques
Pour la pâtée des requins
Aux infos télescopiquesDes messages lointains
Pas toujours sympathiques
L'océan fouette les marins
Souvent schizophréniques
Qu'on pris un sale grain
Dans des orages cyclothymiques.
Mais voici que d'horribles crapoussins
Aboyeurs, pas très catholiques,
Sur un horizon de feu, surgissent en essaim
Au présage sombre et dramatique
Et retournent, d'un coup, nos p'tits marins
Dans les fonds profonds, pour un requiem océanique.
Gaudeamus
13:30 Publié dans Poésies et textes divers | Lien permanent | Commentaires (1)
Espoir
Espoir
je cherche une ville si petite
que l'ennui ne pourrait y habiter
je cherche une maison si minuscule
que la tristesse ne pourrait s'y cacher
je cherche un logis si étroit
que l'angoisse ne pourrait y pénétrer
je cherche une chambre si basse
que la solitude ne pourrait s'y coucher
je cherche un regard si bleu
que ma peine pourrait s'y noyer
je cherche un sourire si doux
que je pourrais m'y loger
et je vais de ville en ville
et je frappe de porte en porte
partout d'où je viens
partout où je vais
on me dit d'aller plus loin
que là-bas je trouverai bien
11:09 Publié dans Poètes du monde entier | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 14 février 2006
Francis Blanche
Il est très bien, dans une fable,
De faire parler un camembert.
Son style est coulant, agréable,
Et puis il fait si bien les vers."
Francis BLANCHE
22:16 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)
Valentin à Valentine

"L'amour ce n'est jamais trop long ; c'est toujours trop court"
Gaudeamus
Valentin à Valentine
Ce soir pour la Saint-Valentin,
Nous dînerons en amoureux,
Accompagnés d'un bon champagne
Celui que tu aimes le mieux.
Nous allumerons des bougies
Pour que je vois briller tes yeux.
Une musique langoureuse
Avec la mer et le ciel bleu.
Nous danserons comme des fous
Cœur à cœur et bouche à bouche.
Nous aurons la tête qui tourne,
Franchement même un peu pompette
Mais c'est le Bon Saint qui le veut,
Pour Lui la joie est dans la chair.
Nous finirons dans notre chambre,
D'un bleu et d'un jaune très tendre,
Pour y boire un alcool de feu.
Je tomberai tes dessous fins
Avec des doigts de magicien.
Les draps auront été changés
Pour qu'ils soient frais et parfumés.
Ils seront couleur lavande
Pour calmer un peu nos élans.
Nous nous enroulerons dedans,
Nus, dans cette pâte vivante,
Avec des plis, des creux, des bosses,
Comme la forme de nos corps,
Noués, dénoués, jamais repus.
Je t'offrirai tout mon amour
De baisers, de câlins, de cris
Qui seront les tiens et les miens,
Avec des oiseaux dans nos mains
Et sur nos lèvres du jasmin.
Quand viendra le petit matin,
Nos corps tout auréolés d'or,
Chanteront un hymne à l'aurore.
Merci à Toi, ô très Grand Saint,
Car ce soir, comme chaque année,
Seront conçus et par milliers,
Des poupons rieurs et joufflus,
Des Valentins, des Valentines.
Plus tard, quand ils sauront aimer,
Ils fêteront, à leur façon,
Chaque quatorze février :
Ce jour sacré et très coquin
Qu'on dit de la Saint-Valentin.
07:20 Publié dans Poésies sur l'amour, les femmes.. | Lien permanent | Commentaires (1)


