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lundi, 30 avril 2007

Un clown au pilori

« Faire contre mauvaise fortune bon cœur »

PLAUTE

 

 

« L’art du clown, va bien au-delà de ce qu’on pense.

Il n’est ni tragique, ni comique. Il est le miroir comique de la tragédie et le miroir tragique de la comédie ».

André SUARES, Remarques ; Essais sur le Clown.

 

 

 

 

 

 

Un clown au pilori

 

 

Les badauds badent devant le pilori,

dressé sur la place, ventée à mort.

Le condamné n’a tiré aucun bénef de ces larcins,

fadés avec ses complices.

Malheureusement, il a tué.

 

 

Son geôlier lui a donné du kif,

pour l’adouber face au supplice.

Son geste est éventé et il est jugé à son tour.

Il est transféré dans une autre contrée,

où il s’abonnira moins.

 

 

Sur le pilori,

le condamné a une érection soudaine,

avec des phases nuérées.

Il se prend pour un clown et pour Zorro.

 

 

Ironie du sort, il est bien attaché.

 Il est hué par la foule.

On lui lance à la pelle des insanités.

Il en a cure.

 

 

« Après tout, se dit-il, le cirque attendra.

Je ne suis pas pressé, ni tout à fait prêt, pour faire mon numéro. »

 

 

 

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