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mercredi, 04 mars 2026

Plus fort que la nuit

Plus fort que la nuit

Dans le vent froid qui traverse les plaines,
Une terre veille, blessée mais droite.
Sous le ciel lourd où grondent les sirènes,
Des cœurs battent plus fort que la nuit.

Les routes portent la poussière et la cendre,
Mais aussi des pas qui refusent de céder.
Chaque maison, chaque champ, chaque fenêtre
Devient promesse de rester.

Ils ne parlent pas seulement de guerre,
Mais de pain, d’enfants, de printemps à venir.
Et même lorsque l’ombre serre la lumière,
Ils gardent la force de tenir.

Car la résistance n’est pas qu’un mot de bataille :
C’est une voix qui dit « nous sommes là »,
Un peuple debout malgré la mitraille,
Qui défend son ciel, sa langue, ses pas.

Et dans le silence après l’orage,
Quand la neige recouvre les douleurs,
Reste une flamme sous chaque visage :
La liberté, plus têtue que la peur.

GAUDEAMUS

14:27 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0)

Les foudres de la grâce

Les foudres de la grâce

Sous le ciel tremblant de l’aube
un serment ancien respire encore.
Le monde, mâle et mal mêlés,
cherche la trace d’un miracle.

La peur marche à pas lents
dans les rues de l’impermanence.
Chaque pierre sait déjà
que Dieu est mort mille fois
dans la bouche des hommes.

Et pourtant —
une foudre traverse la nuit,
brève comme un pardon.

Femelle lumière sur les toits,
elle ouvre les mains fermées,
elle brise le poids du mal.

Alors quelqu’un murmure
que la grâce n’est pas douce toujours,
qu’elle tombe parfois du ciel
comme une vérité brûlante.

Et dans le silence après l’orage,
les cœurs comprennent enfin
que même la peur
peut devenir miracle.

GAUDEAMUS