vendredi, 20 mars 2026
Le breuvage de lumière
Le breuvage de lumière
Dans un monde un peu dingue, au bord de l’aube claire,
Un babouin perché regarde la vie se taire,
Et renaître aussitôt dans un souffle de lumière,
Comme un cœur émerveillé qui refuse la poussière.
Un phacochère passe, lourd mais sincère,
Cherchant dans la boue une vérité première,
Tandis qu’un oiseau fend le ciel invisible,
Ses plumes murmurant des secrets indicibles.
Chaque gorgée de vie est un étrange breuvage,
Mélange de douceur, de peine et de passage,
Un goût de miel sous un soleil éclatant,
Qui caresse et brûle en même temps.
La beauté danse entre ombre et clarté,
Entre la lune étoile et l’éternité,
Invisible, elle circule comme une énergie,
Qui relie la mort au souffle de la vie.
Et quand tout s’efface, dans un dernier voyage,
Il reste une trace, un infime nuage,
D’un monde dingue, fragile et pourtant essentiel,
Où vivre et mourir ne font qu’un arc-en-ciel.
18:25 | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 07 mars 2026
Les brumes de l’esprit
Les brumes de l’esprit
Dans l’ombre douce de nos pensées,
Naissent parfois d’étranges idées.
Elles murmurent comme des vérités,
Mais ne sont que mirages déguisés.
Elles disent : « Tu ne peux pas »,
« Le monde est ainsi, ne change pas ».
Elles tracent des murs invisibles
Autour des rêves les plus sensibles.
Comme des nuages devant le soleil,
Elles cachent la lumière et l’émerveille.
Pourtant un souffle de vérité
Peut les dissoudre en liberté.
Car l’esprit qui doute et qui questionne
Brise les chaînes qu’on lui donne.
Et soudain tombe, douce et brève,
La fausse croyance… comme un vieux rêve.
Alors le cœur voit plus loin,
Libre enfin de choisir son chemin.
GAUDEAMUS
17:40 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 04 mars 2026
Plus fort que la nuit
Plus fort que la nuit
Dans le vent froid qui traverse les plaines,
Une terre veille, blessée mais droite.
Sous le ciel lourd où grondent les sirènes,
Des cœurs battent plus fort que la nuit.
Les routes portent la poussière et la cendre,
Mais aussi des pas qui refusent de céder.
Chaque maison, chaque champ, chaque fenêtre
Devient promesse de rester.
Ils ne parlent pas seulement de guerre,
Mais de pain, d’enfants, de printemps à venir.
Et même lorsque l’ombre serre la lumière,
Ils gardent la force de tenir.
Car la résistance n’est pas qu’un mot de bataille :
C’est une voix qui dit « nous sommes là »,
Un peuple debout malgré la mitraille,
Qui défend son ciel, sa langue, ses pas.
Et dans le silence après l’orage,
Quand la neige recouvre les douleurs,
Reste une flamme sous chaque visage :
La liberté, plus têtue que la peur.
GAUDEAMUS
14:27 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0)
Les foudres de la grâce
Les foudres de la grâce
Sous le ciel tremblant de l’aube
un serment ancien respire encore.
Le monde, mâle et mal mêlés,
cherche la trace d’un miracle.
La peur marche à pas lents
dans les rues de l’impermanence.
Chaque pierre sait déjà
que Dieu est mort mille fois
dans la bouche des hommes.
Et pourtant —
une foudre traverse la nuit,
brève comme un pardon.
Femelle lumière sur les toits,
elle ouvre les mains fermées,
elle brise le poids du mal.
Alors quelqu’un murmure
que la grâce n’est pas douce toujours,
qu’elle tombe parfois du ciel
comme une vérité brûlante.
Et dans le silence après l’orage,
les cœurs comprennent enfin
que même la peur
peut devenir miracle.
GAUDEAMUS
11:07 Publié dans Poésies et textes divers | Lien permanent | Commentaires (0)


