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lundi, 13 avril 2015

LA CONDITION HUMAINE D'APRES JOB

LA CONDITION HUMAINE D'APRES JOB

 

 

Pour ceux qui n'ont lu du

livre de Job que les trois premiers chapitres. Job n'est pas autre chose

que le Juste souffrant, qui se lamente, certes, mais s'abstient

soigneusement de " pécher par les lèvres ».

Rien n'est plus faux que cette image. Job est aussi un

blasphémateur et un révolté. Accusé par ses amis de cacher quelque

crime secret dont ses malheurs seraient le châtiment, il ne peut se

défendre qu 'en mettant en cause la justice divine - ce qu 'il fait, a

deux ou trots reprises, avec une singulière véhémence et une amertume

inoubliable.

Voici les versets j à 22 du chapitre 14, dans la traduction de

Louis Segond.

 

QUESTION DU MALHEUR EST POSEE

Un arbre a de l'espérance :

quand on le coupe, il repousse,

il produit encore des rejetons ;

Quand sa racine a vieilli dans la terre,

quand son tronc meurt dans la poussière,

il reverdit à l'approche de l'eau,

il pousse des branches comme une jeune plante.

Mais l'homme meurt, et il perd sa force ;

L'homme expire, et où est-il ?

Les eaux des lacs s'évanouissent,

les fleuves tarissent et se dessèchent :

ainsi l'homme se couche et ne se relèvera plus,

il ne se réveillera pas tant que les cieux subsisteront,

il ne sortira pas de son sommeil.

Oh ! si tu voulais me cacher dans le séjour des morts,

m'y tenir à couvert jusqu'à ce que ta colère fût passée

et me fixer un terme auquel tu te souviendrais de moi !

Si l'homme une fois mort pouvait revivre,

j'aurais de l'espoir tout le temps de mes souffrances,

jusqu'à ce que mon état vînt à changer.

Tu appellerais alors, et je te répondrais,

tu languirais après l'ouvrage de tes mains.

Mais aujourd'hui tu comptes mes pas,

tu as l’œil sur mes péchés ;

mes transgressions sont Hées en un faisceau,

et tu imagines des iniquités à ma charge

La montagne s'écroule et périt,

le rocher disparaît de sa place,

la pierre est b r o y é e par les eaux

et la terre emportée par leur courant ;

Ainsi tu détruis l'espérance de l'homme.

Tu es sans cesse à l'assaillir, et il s'en va ;

tu le défigures, puis tu le renvoies.

Que ses fils soient honores, il n'en sait rien :

qu'ils soient dans l'abaissement, il l'ignore.

C'est pour lui seul qu'il éprouve la douleur dans son corps,

c'est pour lui seul qu'il ressent la tristesse dans son âme.

 

 

12:18 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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