samedi, 17 novembre 2007
Haïku du jour
Dans une maison de retraite…
Haïku du jour :
Dimanche 18 Novembre 2007
Je compte ses pas
Le vieux les compte avec moi
Des pas en sursis
17:50 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 16 novembre 2007
Haïku du jour

Gilles de Staal
http://www.gilles-de-staal.com/peintures.html
Haïku du jour :
Samedi 17 Novembre 2007
Son cul blanc à l’air
Elle est partie en fuyant
L’esprit d’escalier
23:25 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (1)
jeudi, 15 novembre 2007
Haïku du jour
Haïku du jour :
Vendredi 16 Novembre 2007
Tête cabossée
Tronc enfoncé-œil crevé
Et l’auto en miettes
20:25 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (0)
Haïku du jour
Haïku du jour :
Jeudi 15 Novembre 2007
Le covoiturage
Trajet sûr-prix modéré
Au goût d’amitié
09:20 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 13 novembre 2007
Haïku du jour

Haïku du jour :
Mercredi 14 Novembre 2007
Vieille photo noire
Un jeune couple et leur chien
Déjà vieux le chien
19:40 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 12 novembre 2007
Haiku du jour
Jean Prieur, dans : « les Maîtres de la Pensée Positive ».
« Courir après l’esprit, c’est encore la manière la plus fatigante de n’attraper que la sottise ».
Alfred Capus « Les Pensées »
Haïku du jour :
Mardi 13 Novembre 2007
Il court à nouveau
Le grand courant de pensée
Sans fin aux égouts
20:25 Publié dans Haïkus | Lien permanent | Commentaires (0)
Petits gars poilus de France
Carnet de guerre de Gaston Certain :
"Les morts empestent l'air, on commence à les enterrer. [...] Le spectacle est terrible, le sol remplit de trous d'obus et jonché de cadavres. D'abord ce sont des français on les voit par dizaines au pied des meules de grains, puis viennent les tombes de ceux qu'on a pu enterrer."
8 septembre 1914
Petits gars poilus de France
Enterrés morts ou vivants
Pire que des chiens
Morts pour la France
Ou l’Allemagne
Pour des généraux planqués
derrière le front
Faisant hacher, fusiller les petits gars poilus de France
Et leurs frères allemands
Qui en perdaient leurs bottes et leur pantalon
Dans la merde des tranchées
Se battant pour des généraux bien gras
Qui s’en foutaient de la France et de l’Allemagne
Ils n’en voulaient qu’à leurs décorations
Petits gars poilus de France
Et vous misérables frères allemands
Enterrés sous des tonnes de boue et de ferraille
Pire que des chiens
Morts pour la France
Ou pour l’Allemagne
Pour la gloire de généraux bien gras
Qui ne cherchaient que des décorations
Je vous respecte, vous admire et vous aime.
Que vos souffrances, vos larmes, vos terreurs
N’aient pas été vaines
Dormez en paix dans votre beau sol de France
Ou dans votre sol allemand
Grâce à vous la terre
Est plus fertile, plus féconde
Arrosée par votre sang généreux, glorieux.
Petits gars poilus de France
Associés à vous misérables frères allemands.
Immense armée d’ombres
Si vous sortiez tous de terre
Quel message apporteriez-vous au peuple de France,
et au peuple allemand ?
Vous parleriez de paix, d’amour, de vos joies,
mais aussi de vos peines, de vos souffrances.
Que diriez-vous à nos enfants, petits-enfants ?
La guerre est une connerie
Elle ne profite qu’aux planqués
Aux fabricants de munitions,
Aux généraux bien gras, bardés de décorations.
Donner sa vie pour un patriotisme décadent.
Quelle connerie, quelle merde la guerre !
Vive la France, Vive l’Allemagne, dans une Europe unie.
13:35 Publié dans POEMES "COUPS DE GUEULE" | Lien permanent | Commentaires (0)



