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dimanche, 09 avril 2006

Lucrèce "De la Nature"

Cesse donc, pour la seule raison que la nouveauté t'effraye, de rejeter mon système de ton esprit; mais aiguise d'autant plus ton jugement,

pèse les choses, et, si la doctrine te semble vraie, avoue-toi vaincu; si ce n'est que mensonge, ceins tes armes pour la combattre.

Lucrèce. De la Nature: L. 2

vendredi, 07 avril 2006

"Terribilis est locus iste" Rennes-le-Château

"Terribilis est locus iste"

 
 
 

1

Le temps est venu de le dire

Le temps est venu de se taire

Un enfant trouverait s'il grandissait soudain

Il serait terrifié et l'adulte en "mourait"

 

2

Poignée de terre

Poignée de cire

Tous les "coquelicots" me saluent au passage

La tête des "bleuets" se lèvent vers le ciel

 

3

Pincée de ciel

Pincée de nuages

Regarde vers la terre où j'ai posé le "vase"

J'ai tourné mes chakras au pied du sanctuaire

 

4

Les prêtres sacrifient

Le prêtre sanctifie

L'autel est une pierre, une pierre à fusil

Le calice est un "verre" au sang du crucifix

 

5

Servante dévouée et muette

Servante secrète et bavarde

Dans les scories du four elle y a mis sa "barbe"

Pour oublier la messe, une messe en bleu roy

 

6

Quand la roue tourne : 10 rayons

Quand la roue s'arrête : 22 rayons

Le centre est toujours creux, le vide est malheureux

Le creux est toujours plein et le plein est heureux

 

7

Le latin est utile

Le latin est futile

Pourquoi veux-tu comprendre une grande évidence?

L'invisible est visible ; aux profanes caché.

 
 
 
 
 

8

J'ai compris la merveille

La merveille m'a stupéfié

J'ai remercié le prêtre et il m'a sanctifié

Le secret bien gardé peut être dévoilé

 
 
 

9

Le code est la clé

La clé et le code sont fermés

Il suffit de chercher au bleu de la fumée

Le soleil peut t'aider mais il peut te tromper

 

10

Pose ton rêve à tes pieds

Pose tes pieds sur les braises

Aux marches de la Tour compte 2 fois 7 fois

Et tourne tout autour ta langue dans ta bouche.

11
Pulvereum solum
Pulverea nubes

Une tombe est au XIII et l'arcane est poussière

Mais comme l'oméga et l'alpha c'est l'inverse

 

12

Cherche la réponse

Là où t'est venue la question

La réponse est au cœur et la question au centre

Le "mois"est important, comme l'isolement.

 

13

Le "temps" est venu de répondre

Le "temps" de la  réponse est vêtu

Sur  la dalle fendue apparaîtra le signe

Les lettres sont désordre, il faut y mettre "l'ordre".

 

14

Le "germe" est dans la laine

La laine est sur le mouton

La page d'un cahier y est inscrit son nom

La phrase est incorrecte et pourtant c'est la clef

 

15

Le diable est bénit

Le bénitier bénit le diable

Tout fardeau est ciment, mais la plaque est légère

Toute chaire est parole et l'inscription ouverte.

 

16

 Vierge  lourde dans l'incarnation

Vierge sainte dans l'autre monde

Tous les saints font pitié, tous les saints sont enviés

Ils font la chaîne au mur. Ils faut les regarder.

 

17

Orare deos
Orare pro se

L'abbé n'a pas trouvé, tout simplement compris

L'or n'est pas de l'argent; la richesse est tout autre

 
 
 
 
 

18

Magdala est son nom

Madeleine est le blason de son nom

Le puits de Béthanie : un coffre ou une grotte

Le temps effrite et tue : immortel est le temps.

 

19

La lune est féconde

Le soleil chaleureux et guerrier

Tu marches sur de l'or, mais sourd et en dormant

Va, soulève la pierre, un "pieu" t'y aidera

 

20

L'évangile donne les noms,

Le testament ancien les lieux

La rocaille du lieu apporte des jalons

Et les pierres, les noms, effacés trop souvent.

 

21

Tu danses et tu chantes

Compte tes pas, écoute la voix

Homme où femme qui sait, hermaphrodite ardent

La danseuse est sa fille et Carmen son "champ"

 

22

La quête est divine ou profane

Seul le pourcentage est important

La marche est bénéfique aux gros souliers ferrés

Quand tu auras trouvé, ne te retourne pas  ….Fuis

 
 
"Secreto ab aliis"
 

1

L'initié est capable

Le non initié beaucoup moins

Le cryptage arrondi devient carrés, triangles

La loupe est nécessaire aux yeux hypnotisés

 

2

Le pendule a parlé

Son avis est partagé

En suivant le filon, l'énergie est doublée

La cachette est visible, à l'orant dans les transes

 

3

L'architecte a juré

Le secret bien gardé

L'endroit est très précis, au millimètre près

Il faut fermer les yeux et l'ouverture se fait

4

Aux âmes fortes la paix

Aux âmes faibles la peur

Aux âmes indifférentes l'indifférence

Aux âmes pures, le Graal de la Joie du Monde

 

5

LES VIBRATIONS SONT PUISSANTES

LES FORCES "INFERNALES"

AU MILIEU DU CERCLE ON Y TROUVE LE BIEN

AU DEHORS DU CERCLE, ON Y TROUVE LE MAL

 

6

Il faut s'allier aux fées.

Ondines, elfes des quatre saisons

Indiquent le chemin, caillouteux, crevassé.

Quelques heures à peine ET TU SERAS RECOMPENSE…

 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

La suite suivra et sera dévoilée aux âmes pures…

  Gaudere in  sinu

 
 
 

lundi, 03 avril 2006

Sonnet de Félix Arvers (1806-1850)

Sonnet de Félix Arvers (1806-1850)

 

Mon âme a son secret, ma vie a son mystère,
Un amour éternel en un moment conçu :
Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire,
Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.

Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu,
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire.
Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre,
N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.

Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre,
Elle suit son chemin, distraite et sans entendre
Ce murmure d'amour élevé sur ses pas.

À l'austère devoir, pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle
" Quelle est donc cette femme ? " et ne comprendra pas.

L'Ignorant

L'ignorant

Plus je vieillis et plus je croîs en ignorance,

plus j'ai vécu, moins je possède et moins je règne.

Tout ce que j'ai, c'est un espace tour à tour

enneigé ou brillant, mais jamais habité.

Où est le donateur, le guide, le gardien ?

Je me tiens dans ma chambre et d'abord je me tais

(le silence entre en serviteur mettre un peu d'ordre),

et j'attends qu'un à un les mensonges s'écartent :

que reste-t-il ? que reste-t-il à ce mourant

qui l'empêche si bien de mourir ?  Quelle force

le fait encor parler entre ses quatre murs ?

Pourrais-je le savoir, moi l'ignare et l'inquiet ?

Mais je l'entends vraiment qui parle, et sa parole

pénètre avec le jour, encore que bien vague :

« Comme le feu, l'amour n'établit sa clarté

que sur la faute et la beauté des bois en cendres... »  

(L'ignorant, Editions Gallimard, 1957)
 

Philippe Jaccottet