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dimanche, 23 octobre 2005

Citations

Fermé

10:30 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 20 octobre 2005

Je trie mes pensées, comme mes poubelles...

 

Je trie mes pensées                              

Comme  mes poubelles.                

L’inverse ne m’aurait pas offensé.                      

                                               

L’affectif,                                                 

Je le vide dans ma chambre à coucher.                     

Mes journaux, mes revues, mes  pubs, mes vieux poèmes 

Je les flanque avec joie dans le contener bleu.                 

 

Le matériel, l’argent,                           

dans ma banque et  partout, je les dépose                     

dans ma maison, grenier, cave, jardin, garage, etc.   

Mes bocaux récurés et mes bouteilles vides                 

Je les casse dans le contener vert.                             

 

Mes problèmes de santé, de travail                   

J’en fais bien profiter mon patron, mes amis ,   

Mon médecin (référent) ma femme, et toute ma famille .

Je jette mes ordures ménagères,                             

Dans le contener gris toujours plein d’à coté. 

 

Mes problèmes méta, physiques religieux,

Et psychologiques,    

J’en fais profiter                                    

Mon curé du dimanche et  mon psy déjanté,

Mon coiffeur attitré, mes copains de café. 

Mes eaux sales, usées                                     

Dans le tout-à-l’égout de ma propriété.  

 

Rassurez-vous, je vois toujours la vie en rose.

Je ne garde absolument  rien pour moi.   

Je suis un bon chrétien, je donne sans compter,

Aux œuvres  répugnantes de la société.

Gaudeamus (mes textes)

 

LES BOURREAUX

medium_les_bourreaux.jpg

 

Je ne sais pas pourquoi tout s’emberlificote,

Dans un monde irréel chargé de désespoir.

J’entends les innocents, écrasés sous les bottes,

Crier et supplier les bourreaux dans le noir.

                       

L’amour n’a plus sa place et le peuple le vote.

Les brutes vont chanter et pourrir au pressoir,

Et la lune grimace aux rôdeurs qui grignotent,

A pleines dents , le blé, arraché aux trottoirs.

 

Les gros rats vert de gris agitent leurs menottes.

Les chiendents caverneux poussent surtout le soir.

Les hommes soleilleux nulle part n’ont la cote.

 

La femme au ventre rond se cache et ne veut voir

Le berceau répugnant de langes, de culottes

Qu’on lui roule en riant, pour tuer tout espoir.

Gaudeamus (mes textes)

mardi, 18 octobre 2005

Tristan Bernard

Fermé

13:50 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 17 octobre 2005

Nuits blanches

 

 

ô nuits blanches !

Tu me mets sur le flanc des pires cauchemars,

A l’heure la plus sombre et basse de la nuit.

Les morts vivants sont imprenables.

Dans mes veines circule un sang d’encre et de mort.

Une lave brûlante au cœur de mes artères.

 

Le globe renversé de tes yeux

N’y voit rien à redire.

Les traites dorment bien au chaud ,

Quand les chauves- souris

Se balancent au ciel de mon lit.

Un boa y a laissé des plumes

Et une pincée de myosotis.

 

Au petit matin, les enfants,

Le nez piqué dans leur bol,

Astiquent de leurs poings

Les éclats de porcelaine bleue

Que leur a légués la nuit.

 

Moi, le ressuscité blafard,

Epuisé par une si longue attente,

Chasse à grands coups de draps humides

Le soleil des vivants…

 

Au fond d’une seringue,

Ou d’une boîte en carton

J’y trouverai mon compte

Pour passer la journée, au ralenti et vide.

Regardant hébété les hauts murs décrépis

De ma misérable vie.

 

Au moment du coucher,

Sur la table de nuit,

Je reverrai, à coup sûr,

Le grand magicien noir

Ricaner de toutes ses dents

Qu’on dit de nuits blanches...

 

Gaudeamus (Poésies)